NORME PROFESSIONNELLE

OPÉRATRICE OU OPÉRATEUR
EN NETTOYAGE INDUSTRIEL

      Mars 2019

La présente norme professionnelle a été élaborée par EnviroCompétences grâce au
soutien technique et financier de la Commission des partenaires du marché du travail.

Responsable du projet           Dominique Dodier
                                Directrice générale
                                EnviroCompétences

Gestion de projet               Stéphanie Trudelle
                                Directrice des projets et de la formation
                                EnviroCompétences

Recherche et coordination des Blandine Aliaga
experts                       Agente de projets
                              EnviroCompétences

Recherche, conception et        Jean-Pierre Charest
rédaction                       Consultant
                                Jean-Pierre Charest, services-conseil

Collaboration                   Jasmine Pauzé
                                Conseillère
                                Direction du développement des compétences
                                et de l’intervention sectorielle (DDCIS)
                                Commission des partenaires du marché du travail (CPMT)

                                Suzanne Châtelain
                                Conseillère
                                Direction du développement des compétences et de
                                l’intervention sectorielle (DDCIS)
                                Commission des partenaires du marché du travail (CPMT)

TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS ET LISTE DES MEMBRES DES COMITÉS ................................................................ 1

1. DESCRIPTION DE LA SITUATION ET DU DÉVELOPPEMENT DU MÉTIER .................................... 3
    1.1     LA DÉFINITION DU MÉTIER ................................................................................................................ 3
    1.2     LA RAISON D’ÊTRE DE LA NORME PROFESSIONNELLE ......................................................................... 4
    1.3     LE NOMBRE ET LE PROFIL DES PERSONNES EXERÇANT LE MÉTIER ...................................................... 5
    1.4     LES ENTREPRISES DU SECTEUR ....................................................................................................... 6
    1.5     LES PRINCIPALES RÉGIONS CONCERNÉES ......................................................................................... 8
    1.6     LE TAUX DE SYNDICALISATION .......................................................................................................... 9
    1.7     LES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT DU MÉTIER DANS LE SECTEUR ............................................. 9

2. PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE ......................................... 11
    2.1     LA RÉALISATION D’UNE ANALYSE DE PROFESSION EN 2013 AVEC UNE MISE À JOUR EN 2018 ............. 11
    2.2     LA CONSTITUTION D’UN COMITÉ D’ORIENTATION .............................................................................. 12
    2.3     LA PRODUCTION D’UN PROFIL DE COMPÉTENCES ............................................................................. 12
    2.4     LA VALIDATION DU PROFIL DE COMPÉTENCES .................................................................................. 12
    2.5     LA PRODUCTION ET LA VALIDATION D’UN PROJET DE NORME PROFESSIONNELLE ............................... 12
    2.6     LA DÉMONSTRATION DU CONSENSUS SECTORIEL SUR LA NORME PROFESSIONNELLE ......................... 13

3. PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE................................................................... 14
    3.1     LA DESCRIPTION DU CONTEXTE GÉNÉRAL D’EXERCICE DU MÉTIER .................................................... 14
            3.1.1  Les tâches du métier ................................................................................................................... 14
            3.1.2  L’environnement de travail .......................................................................................................... 15
            3.1.3  Les conditions de travail ............................................................................................................. 16
            3.1.4       Le niveau de responsabilité et d’autonomie ................................................................................. 17
            3.1.5       Le cadre légal et réglementaire ................................................................................................... 18
    3.2     LA LISTE DES COMPÉTENCES ......................................................................................................... 19

TABLEAU SYNTHÈSE DES COMPÉTENCES ET DES ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCE .................................................. 21
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES ESSENTIELLES OBLIGATOIRES ..................................................... 23
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES ESSENTIELLES EN OPTION ........................................................... 38
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE LA COMPÉTENCE COMPLÉMENTAIRE ..................................................................... 46

TABLE DES ILLUSTRATIONS
    TABLEAU 1 – NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS AVEC EMPLOYÉS AU QUÉBEC SELON LA TAILLE DES
                ÉTABLISSEMENTS EN 2017 ................................................................................................... 7
    TABLEAU 2 – EMPLOIS TOTAUX PAR RÉGION EN 2016 POUR LE SCIAN 5629 – SERVICES D’ASSAINISSEMENT
                ET AUTRES SERVICES DE GESTION DES DÉCHETS ................................................................... 8

REMERCIEMENTS ET LISTE DES MEMBRES DES COMITÉS
EnviroCompétences remercie les personnes qui ont accepté de collaborer à l’une ou
l’autre des étapes du processus d’élaboration de la norme professionnelle pour le métier
d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel.

Comité d’orientