NORME PROFESSIONNELLE

            OPÉRATEUR OU OPÉRATRICE

                   D’ÉQUIPEMENTS

         DE PROCÉDÉS COMPLÉMENTAIRES

                   EN IMPRIMERIE

   Cette norme professionnelle a été approuvée
par la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale
                     le 11 mai 2006

  Cette norme professionnelle a été réalisée par le Comité sectoriel de
  main-d’œuvre des communications graphiques, grâce au soutien technique et
  financier d’Emploi-Québec.

M. Michel Cliche
Directeur général
Comité sectoriel de main-d’œuvre des communications graphiques du Québec

M. Christian Gendron
Responsable du projet
Comité sectoriel de main-d’œuvre des communications graphiques du Québec

M. Normand Sawyer
Consultant pour le CSMO-CGQ
Les Conseillers en gestion Socosis inc

M. Gaétan Robitaille
Expert en procédés complémentaires

Mme Monique Deschênes
Conseillère
Direction du développement des compétences en milieu de travail – Emploi-Québec

Mme Marie Daigneault
Conseillère en intervention sectorielle
Direction générale adjointe à l’intervention sectorielle – Emploi-Québec

                                            TABLE DES MATIÈRES

Remerciements ............................................................................................................. 1

Liste des membres du comité d’orientation ............................................................... 3

Exposé de la situation du développement du métier dans le secteur...................... 5
  La raison d’être de la norme ........................................................................................ 5
  La complexité du PAMT « Procédés complémentaires » ........................................... 6
  Le nombre de travailleurs qui exercent ce métier ........................................................ 7
  Le nombre d’entreprises du secteur ............................................................................ 8
  Le taux de syndicalisation............................................................................................ 9
  Les principales régions concernées............................................................................. 9
  Les types d’entreprises.............................................................................................. 10
  Les tendances sur le plan de l’évolution et du développement du métier.................. 10

ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE.............................................. 14

DÉMONSTRATION DU CONSENSUS DU SECTEUR................................................. 17
 1) Représentativité en fonction du facteur « nombre d’entreprises »........................ 17
 2) Représentativité en fonction du facteur « taille de l’entreprise » .......................... 18
 3) Représentativité en fonction du facteur « type d’entreprise »............................... 18
 4) Représentativité en fonction du facteur « région » ............................................... 19
 5) Représentativité en fonction du facteur « syndicat » ............................................ 19

OBTENTION DU CONSENSUS ................................................................................... 20

PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE ............................................ 20
 Contexte général d’exercice du métier ...................................................................... 21
 Liste des compétences à acquérir ............................................................................. 24

COMPÉTENCES ESSENTIELLES............................................................................... 24

DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES PROFILS DE COMPÉTENCE ................................ 25

ANNEXE 1           Liste des entreprises ayant validé la norme professionnelle ............ 33

REMERCIEMENTS

L’industrie, ses entrepreneurs et les travailleurs ont traditionnellement, à défaut de
pouvoir compter sur une formation sur mesure, développé une culture de « formation
par soi-même » pour le développement des compétences du personnel. Depuis des
années, sans être structurée au sens où nous l’entendons maintenant, l’industrie a fait
appel au système de compagnonnage pour la formation de sa main-d’œuvre, assistée
en cela par les entreprises et les organisations syndicales.

Déjà, à la fin du XVIIIe siècle, des contrats d’apprentissage liaient apprentis et
imprimeurs d’expérience, afin que ces derniers transmettent aux apprentis « l’art, le
métier et les secrets d’un imprimeur ».

Conséquemment, le Programme d’apprentissage en milieu de travail constitue une
nouveauté dans la continuité, c’est-à-dire qu’il propose une méthode novatrice
permettant de structurer une pratique traditionnelle de transmission des savoirs et des
pratiques. Le PAMT vise également à reconnaître cette culture de formation et à
structurer celle-ci afin qu’elle soit adaptée aux besoins et à la réalité de notre industrie.

Le Comité sectoriel tient à souligner tout particulièrement l'appui de la Commission des
partenaires du marché du travail et le soutien financier du Fonds national de formation
de la main-d'œuvre, car, sans eux, ce projet n’aurait pu se réaliser. Leur contribution a
permis d’amener des solutions concrètes aux problèmes vécus dans le domaine de la
finition, de la reliure et des procédés complémentaires.

Le Comité sectoriel de main-d'œuvre des communications graphiques du Québec
profite également de cette occasion pour souligner et remercier de leur participation et
de leur contribution les membres du comité d'orientation, de l’équipe de développement,
des experts du métier et des personnes-ressources.

Leur vigilance et leur intérêt soutenu ont permis de mener à terme ce projet et
d'amorcer la poursuite de projets connexes, notamment le carnet d'apprentissage, le
guide du compagnon ainsi que l’élaboration d’outils de formation professionnelle à
l’intention des compagnons d’apprentissage et des opérateurs d’équipements de
procédés complémentaires expérimentés, outils menant à une certification officielle.

Nous sommes fiers de présenter la norme professionnelle d’opérateur, opératrice
d’équipements de procédés complémentaires. Cette norme est le reflet et le résultat de
la volonté commune de l'ensemble du secteur de l'imprimerie à faire de la formation un
outil de développement primordial.

Michel B. Cliche, CAE
Directeur général
Comité sectoriel de main-d’œuvre des communications graphiques du Québec

LISTE DES MEMBRES DU COMITÉ D’ORIENTATION

Représentants « entreprise »

Gilles Bois                                Julie Morin
Conseiller technique                       Conseillère en ressources humaines
R. & L. Lamination Graphiques Inc.         Transcontinental Ross-Ellis

Josée Brunet                               Gaétan Robitaille
Directrice, ressources humaines            Expert en procédés complémentaires
Emballages Stuart Packaging inc.
                                           Danielle Tremblay
Philip Lacoursière                         Directrice des ressources humaines
Directeur, ressources humaines             Emballages Alcan – Baie-d’Urfé
Wilco
                                           Mario Vachon
Patrick Latendresse                        Conseiller technique
Contremaître                               Laklé
GGI International

Représentants « syndicat »

Serge Lalonde                              Stéphane Pimparé
Vice-président archiviste                  Directeur secteur transformation
Syndicat international des                 Fédération des travailleurs du papier et
communications graphiques (SICG),          de la forêt, FTPF/CSN
local 555 FTQ

Représentants « milieu de l’éducation »

Yves Riopel                                Pierre Levasseur
Professeur, Collège Ahunstic et Institut   Formateur agréé Emploi-Québec en
des communications graphiques du           procédés complémentaires
Québec Consultant, Yves Riopel             Institut des communications graphiques
Consultants                                du Québec

Représentants « Emploi-Québec »

Monique Deschênes                      Marie Daigneault
Conseillère                            Conseillère à l’intervention sectorielle
Direction du développement des         Direction générale adjointe à
compétences en milieu de travail       l’intervention sectorielle (DGAIS)
(DDCMT)

Représentants « CSMOCGQ »

Michel B. Cliche                       Normand Sawyer
Directeur général                      Consultant
Comité sectoriel de main-d’œuvre des   Les Conseillers en gestion Socosis
communications graphiques du Québec

Christian Gendron                      Gaétan Robitaille
Chargé de projet                       Expert en procédés complémentaires
Comité sectoriel de main-d’œuvre des
communications graphiques du Québec

EXPOSÉ DE LA SITUATION DU DÉVELOPPEMENT DU MÉTIER DANS LE
SECTEUR

La raison d’être de la norme

Traditionnellement, à défaut de pouvoir compter sur une formation sur mesure,
l’industrie des communications graphiques, les entrepreneurs et les travailleurs ont
adopté une culture de « formation par soi-même » relativement au développement des
compétences.

Dans le cas des procédés complémentaires, le domaine n’a pas de formation initiale.
Les différentes formations reliées à l’imprimerie, autant les DEP que les DEC,
effectuent un rapide survol théorique des opérations de procédés complémentaires,
permettant ainsi à l’élève de reconnaître le métier. Mais évidemment, il s’avère bien
insuffisant pour lui permettre d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice du
métier.

Néanmoins, il y a eu en 2004 la mise sur pied, par l’Institut des communications
graphiques du Québec, d’un programme de formation pour le métier de pressier en
procédés complémentaires, soit les opérateurs de presses à découper, à gaufrer et à
estamper. Ce programme de formation, financé par Emploi-Québec, s’adresse aux
personnes sans emploi qui sont prestataires de l’assurance-emploi et qui désirent
retourner sur le marché du travail.

Ainsi, l’absence de formation du réseau public fait ressortir la difficulté qu’ont les
entreprises d’assurer le remplacement d’une main-d’œuvre vieillissante. Cette situation
influence d’ores et déjà l’industrie, notamment au poste d’entrée d’aide-général dans un
contexte où il y a introduction des contrôles numériques et d’équipements automatisés.

Dans le domaine, le poste d’entrée d’aide-général est celui qui éprouve le plus de
difficulté. Selon la taille du secteur ou de l’entreprise spécialisée, il ressort que la
difficulté première est de l’ordre du recrutement (manque de candidats quant au nombre
et à la compétence) et de la rétention de la main-d’œuvre.

Les entreprises du secteur des procédés complémentaires n’ont d’autre choix que de
se tourner vers le développement de formation à l’interne afin d’intégrer de nouveaux
employés et d’améliorer les compétences des employés en poste. Dans le contexte
actuel de pénurie de main-d’œuvre, cette dimension est d’autant plus stratégique pour
les entreprises, puisqu’elles sont régulièrement en période de recrutement, donc en
période de formation.

La complexité reliée à la mise en place de telles formations à l’interne vient aussi du fait
que le métier d’opérateur d’équipements en procédés complémentaires ne se limite pas
à l’exécution du travail sur un seul type d’équipement. Selon la taille et la spécialisation
de l’entreprise, un employé peut être amené à maîtriser le fonctionnement d’un seul
équipement ou de plusieurs. Il convient de rappeler que dans les plus petits
établissements, les employés y cumulent plusieurs fonctions.

Dans la famille des procédés complémentaires, on retrouve principalement cinq types
d’opérations. Il y a les trois équipements classés sous le vocable des presses à
procédés complémentaires, soit : la découpe, l’estampage et le gaufrage. Nous avons
également inclus en tant que procédés complémentaires le pliage-collage ainsi que la
lamination.

Ainsi, depuis des années, l’industrie, assistée par les organisations syndicales, a fait
appel au système de compagnonnage, sans que celui-ci ait été structuré au sens où
nous l’entendons habituellement, pour assurer la formation de sa main-d’œuvre.

Conséquemment, doter les opérateurs d’équipements de procédés complémentaires
d’une norme professionnelle constitue une réponse adaptée à leurs besoins et à leur
réalité.

La complexité du PAMT Opérateur d’équipements de procédés complémentaires

Une norme professionnelle se devant d’être globale, nous avons regroupé dans le
présent PAMT cinq métiers reliés aux procédés complémentaires, soit opérateur sur
presses à découper, opérateur d’embossage (gaufrage), opérateur d’estampage,
opérateur de plieuse-colleuse automatique et opérateur de lamineuse.

Il va sans dire que ces cinq métiers auraient pu faire l’objet de cinq PAMT différents. Si
les compétences de la norme professionnelle peuvent être semblables, il en va tout
autrement pour le contenu du carnet d’apprentissage et du guide du compagnon. Ainsi,
afin de faciliter l’apprentissage, il a été jugé préférable de séparer le contenu du carnet
et du guide de chacun des équipements, exception faite des deux premières
compétences qui sont communes à l’ensemble des cinq équipements.

La preuve de ces différences majeures réside dans l’existence d’analyses de métier
propres à chaque équipement. Il y a en premier lieu l’analyse de métiers des
équipements de presses à procédés complémentaires, soit le découpage à l‘emporte-
pièce, l’estampage et le gaufrage. Ces trois métiers auraient pu avoir leur propre
analyse de métier, mais certains manufacturiers ont des équipements permettant de
faire ces trois procédés.

Il y a également deux autres analyses de métiers, soit celle d’opérateur de plieuse-
colleuse automatique et celle d’opérateur de lamineuse. Ces deux métiers ont leur
propre analyse de métier puisqu’il s’agit d’équipements et surtout, de métiers très
différents. Il est important de comprendre qu’un opérateur de plieuse-colleuse
automatique se trouverait bien désemparé si on devait lui demander de faire fonctionner
une lamineuse qu’il aurait besoin d’une solide formation pour faire fonctionner cet
équipement.

De plus, rappelons que la logique de ce PAMT est de concentrer les efforts
d’apprentissage sur un seul métier à la fois et qu’il s’adresse autant aux personnes
n’ayant aucune expérience en procédés complémentaires qu’à ceux qui ont de
l’expérience.

Par exemple, un aide général ayant une expérience de quelques années dans un
atelier de procédés complémentaires peut profiter de ce PAMT au même titre que la
personne qui n’a jamais entendu parler du secteur de l’imprimerie et des procédés
complémentaires. La grande différence entre ces deux personnes serait au niveau de la
durée d’apprentissage puisqu’on peut envisager que l’aide général possède déjà
certaines connaissances, lui permettant d’obtenir plus rapidement l’acquisition de
certaines compétences.

On peut également utiliser ce PAMT pour former un travailleur en emploi sur un autre
équipement que celui qu’il maîtrise. Dans le but d’augmenter sa mobilité interne, on
pourrait par exemple former un opérateur de plieuse-colleuse sur une presse à
estamper.

Dans cet ordre d’idée, l’apprenti peut être un jeune employé souhaitant apprendre un
métier ou un plus âgée souhaitant se réorienter ou diversifier ses compétences. Il n’y a
donc pas de profil type, uniquement que des personnes souhaitant développer ses
compétences et maîtriser un nouveau métier.

Le nombre de travailleurs qui exercent ce métier = 1 450

La clientèle visée par l’appellation « Opérateur ou opératrice d’équipements de
procédés complémentaires» est constituée des aides généraux (également appelés
empileur, margeur, receveur, décortiqueur,…) et des différentes appellations d’emploi
suivantes :
  Pressier (découpage à l’emporte-pièce, gaufrage, estampage)
  Opérateur sur presses à découper (découpage à l’emporte-pièce)
  Opérateur de découpage (découpage à l’emporte-pièce)
  Opérateur d’embossage (gaufrage)
  Opérateur d’estampage
  Opérateur de plieuse-colleuse
  Opérateur de plieuse-colleuse automatique
  Opérateur de lamineuse

Selon le diagnostic sectoriel de main-d’oeuvre et de développement industriel – Secteur
des communications graphiques au Québec 20041, les opérateurs et opératrices
d’équipements de procédés complémentaires sont au plus 2 545, compte tenu du fait
que les opérateurs de finition sont également inclus dans le code CNP 94732.

Cependant, on peut déduire que le nombre d’opérateurs d’équipements de
procédés complémentaires est de 1 450. Ce nombre est basé sur les résultats de
l’étude visant à déterminer les tendances à venir dans le domaine des procédés
complémentaires et de la finition et reliure, réalisée par la firme Écho Sondage en
février 2002.

Le nombre d’entreprises du secteur = 145

Tout d’abord, il convient de spécifier qu’il est difficile de donner un chiffre précis sur le
nombre d’entreprises ayant des activités de procédés complémentaires. Afin d’en
déterminer le nombre de la façon la plus précise possible, nous nous sommes basé sur
l’édition 2005 du guide annuel de la production imprimée GRAFIKA.

Ce Guide recense les entreprises québécoises de l’industrie des communications
graphiques depuis 1984. Avec plus de 500 entreprises québécoises listées en
prépresse, impression et finition, ce document est considéré par le milieu comme étant
une source d’information unique. Cet outil de référence offre des listes d’entreprises
classées par activités et présentent les services offerts par ces entreprises, leurs
spécialités ainsi que les équipements qu’ils possèdent.

Cependant, il est important de noter que ce ne sont pas toutes les entreprises qui sont
répertoriées dans ce guide, ce qui implique un nombre d’entreprises en procédés
complémentaires encore plus élevé.

Il est également important de spécifier que certaines entreprises offrent l’ensemble des
procédés, tandis que d’autres en offrent que quelques-uns, voir même un seul. Nous
avons également constaté que certaines entreprises affirment offrir des services de
procédés complémentaires, alors que dans les faits, elles font exécuter la totalité ou
une grande partie de ces travaux de procédés complémentaires par des sous-traitants.

Ainsi, en se basant sur ces données, on peut affirmer qu’il y a environ 145 entreprises
ayant des activités de procédés complémentaires.

1   COMITÉ SECTORIEL DE MAIN-D’ŒUVRE DES COMMUNICATIONS GRAPHIQUES DU QUÉBEC,
    Diagnostic sectoriel de main-d’œuvre et de développement industriel – Secteur des communications graphiques
    au Québec 2004, p140
2   Les opérateurs d’équipements de finition-reliure sont inclus dans le CNP 9473 (2 545) et dans le CNP 9619
    (2 525), contrairement aux opérateurs de procédés complémentaires qui eux, sont inclus uniquement dans le
    CNP 9473.

Le taux de syndicalisation = 12%

Le taux de pénétration syndicale des entreprises du secteur des communications
graphiques et des activités connexes est de 45%. Le taux de syndicalisation varie selon
la taille des entreprises (deux tiers des entreprises de 50 employés ou plus de
production sont syndiquées) et les produits imprimés.

Cependant, on remarque un taux de syndicalisation beaucoup plus faible pour les
opérateurs d’équipements de procédés complémentaires et ceux de finition-reliure.
Selon l’étude visant à déterminer les tendances à venir dans le domaine des procédés
complémentaires et de la finition et reliure, réalisée par la firme Écho Sondage en
février 2002, on constate que seulement 12% des opérateurs d’équipements de
procédés complémentaires et de finition-reliure sont syndiqués.

En appliquant cette proportion au nombre total d’opérateurs d’équipements de procédés
complémentaires, on obtient une population de 174 opérateurs d’équipements de
procédés complémentaires qui sont syndiqués.

Les principales régions concernées

Tout comme l’industrie des communications graphiques, l’industrie des procédés
complémentaires et de la finition et reliure est fortement associée à l’activité industrielle
et économique.

Dans le sondage réalisé en 2002 dans le cadre de l’étude visant à identifier les
tendances à venir dans le domaine de la finition & reliure et des procédés
complémentaires, on constate qu’une grande partie des établissements ayant des
activités de finition, reliure et procédés complémentaires, soit 41% des établissements
sont installés dans le Grand Montréal (Montréal, Laval, Montérégie) et 16% dans la
région de Québec.

On y constate également que 32% de ces établissements œuvrent dans les régions
périphériques (Centre du Québec, Chaudière-Appalaches, Estrie, Laurentides,
Lanaudière, Mauricie et Outaouais). Enfin, 11% sont situés dans les régions ressources
(Abitibi, Bas St-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie, Nord-du-Québec et Saguenay-Lac-St-
Jean). Il est à noter que 97 % des établissements ont leur siège social au Québec.

Les types d’entreprises

On retrouve deux principales classes d’entreprises qui effectuent des travaux en
procédés complémentaires.

En premier lieu, il y a les entreprises qui intègrent l’ensemble des opérations de
procédés complémentaires à l’intérieur de leur flux de production d’imprimés. Il s’agit
pour la plupart d’imprimeries spécialisées dans les sous-secteurs de l’emballage et du
livre. Ces dernières sont principalement des moyennes et des grandes entreprises
utilisant les procédés complémentaires afin d’améliorer le « visuel » de leurs imprimés.
Elles disposent d’équipements de nouvelle génération, i.e des équipements
informatisés, leur permettant d’améliorer la rapidité et la qualité des opérations de
procédés complémentaires pour leurs produits de haut volume.

Deuxièmement, on retrouve les ateliers spécialisés dans les procédés
complémentaires. Ces derniers utilisent aussi des équipements modernes automatisés,
tout en maintenant des équipements de la génération précédente à contrôle mécanique
manuel. Leur clientèle est en grande majorité constituée d’imprimeries qui donnent, en
partie ou en totalité, les opérations de procédés complémentaires en sous-traitance.

Les tendances sur l’évolution et le développement du métier

La principale évolution du métier a été l’avènement des systèmes de mise en train et de
contrôle de qualité informatisés sur les équipements. Les opérateurs affectés à ces
équipements doivent maintenant effectuer les mises en train et les ajustements à l’aide
d’unités informatisées programmables en plus de continuer à effectuer les ajustements
mécaniques manuels.

Pour le travailleur, il s’agit de continuer à effectuer les mises en train et les ajustements
de façon mécanique, à l’aide d’outils manuels, tout en intégrant les capacités
informatiques des unités automatisées.

Ainsi, on constate que les exigences des employeurs évoluent vers des compétences
liées aux commandes numériques.

On constate également que les opérateurs sur presse à procédés complémentaires
(découpe, estampage, gaufrage) peuvent travailler sur différents types de presses dans
les petites entreprises, alors qu’ils sont le plus souvent limités à une seule presse dans
les grandes entreprises. Il en va tout autrement pour les opérateurs de plieuse-colleuse
automatique et de lamineuse, qui eux sont essentiellement affectés à un seul
équipement.

Vous trouverez ci-dessous un descriptif détaillé des tendances sur le plan de l’évolution
et du développement pour chacun des métiers. Dans cette partie, les métiers
d’opérateur de presse à découper, d’opérateur de presse à estamper et d’opérateur de
presse à gaufrer sont regroupés.

Les tendances sur le plan de l’évolution et du développement du métier
d’opérateur de presses à procédés complémentaires (découpe, estampage,
gaufrage)

  Les procédés de fabrication et de correction des emporte-pièce, des matrices
    femelles et des contreparties sont de plus en plus complexes. Les opérateurs sur
    presse à procédés complémentaires tendent à participer de moins en moins à leur
    fabrication ou à leur correction, et ce, à la faveur d’employés plus spécialisés ou
    d’une sous-traitance en plein essor.

  L’accroissement de la qualité des matières premières (bandes métallisées,
    caoutchouc, adhésifs, etc.) favorise une diminution du nombre d’ajustements et de
    vérifications à effectuer sur la presse, ce qui tend à simplifier certaines tâches de ce
    métier.

  Par contre, l’environnement technique dans lequel s’exerce ce métier s’informatise.
    Celui-ci comporte de moins en moins de tâches faisant appel à des compétences
    basées sur l’approche mécanique et de plus en plus de tâches nécessitant des
    compétences liées au traitement de données informatisées et aux commandes
    numériques. Cependant, la relève formée avec des équipements informatisés
    semble avoir besoin des employés qui maîtrisent les procédés traditionnels pour
    diagnostiquer et résoudre les problèmes de production.

  De plus en plus d’entreprises adoptent les normes ISO. L’exercice du métier exige
    donc des opérateurs rigoureux dans l’application et le respect de ces normes, qui
    savent lire, écrire et calculer, qui sont ouverts aux innovations et à l’amélioration et
    qui sont capables de travailler en équipe.

  Les presses à procédés complémentaires sont de plus en plus performantes et
    roulent de plus en plus vite, ce qui exige des opérateurs un haut niveau d’attention
    et une capacité à réagir vite lorsque se présentent des problèmes au cours du
    tirage.

Les tendances sur le plan de l’évolution et du développement du métier
d’opérateur de lamineuse

  Le procédé de lamination a connu un avancement technologique important depuis
     les 10 dernières années et cette tendance devrait se maintenir. La grande
     automatisation des équipements transforme le rôle de l’opérateur. Des ajustements
     précédemment faits manuellement sont désormais automatisés, ce qui exige une
     plus grande connaissance des possibilités de l’équipement de la part de l’opérateur.

  Du point de vue des équipements, les plus grandes transformations concernent la
     rapidité d’exécution, l’ajout d’équipements périphériques tels que des tables de
     marge automatiques, des unités de réception automatique (stacker) et des
     machines à égaliser les piles (joggers). Les équipements sont aussi disponibles en
     plus grand format, permettant de répondre à une plus grande variété d’applications.

  Les lamineuses sont appelées à offrir des vitesses de fonctionnement de plus en
     plus grandes, ce qui exige de l’opérateur une capacité accrue à maîtriser les
     éléments de fonctionnement et d’ajustement de l’équipement et de ses
     périphériques tout en assurant une qualité constante.

  Le procédé de lamination demeure surtout utilisé pour la protection, la durabilité et
     l’esthétique du fini. Au cours des prochaines années, ce procédé sera amené vers
     les marchés plus spécialisés, par l’utilisation de pellicules de plus en plus
     diversifiées avec hologrammes, textures et teintes variées.

  Une autre tendance qui affecte l’application ou non de pellicules laminées provient
     de l’utilisation plus grande des vernis U.V. Pour des produits d’utilisation courante et
     à consommation rapide, les vernis UV permettent de remplacer la pellicule laminée
     et sont apposés sur presse directement ou sur des unités de vernis à de meilleurs
     coûts.

Les tendances sur le plan de l’évolution et du développement du métier
d’opérateur de plieuse-colleuse automatique

  Les procédés de pliage et collage automatique ont reçu depuis les dernières années
     des améliorations facilitant les productions complexes et réduisant les temps de
     mise en train qui ont surtout profitées aux industries à gros volume.

  Essentiellement, les améliorations technologiques ont surtout visé la vitesse des
     équipements, les ajouts de systèmes d’appoint tels les tables rotatives (Gyrobox) et
     non le procédé.

  Au cours des prochaines années, ce sont davantage les équipements périphériques
     qui profiteront d’améliorations majeures afin de suivre la cadence de production que
     peuvent imposer les plieuses-colleuses automatiques.

  Les opérateurs doivent avoir la capacité d’assurer une production et une qualité
    constantes à de telles vitesses, ce qui exige une attention particulière et un contrôle
    constant du procédé.

  Les dernières générations de plieuses-colleuses sont aussi munies de systèmes
    informatisés permettant de garder en mémoire certains paramètres de mise en train
    et d’installation automatique des guides d’entraînement. Ces systèmes demandent à
    l’opérateur une connaissance de base en informatique et la capacité d’effectuer des
    entrées de données et des interrogations au système.

  Malgré ces systèmes informatisés, les ajustements mécaniques demeurent
    essentiels lors des mises en train et l’opérateur doit aussi avoir des bonnes
    aptitudes mécaniques afin de réaliser des produits de plus en plus complexes.

De plus, les opérateurs d’équipements de procédés complémentaires peuvent, après
plusieurs années, accéder à des postes de gestion; contremaître, superviseur et
éventuellement directeur de production. Cependant, pour accéder à ces types de
postes, ils doivent avoir développé une connaissance globale des types d’équipements
ainsi que des processus de production.

ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE

Le processus d'élaboration de la norme a débuté par une analyse de métier en fonction
de chacun des cinq équipements :

  Les analyses sectorielles et le dépouillement de divers documents nous ont permis
     de colliger l'information nécessaire pour nous conforter dans notre choix de critères
     (tâches obligatoires, niveaux de performance visés, etc.).

  Une analyse de métier rigoureuse pour chacun des cinq métiers, incluant des visites
     en milieu de travail, nous a ensuite permis de définir avec précision le métier.

  Concernant l'analyse du métier d’opérateur ou opératrice sur presse de procédés
     complémentaires (découpe, estampage et gaufrage), elle a été complétée et validée
     par un comité d'experts. La détermination du profil de compétences, le contexte et
     les critères de performance ont été validés deux fois plutôt qu’une puisque, d'une
     part, il y a eu une première validation par l’équipe de production de ce document,
     puis une confirmation de cette validation par le comité de validation.

Ainsi, la deuxième étape du processus d'élaboration de la norme professionnelle a
consisté à déterminer le profil de compétences relié à ce domaine précis d'activité.

Afin d'obtenir le profil de compétences de l’opérateur d’équipements de procédés
complémentaires et d'en établir une norme professionnelle, nous avons procédé à une
collecte d'information diversifiée faisant appel à différentes techniques d'enquête :

  l'observation d’opérateurs et d’opératrices d’équipements de procédés
     complémentaires au travail, jumelée à des entrevues, en tant que méthode
     d'analyse de la situation de travail;

  l’analyse de documents décrivant la fonction de travail et les tâches afférentes;

  la présentation des fiches descriptives, suivie de discussions, à différents groupes
     de personnes (opérateur ou opératrice, personnes chargées de la supervision,
     personnes ayant déjà exercé le métier, membres des comités consultatifs ayant la
     capacité de les critiquer et de les valider).

L'objectif du projet étant de reconnaître le profil de compétences exercé par des
opérateurs et des opératrices d’équipements de procédés complémentaires, lors de
l'élaboration de la norme professionnelle, nous avons dû tenir compte des aspects
suivants :

  la production des projets est tributaire des spécifications des devis, des
    caractéristiques des équipements ainsi que de la nature des ressources disponibles
    (matériaux utilisés);

  l'efficacité et la qualité du travail dépendent des capacités des opérateurs ou des
    opératrices à résoudre des problèmes et à contrôler la qualité de la production;

  la production des projets se fait en équipe, en fonction des demandes des clients;

  la production des projets se fait dans le cadre d'un processus plus large appelé
    « chaîne des communications graphiques » et dans le contexte spécifique d'une
    entreprise.

Le comité de travail a également tenu compte, dans l'élaboration de la norme
professionnelle, de certaines dimensions importantes comme la santé et la sécurité au
travail, l'intégration au monde du travail et la connaissance de la chaîne graphique.

Une fois le profil de compétences établi, des experts du métier ont été invités à le
valider. La norme professionnelle telle que définie a également fait l'objet d'une
approbation consensuelle des principaux partenaires de l'industrie ayant recours aux
procédés complémentaires.

La norme fait état des compétences que doit maîtriser toute opérateur ou opératrice
d’équipements de procédés complémentaires. Ces dernières regroupées selon les
fonctions de travail définissent le domaine d'expertise de ces travailleurs et travailleuses
et serviront de référence à la reconnaissance et à la certification de ces derniers.

Voici les cinq regroupements de compétences établis :

1. Planification et réalisation des projets au moyen d’équipements de procédés
   complémentaires;

2. Contrôle du niveau de qualité;

3. Réalisation de la mise en train d’un équipement de procédés complémentaires;

4. Réalisation du tirage d’un produit à l’aide d’un équipement de procédés
   complémentaires;

5. Réalisation de l’entretien d’un équipement de procédés complémentaires.

Les cinq équipements de procédés complémentaires sont les suivants :
1. Presse platine ou cylindrique à découper;
2. Presse platine à gaufrer;
3. Presse platine ou cylindrique à estamper;
4. Plieuse-colleuse automatique;
5. Lamineuse.

Chacune des compétences est présentée avec les renseignements suivants :
1. l'énoncé de la compétence;
2. le contexte de réalisation;
3. les éléments de compétence;
4. les sous-éléments de compétence (s'il y a lieu);
5. les critères de performance.

DÉMONSTRATION DU CONSENSUS DU SECTEUR

Le comité d’orientation a tenu trois rencontres dans le but d’élaborer la norme
professionnelle du métier d’opérateur d’équipements de procédés complémentaires. Ce
comité d’orientation regroupait des opérateurs des cinq types d’équipements de
procédés complémentaires, des superviseurs, des contremaîtres, des directeurs des
ressources humaines et des propriétaires d’ateliers, tous étant reconnus dans leur
domaine.

Ainsi, 33 personnes ont participé activement à l'élaboration et à l’établissement de la
norme professionnelle, soit lors des rencontres du comité d’orientation ou lors de
rencontres spécialisées en fonction des équipements.

Une fois formulée, la norme professionnelle a été soumise auprès de représentants
d’entreprises de notre industrie afin d’obtenir un consensus sectoriel. Suite à ce
processus, 68 entreprises ont validé la norme professionnelle.

Dans les paragraphes suivants, nous allons faire la démonstration que cet échantillon
de 68 entreprises répond à des critères de représentativité en fonction du facteur
« nombre d’entreprises », du facteur « taille de l’entreprise », du facteur « type
d’entreprise », du facteur « région » et du facteur « syndicat ».

1) Représentativité de l’échantillon selon le nombre d’entreprises

Tel que présenté préalablement, la population d’entreprises ayant des activités de
procédés complémentaires est d’environ 145 entreprises.

Lors de notre processus de validation, nous avons cerné un bassin de 106 entreprises
ayant des activités de procédés complémentaires, duquel nous avons obtenu un
échantillon de 68 entreprises, représentant 64% de notre population globale (68/106).

Cependant, si nous prenons les chiffres du Guide annuel de la production imprimée
2005 de GRAFIKA, notre échantillon représente 47% de la population globale des
entreprises ayant des activités de procédés complémentaires, soit 68 entreprises sur
une population estimée à 145.

2) Représentativité de l’échantillon selon la taille de l’entreprise

Selon le diagnostic sectoriel 2004, on constate que l’industrie de l’imprimerie et des ses
activités connexes est composée presque à moitié d’entreprises comptant moins de
10 employés. Ainsi, 47.9% de ces entreprise ont de 1 à 9 employés, 31.8% ont 10 à
49 employés et 20.3% ont 50 employés et plus.

Il est également intéressant de prendre en considération les résultats obtenus lors du
sondage réalisé en 2002 dans le cadre de l’étude visant à identifier les tendances à
venir dans le domaine des procédés complémentaires, de la finition & reliure. On y
constate que 35% des entreprises ont 5 employés ou moins, 20% des entreprises ont 6
à 10 employés, 36% des entreprises ont 11 à 25 employés et 25% des entreprises ont
25 employés et plus

Dans notre échantillon, la répartition des entreprises en fonction de leur taille se résume
ainsi : 22% des entreprises ont de 1 à 9 employés, 34% ont 10 à 49 employés, 22% ont
50 à 249 employés et 22% ont 250 employés et plus

Il est important de spécifier qu’il faut interpréter ces chiffres avec prudence, car les
résultats de ces enquêtes permettent de penser que certaines entreprises ont donné un
ordre de grandeur approximatif plutôt qu’un nombre exact de personnes.

Ainsi, en analysant ces trois types de répartition, on peut affirmer que notre échantillon
est représentatif selon le facteur « taille de l’entreprise » puisque l’ensemble des tailles
d’entreprise sont présentes dans notre échantillon et ce, dans des proportions
comparables aux résultats obtenus lors du sondage du diagnostic sectoriel 2004 et à
ceux de l’étude visant à identifier les tendances à venir dans le domaine des procédés
complémentaires, de la finition & reliure.

3) Représentativité de l’échantillon selon le type d’entreprise

Tel que présenté précédemment, on retrouve deux principales classes d’entreprises qui
effectuent des travaux en procédés complémentaires, soit 1) les entreprises qui
intègrent l’ensemble des opérations de procédés complémentaires à l’intérieur de leur
flux de production d’imprimés et 2) les ateliers spécialisés dans les procédés
complémentaires.

Concernant notre échantillon, on peut affirmer qu’il est représentatif selon le facteur
« type de l’entreprise » puisque les deux types d’entreprises sont représentés en
nombre suffisant dans notre échantillon.

Plus précisément, les entreprises intégrant l’ensemble des opérations de procédés
complémentaires à l’intérieur de leur flux de production d’imprimés représentent 75%
(51/68) de notre échantillon et les ateliers spécialisés dans les procédés
complémentaires représentent 25% (17/68).

Malheureusement, nous n’avons pas de données précises quant à la répartition de ces
deux types d’entreprises dans la population globale, ce qui nous aurait permis de
comparer notre échantillon à un portrait de ce secteur d’activités. Cependant nous
pouvons affirmer sans aucun doute que la répartition de notre échantillon représente
bien la tendance de ce secteur, soit que le nombre d’ateliers spécialisés est moins
élevé que le nombre d’entreprises produisant des imprimés.

4) Représentativité de l’échantillon selon les régions

Dans le sondage réalisé en 2002 dans le cadre de l’étude visant à identifier les
tendances à venir dans le domaine de la finition & reliure et des procédés
complémentaires, on constate que 41% des établissements ayant des activités de
finition, reliure et procédés complémentaires sont installés dans le Grand Montréal
(Montréal, Laval, Montérégie) et 16% dans la région de Québec. 32% œuvrent dans les
régions périphériques (Centre du Québec, Chaudière-Appalaches, Estrie, Laurentides,
Lanaudière, Mauricie et Outaouais). Enfin, 11% sont situés dans les régions ressources
(Abitibi, Bas St-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie, Nord-du-Québec et Saguenay-Lac-St-
Jean).

La répartition des entreprises de notre échantillon est comparable puisque 61,8% des
entreprises de notre échantillon sont installées dans le Grand Montréal et 15,7% dans la
région de Québec, 21.4% œuvrent dans les régions périphériques et 1,1% sont situés
dans les régions ressources.

Ainsi, on peut affirmer que notre échantillon est représentatif selon le facteur « région »
puisque que la plupart des régions ont participé activement à la validation de la
présente norme et que la répartition des entreprises de notre échantillon est
comparable à celle de la population des entreprises ayant des activités en procédés
complémentaires.

5) Représentativité de l’échantillon selon la syndicalisation

Tel que présenté préalablement, le taux de pénétration syndicale des entreprises du
secteur des communications graphiques et des activités connexes est de 45%, tandis
qu’on remarque un taux de syndicalisation beaucoup plus faible pour les opérateurs
d’équipements de procédés complémentaires, soit 12%.

La répartition des entreprises syndiquées et non-syndiquées de notre échantillon prend
en compte que le pourcentage des entreprises ayant des activités de procédés
complémentaires est beaucoup plus faible que celui du secteur de l’imprimerie. Ainsi,
dans notre échantillon, on dénote que 31% des entreprises sont syndiquées et que 69%
ne le sont pas, ce qui indique un faible taux de syndicalisation.

De plus, les deux représentants syndicaux de notre Comité d’orientation ont validé le
contenu de la norme professionnelle. Il s’agit du Syndicat international des
communications graphiques (SICG), local 555 FTQ et de la Fédération des travailleurs
du papier et de la forêt, FTPF/CSN), ces derniers représentant la majorité des
travailleurs syndiqués.

OBTENTION DU CONSENSUS

Comme le démontrent les critères de représentativité présentés précédemment, nous
pouvons affirmer sans aucun doute que cet échantillon est représentatif du secteur des
procédés complémentaires et ce, autant en ce qui a trait au nombre d’entreprises, à
leur taille, au type d’entreprise, à leur situation géographique et au facteur
syndicalisation.

Les résultats des consultations démontrent que l’ensemble des employeurs et des
travailleurs consultés affirme que les compétences contenues dans la norme
professionnelle reflètent la réalité du métier d’opérateur ou d’opératrice d’équipements
de procédés complémentaires.

Ainsi, les employeurs et les travailleurs sont unanimes à penser que la certification doit
reposer sur ces compétences.

PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE

Le métier d’opérateur d’équipements de procédés complémentaires tel que présenté à
travers la norme professionnelle fait référence à la conduite des équipements
habituellement présents au sein d’un service de finition spécialisée dans les procédés
complémentaires du secteur des communications graphiques. Il exige la maîtrise de
différents éléments des profils de compétence propres aux cinq types d’équipements.

La norme professionnelle couvre la totalité des compétences requises pour être en
mesure de conduire efficacement un des équipements suivants : une presse à
découper à l’emporte-pièces, une presse à gaufrer, une presse à estamper, une
plieuse-colleuse automatique et une lamineuse.

Bien qu’il y ait des différences entre chaque entreprise et leur méthode de production, le
contenu de la norme a été élaboré de façon à être adapté facilement à tous les types
d’entreprises ayant des activités dans les procédés complémentaires.

Au point de vue des équipements, nous avons déterminé des compétences qui sont
nécessaires, peu importe les marques d’équipements habituellement utilisées. Nous
avons également pris soin de préciser les éléments de compétence à acquérir selon le
degré d’informatisation des contrôles des équipements.

Dans l’établissement de la norme, nous avons aussi pris soin de regrouper l’ensemble
des types de travaux imprimés à réaliser, peu importe la matière première utilisée.

De plus, nous avons orienté les compétences autour de la notion de travail d’équipe de
plus en plus répandue dans l’industrie. Ainsi, nous avons constaté que l’opérateur ou
l’opératrice doit posséder les compétences lui permettant d’assurer la saine réalisation
du travail au sein de l’équipe. Cette notion est celle qui prévaut dans les entreprises
visitées.

Puisqu’il n’existe pas de formation en milieu scolaire permettant d’acquérir les
compétences propres au métier pour les employés en procédés complémentaires, nous
avons pris soin d’élaborer le contenu de la norme en tenant compte d’un degré de
scolarité correspondant à l’enseignement secondaire de base.

Contexte général d’exercice du métier

On retrouve les opérateurs d’équipements de procédés complémentaires
principalement dans le sous-secteur de l’emballage et du livre, soit dans des
imprimeries ou des ateliers spécialisés en procédés complémentaires. Les procédés
complémentaires visent à améliorer le « visuel » de l’emballage imprimé.

Le contexte de réalisation des compétences implique que l’opérateur doit travailler sur
un des cinq équipements de procédés complémentaires suivants : presse platine ou
cylindrique à découper, presse platine à gaufrer, presse platine ou cylindrique à
estamper, plieuse-colleuse automatique et lamineuse et ce, selon les procédures de
travail établies dans l’entreprise, les normes des équipements actuels et des nouvelles
technologies, le respect des normes de qualité de l’entreprise, les habitudes de
communication en vigueur dans l’entreprise et en fonction des spécifications détaillées
dans le devis technique.

La définition de ce métier est la suivante : Les opérateurs d’équipements de procédés
complémentaires effectuent des travaux manuels de procédés complémentaires ou
règlent et font fonctionner un ou plusieurs équipements servant à faire des travaux de
procédés complémentaires : découpage à l’emporte-pièce, gaufrage (embossage,
débossage), estampage, laminage et pliage-collage.

Les titres d’emplois attribués aux opérateurs d’équipements de procédés
complémentaires varient selon leur spécialité (découpage, gaufrage, estampage,
laminage ou pliage-collage) et selon les entreprises qui les embauchent.

Ces titres peuvent être, par exemple :
  Opérateur de presse à procédés complémentaires
  Pressier (découpage à l’emporte-pièce, gaufrage, estampage)
  Opérateur sur presse à découper (découpage à l’emporte-pièce)
  Opérateur sur presse à embosser
  Opérateur sur presse à estamper
  Opérateur de découpage (découpage à l’emporte-pièce)
  Opérateur d’embossage (gaufrage)
  Opérateur d’estampage
  Opérateur de lamineuse
  Opérateur de colleuse
  Opérateur de plieuse-colleuse
  Opérateur de plieuse-colleuse automatique

Par ailleurs, en ce qui nous concerne, nous utilisons le terme d’opérateur
d’équipements de procédés complémentaires afin d’englober l’ensemble de ces
appellations.

Les principales fonctions de l’opérateur sur presse à procédés complémentaires
(découpage, embossage et estampage) sont les suivantes 3 :
1. Préparer la presse à procédés complémentaires en effectuant les réglages
   nécessaires pour répondre aux spécifications du dossier
2. Effectuer la mise en route
3. Effectuer le tirage
4. Contrôler la qualité des produits
5. Vérifier l’état du matériel à la fin des opérations
6. Nettoyer les machines

3    Selon l’analyse de profession pour le métier d’opérateur sur presses à procédés complémentaires,
     réalisée par le Groupe DBSF pour le compte du CSMO-CGQ.

Le rôle de l’opérateur de lamineuse consiste à assurer l’exécution des opérations de
laminage. Ses principales fonctions sont les suivantes 4 :
1. Préparer la machine à laminer et la table d’entraînement en effectuant les
   ajustements mécaniques, hydrauliques et pneumatiques nécessaires
2. Effectuer la mise en train des appareils de laminage en fonction des spécificités du
   produit et des caractéristiques des matières premières
3. Opérer les équipements en fonction des attentes du client
4. Assurer le bon fonctionnement des équipements qui lui sont confiés
5. Assurer l’approvisionnement des matières premières nécessaires à la production
6. S’assurer que le produit corresponde aux attentes du client et aux normes de qualité
   en vigueur dans l’entreprise

Le rôle de l’opérateur de plieuse-colleuse consiste à assurer l’exécution des opérations
de collage. Les principales fonctions de l’opérateur de colleuse sont les suivantes :
1. Préparer la colleuse et les unités mobiles d’alimentation automatique et d’encartage
   en effectuant les ajustements mécaniques, hydrauliques et pneumatiques
   nécessaires
2. Opérer les équipements en fonction des attentes du client
3. Coordonner le travail du personnel qui lui est assigné par le contremaître
4. Assurer le bon fonctionnement des équipements qui lui sont confiés.
5. Assurer l’approvisionnement des matières premières nécessaires à la production.
6. S’assurer que le produit corresponde aux attentes du client et aux normes de qualité
   en vigueur dans l’entreprise.

4   Selon les analyses de profession pour les métiers d’opérateur de lamineuse et d’opérateur de
    colleuse, réalisées par Christiane Corneau pour le compte de l’Institut des communications
    graphiques du Québec dans le « Guide des métiers de la chaîne graphique - Description de postes
    avec critères de compétences ».

Liste des compétences à acquérir

Le secteur des communications graphiques considère que les compétences suivantes
sont nécessaires à l’exercice du métier d’opérateur ou d’opératrice d’équipements de
procédés complémentaires :

COMPÉTENCES ESSENTIELLES :

Compétence 1 :           Être capable de planifier et de réaliser des projets au moyen
                         d’équipements de procédés complémentaires;

Compétence 2 :           Être capable de contrôler le niveau de qualité;

Compétence 3 :           Être capable d’effectuer la mise en train d’un équipement de
                         procédés complémentaires;

Compétence 4 :           Être capable d’effectuer le tirage d’un produit à l’aide d’un
                         équipement de procédés complémentaires;

Compétence 5 :           Être capable d’effectuer l’entretien d’un équipement de
                         procédés complémentaires.

DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES
MÉTIER : Opérateur ou opératrice d’équipements de procédés complémentaires
                                                                                                                                         Code CNP 9473
Compétence 1 : Être capable de planifier et de réaliser des projets au moyen d’équipements de procédés
               complémentaires

Contexte de réalisation
        À l’aide d’un des cinq équipements de procédés complémentaires suivants : presse platine ou cylindrique à découper, presse platine à gaufrer,
          presse platine ou cylindrique à estamper, plieuse-colleuse automatique et lamineuse;
        Selon les données présentes au devis technique;
        Selon les propriétés des matériaux et produits consommables nécessaires à la réalisation des travaux;
        Selon les procédures de travail établies dans l’entreprise;
        Selon les spécifications techniques, les critères de qualité et les attentes des clients;
        Selon les normes des équipements actuels et des nouvelles technologies;
        Selon le respect des normes de qualité de l’entreprise.
        Selon les procédures de travail établies dans l’entreprise;
        En collaboration avec les membres de l’équipe;
        Selon les habitudes de communication en vigueur dans l’entreprise;
        Selon le résultat attendu des transferts des informations de travail.

                      Éléments de compétence                                                         Critères de performance

Être en mesure de :
1.1   Planifier le travail.                                                       Justesse de la compréhension et de l’interprétation des devis;
                                                                                Adéquation de la sélection des éléments nécessaires à la réalisation du projet;
                                                                                Justesse de l’évaluation du degré de complexité du projet;
                                                                                Détermination des priorités pour la planification des séquences d’opérations
                                                                                  des équipements de procédés complémentaires;
                                                                                Exactitude dans l’analyse et les actions prises en fonction de tous les
                                                                                  détails de production;
                                                                                Justesse dans l’évaluation de la qualité des intrants;
                                                                                Conformité avec les méthodes de travail de l’entreprise;
                                                                                Clarté et précision des renseignements transmis.

1.2   Tenir compte des différentes catégories de supports et de                   Justesse dans l’évaluation de supports et de fournitures;
      fournitures et de leurs propriétés distinctes dans la réalisation du        Adéquation du choix par rapport aux propriétés indiquées;
      projet.                                                                     Adéquation du choix par rapport au projet.

Compétence 1 : Être capable de planifier et de réaliser des projets au moyen d’équipements de procédés
               complémentaires

                    Éléments de compétence                                                           Critères de performance
1.3   Prévoir différents moyens d’économiser les supports et                      Efficacité des méthodes de travail utilisées;
      fournitures.                                                                Diversité des moyens utilisés.

1.4   Reconnaître les marques de repère et d’identification.                      Justesse de l’interprétation des impositions;
                                                                                Conformité aux normes établies.

1.5   Appliquer les bonnes techniques d’entreposage.                              Exactitude de l’identification;
                                                                                Respect des méthodes de manipulation et d’entreposage.

1.6   Planifier le travail à exécuter par la méthode la plus efficace et la       Efficacité des méthodes de travail utilisées;
      plus productive.                                                            Optimisation du rendement souhaité;
                                                                                Respect des mesures ergonomiques.

1.7   Organiser le travail sur l’équipement et communiquer l’information          Clarté de la transmission des informations;
      sur le projet auprès des membres de l’équipe.                               Communication adéquate aux membres de l’équipe;
                                                                                Répartition équitable du volume de travail;
                                                                                Adéquation de la répartition du travail selon les compétences des équipiers;
                                                                                Conformité avec le service d’ordonnancement;
                                                                                Conformité avec les règles de fonctionnement du travail d’équipe dans
                                                                                  l’entreprise;
                                                                                Efficacité de la collaboration avec les membres de l’équipe.

Compétence 1 : Être capable de planifier et de réaliser des projets au moyen d’équipements de procédés
               complémentaires

                      Éléments de compétence                                                       Critères de performance
1.8    Communiquer à la personne responsable tout problème de                    Justesse d’évaluation des problèmes de production;
       production à la réalisation du projet.                                    Exactitude des faits;
                                                                               Efficacité de la collaboration avec les membres de l’équipe.

1.9    Apporter sa contribution au travail d’équipe.                             Justesse dans la détermination des moyens d’encouragement et de
                                                                                 motivation de l’équipe (qualitativement et quantitativement);
                                                                               Réception positive des commentaires et des suggestions des équipiers;
                                                                               Justesse d’évaluation du travail des équipiers;
                                                                               Communication encourageante aux équipiers;
                                                                               Efficacité de la collaboration avec les membres de l’équipe.

1.10   Prendre les décisions appropriées concernant le déroulement du            Explications détaillées et claires des informations de travail;
       projet, en communication constante avec les membres de l’équipe.          Pertinence des décisions prises;
                                                                               Efficacité de la collaboration avec les membres de l’équipe.

1.11   Assurer le suivi avec l’équipe.                                           Présence soutenue auprès de l’équipe;
                                                                               Conformité avec les exigences du projet.
                                                                               Efficacité de la collaboration avec les membres de l’équipe.

1.12   Communiquer avec les opérateurs ou les opératrices des étapes de          Clarté de la communication;
       production précédentes ou suivant les procédés complémentaires.           Explications appropriées des autres étapes de production et mises en
                                                                                 garde, s’il y a lieu.
1.13   Gérer les situations d’urgence ou les imprévus au sein de l’équipe.       Bon jugement;
                                                                               Justesse des décisions

 MÉTIER : Opérateur ou opératrice d’équipements de procédés complémentaires
                                                                                                                                         Code CNP 9473
 Compétence 2 : Être capable d’assurer le niveau de qualité

 Contexte de réalisation
         À l’aide d’un des cinq équipements de procédés complémentaires suivants : presse platine ou cylindrique à découper, presse platine à gaufrer,
           presse platine ou cylindrique à estamper, plieuse-colleuse automatique et lamineuse.
         Selon les procédures de travail établies dans l’entreprise;
         Selon les règles de qualité préétablies et reconnues dans l’industrie;
         Selon les spécifications du service des ventes et des clients.

                     Éléments de compétence                                                          Critères de performance

 Être en mesure de :
                                                                                  Justesse de l’interprétation des normes de qualité;
 2.1   Contrôler la qualité des produits.
                                                                                  Justesse de l’interprétation des tolérances acceptables.

 2.2   Repérer les problèmes liés aux supports et aux fournitures et y            Vérification méthodique des supports et fournitures;
       remédier.                                                                  Adéquation des corrections apportées.

 2.3   Remédier aux situations problématiques qui peuvent survenir en             Justesse des diagnostics;
       cours de production.                                                       Analyse méthodique de la situation problématique;
                                                                                  Pertinence des solutions proposées.

 2.4   Assurer la qualité du travail en conformité avec les attentes des          Respect des normes et des paramètres de qualité;
       clients.                                                                   Recherche méthodique des causes des problèmes de qualité éprouvés;
                                                                                  Pertinence des mesures préventives et correctives apportées.

 2.5   Appliquer le système qualité.                                              Justesse de l’interprétation du système qualité en relation avec chaque
                                                                                  commande;
                                                                                  Vérification méthodique et justesse de la collecte de données techniques;
                                                                                  Justesse d’enregistrement selon le système ISO ou autre;
                                                                                  Utilisation appropriée des techniques de vérification en cours de
                                                                                  production;
                                                                                  Respect des modalités du devis technique et des méthodes établies dans
                                                                                  l’entreprise;
                                                                                  Transmission systématique des modifications.

 2.6   Contrôler la qualité des échantillons-client selon les modalités           Justesse de la vérification;
       décrites dans le devis technique.                                          Respect des modalités du devis technique et des méthodes établies dans
                                                                                  l’entreprise.

MÉTIER : Opérateur ou opératrice d’équipements de procédés complémentaires
                                                                                                                                      Code CNP 9473
Compétence 3 :           Être capable d’effectuer la mise en train d’un équipement de procédés complémentaires

Contexte de réalisation
        À l’aide d’un des cinq équipements de procédés complémentaires suivants : presse platine ou cylindrique à découper, presse platine à gaufrer,
          presse platine ou cylindrique à estamper, plieuse-colleuse automatique et lamineuse.
        À l’aide de tous les outils et instruments de l’opérateur;
        À partir des procédures de travail établies dans l’entreprise;
        À l’aide des manuels d’opération du fabricant, au besoin;
        Selon les périphériques présents dans l’entreprise;
        En fonction des spécifications détaillées dans le devis technique;
        En respect des lois et règlements de santé et sécurité du travail et de protection de l’environnement.

                    Éléments de compétence                                                          Critères de performance

Être en mesure de :
3.1   Effectuer la mise en train de l’équipement.                                Précision des ajustements synchronisés des éléments principaux de
                                                                                 l’équipement;
                                                                                 Rapidité d’exécution en conformité avec l’estimation;
                                                                                 Minimisation du gaspillage, des rejets et des pertes;
                                                                                 Conformité avec les normes du fabricant;
                                                                                 Conformité avec les spécifications du devis technique;
                                                                                 Maîtrise du système informatique de l’équipement, s’il y a lieu.

3.2   Installer le ou les équipements périphériques.                             Exactitude des ajustements en fonction du rythme de la production;
                                                                                 Conformité avec les normes des fabricants;
                                                                                 Conformité avec les spécifications du devis technique.

3.3   Maintenir l’aire de travail propre en tout temps.                          Rangement méthodique des pièces, accessoires, outils de travail, matériel
                                                                                 périphérique et matières premières non utilisés;
                                                                                 Respect des pratiques de l’entreprise.

 MÉTIER : Opérateur ou opératrice d’équipements de procédés complémentaires
                                                                                                                                       Code CNP 9473
 Compétence 4 :           Être capable d’effectuer le tirage d’un produit à l’aide d’un équipement de procédés
                          complémentaires

 Contexte de réalisation
         À l’aide d’un des cinq équipements de procédés complémentaires suivants : presse platine ou cylindrique à découper, presse platine à gaufrer,
           presse platine ou cylindrique à estamper, plieuse-colleuse automatique et lamineuse.
         À partir des procédures de travail établies dans l’entreprise;
         À l’aide des manuels d’opération du fabricant, au besoin;
         Selon les périphériques présents dans l’entreprise;
         En fonction des spécifications détaillées dans le devis technique;
         En respect des lois et règlements de santé et sécurité du travail et de protection de l’environnement.

                      Éléments de compétence                                                            Critères de performance

 Être en mesure de :
 4.1   Faire fonctionner l’équipement de procédés complémentaires.                  Rigueur de la vérification de l’efficacité de fonctionnement de
                                                                                    l’équipement et des périphériques;
                                                                                    Conformité des paramètres de fonctionnement de l’équipement en
                                                                                    fonction des spécificités du devis technique;
                                                                                    Exactitude dans la détermination des non-conformités des intrants, de
                                                                                    l’équipement et des périphériques;
                                                                                    Utilisation adéquate des techniques de conduite des équipements et des
                                                                                    périphériques;
                                                                                    Minimisation du gaspillage;
                                                                                    Conformité en fonction des limites de l’équipement et des périphériques
                                                                                    sans excès de force inutile.

 4.2   Effectuer les ajustements et les correctifs en cours de production en        Conformité des paramètres de fonctionnement de l’équipement en
       fonction des variables des intrants.                                         fonction des spécificités du devis technique;
                                                                                    Précision des ajustements et des correctifs des différents éléments de
                                                                                    l’équipement en cours de tirage, de façon manuelle ou à l’aide du
                                                                                    système informatique, s’il y a lieu;
                                                                                    Pertinence des solutions apportées aux problèmes en cours de tirage;
                                                                                    Conformité en fonction des limites de l’équipement et des périphériques
                                                                                    sans excès de force inutile.

MÉTIER : Opérateur ou opératrice d’équipements de procédés complémentaires
                                                                                                                                   Code CNP 9473
Compétence 4 :           Être capable d’effectuer le tirage d’un produit à l’aide d’un équipement de procédés
                         complémentaires

                    Éléments de compétence                                                           Critères de performance
4.3   Valider la quantité produite ainsi que la qualité et gérer les surplus.   Exactitude de la collecte de données;
                                                                                Respect des spécifications du devis technique.

4.4   Assurer une bonne utilisation des différentes parties de                 Respect des limites d’utilisation de l’équipement;
      l’équipement et des périphériques.                                       Transmission adéquate des informations sur les anomalies touchant
                                                                               l’équipement.

4.5   Sélectionner, utiliser et entretenir les outils d’ajustement             Justesse de la sélection des outils;
      nécessaires à la production.                                             Utilisation adéquate des outils;
                                                                               Respect des limites d’utilisation de l’équipement;
                                                                               Transmission adéquate des informations sur les anomalies touchant
                                                                               l’équipement.

MÉTIER : Opérateur ou opératrice d’équipements de procédés complémentaires
                                                                                                                                           Code CNP 9473
Compétence 5 :               Être capable d’effectuer l’entretien d’un équipement de procédés complémentaires

Contexte de réalisation
        Travail effectué sur un des cinq équipements de procédés complémentaires suivants : presse platine ou cylindrique à découper, presse platine à
            gaufrer, presse platine ou cylindrique à estamper, plieuse-colleuse automatique et lamineuse.
        À partir des procédures de travail établies dans l’entreprise;
        À l’aide des manuels d’opération du fabricant, au besoin;
        Selon les périphériques présents dans l’entreprise;
        En fonction des spécifications détaillées dans le devis technique;
        En respect des lois et règlements de santé et sécurité du travail et de protection de l’environnement.

                         Éléments de compétence                                                          Critères de performance

Être en mesure de :
5.1       Effectuer l’entretien préventif et le nettoyage des équipements et du         Maintien des équipements dans une condition optimale;
          matériel périphérique incluant la lubrification.                              Respect des règles d’entretien préventif propres à chaque équipement.

5.2       Effectuer des réparations mineures sur l’équipement et les                    Choix et remplacement approprié des pièces usées ou défectueuses;
          périphériques.                                                                Justesse des connaissances mécaniques de base.

5.3       Employer des méthodes écologiques lors de l’utilisation et de la              Respect des lois environnementales;
          récupération des solvants, des agents de nettoyage et des autres              Respect des normes de l’entreprise.
          produits utilisés pour le nettoyage des équipements de procédés
          complémentaires et des équipements périphériques.

5.4       Maintenir l’aire de travail propre en tout temps.                             Rangement méthodique des pièces, accessoires, outils de travail, matériel
                                                                                        périphérique et matières premières non utilisés;
                                                                                      Respect des pratiques de l’entreprise.

                             ANNEXE 1
           LISTES DES ENTREPRISES AYANT VALIDÉ LA NORME
                         PROFESSIONNELLE

A.B.I. de la Reliure                      Debesco
Clément Poirier                           Gilles Hivon
Propriétaire                              Président

AGMV-Marquis Imprimeur                    Decembest
Maurice Richard                           Pierre Levasseur
Directeur de production                   Propriétaire

Au Point-Reprotech                        Découpage MPS
Yves Audet, Président                     Yvon Dagenais
Gabriel Daigle, Directeur de production   Président

Au Vêtement du livre                      Dieco Emporte-Pièces
Frédéric Savard                           Jean Romanoff
Vice-président                            Directeur de production

Bobst Canada                              Du Progrès
Thomas Mathis                             Christian Alain
Technicien senior                         Directeur

Boîtes Diana                              Édicible
Claire Boulich                            Maher Mahjoub, Directeur technico-
Propriétaire                              commercial
                                          Éric Bergeron, Contremaître à la finition
Bossy-Labelle
Pierre Labelle                            Emballages Alcan Baie-d’Urfé
Président                                 Danielle Tremblay, Directrice des
                                          ressources humaines
Cameo Crafts International                Stéphane Pimparé, Opérateur de
Josée Brunet                              plieuse-colleuse
Directrice, ressources humaines           Stephen Golaneck, Opérateur de presse
                                          à découper
Centre de laminage Image Plus
Sylvain Boucher                           Emballages Alcan Lachine
Chef de production                        Marie-Josée Normand, Conseillère aux
                                          ressources humaines
Copies Ressources St-Laurent
François Bernier                          Emballage GAB
Responsable des ressources humaines       Éric Poulin
                                          Directeur d’usine

LISTES DES ENTREPRISES AYANT VALIDÉ LA NORME
PROFESSIONNELLE

Emballage Stuart Packaging            Impressions de Beauce (Les)
Josée Brunet                          Richard Duval
Directrice des ressources humaines    Président directeur général

Flash Grafix                          Impressions Intra Média (Les)
Sylvain Messier                       Christine Marlot
Président                             Directrice des ressources humaines

Gaufrage Laval                        Impressions Spécialisées Enr
Gaétan Robitaille                     Judes Dubé
Expert en procédés complémentaires    Président

GGI International                     Imprimerie A. Beaulieu
Patrick Larochelle                    Carl Beaulieu
Contremaître                          Copropriétaire

Graphiscan                            Imprimerie Arguin
Conrad Allard                         Jannice Saint –Sauveur
Directeur de production               Présidente directrice générale

Gravures Choquet                      Imprimerie Industrielle Inc.
Patrick Choquet                       Carole Dubeau
Vice-président                        Propriétaire

Gravures Gam                          Imprimerie Pazazz Printing
Christopher Cherry                    Danny Lynch
Président                             Directeur de production

Gravure Christian                     Imprimerie Shefford.com
Carole Dubeau                         Daniel Caron
Propriétaire                          Directeur de la production

Groupe Datamark Systems               J.B. Deschamps
Johanne Gélineau                      Claude Gosselin
Responsable des ressources humaines   Directeur de production

Idée-Pro                              LG Chabot
Martin Blanchet, Vice-président       Jean-François Chabot
Stéphane Plante, Contremaître         Vice-président - vente

Imagerie Digitale                     Laklé
Pierre Bachand                        Mario Vachon
Propriétaire                          Conseiller technique

LISTES DES ENTREPRISES AYANT VALIDÉ LA NORME
PROFESSIONNELLE

Ling                                      Publi Calen-Art
Guillaume Fafard                          Jimmy Valinates
Directeur des ressources humaines         Gérant de production

Montage & Découpage Promag                Quad Corporation
Josée Darche                              Daniel Bélanger
Directrice des ressources humaines        Directeur de production

Multicopie sérigraphe imprimeur           Quebecor World Lebonfon
Yves Bolduc                               Alain Roberge, Directeur général
Directeur                                 Sylvain Le houx, Directeur de production

Nord-Graphique                            Quebecor World Montréal
Richard Plouffe                           Pierre Rioux
Propriétaire                              Conseiller

Oberthur Jeux et Technologies             Quebecor World St-Jean
Luc Cantin, Chef de service RH            Robert Darcy
Jean Dupont, Chef de section - Finition   Opérateur de presses à procédés
                                          complémentaires
Pentagon Graphics
Marc Lafond                               R. & L. Lamination Graphique
Directeur de production                   Gilles Bois
                                          Conseiller technique
Photo Graphique MF
Michel Fréchette                          Rosmar Litho
Président                                 Jacques Michaux
                                          Directeur d’usine
Pietro Persechino
Mario Persechino                          Solimage
Président                                 André Payette
                                          Représentant
Plasti-choix
Armand Thibodeau                          Transcontinental Gagné
Président                                 Pierre Rivard, Conseiller aux ressources
                                          humaines
Production JG                             René Gauthier, Contremaître à la finition
Stéphane Gervais                          Guy Lafrenière, Opérateur de lamineuse
Président
                                          Transcontinental Interglobe
                                          Nancy Grondin
                                          Conseillère, ressources humaines

LISTES DES ENTREPRISES AYANT VALIDER LA NORME PROFESSIONNELLE

Transcontinental Litho Acme
Daniel Gendron
Conseiller ressources humaines

Transcontinental Métrolitho
Jean Simo
Conseiller ressources humaines

Transcontinental O’Keefe Montréal
Daniel Gendron
Conseiller ressources humaines

Transcontinental Rimouski
Jacques MacComeau
Directeur des opérations

Transcontinental Ross-Ellis
Julie Morin, Conseillère ressources humaines
Tony Yalenti, Superviseur de production
Stéphane Champagne Opérateur de plieuse-colleuse
Martin Tremblay, Opérateur de plieuse-colleuse

Unidé Graphique
Chantal Jacques
Contrôleur

Wilco
Philip Lacoursière, Directeur des ressources humaines
Jean-Marc Robert, Superviseur finition-reliure
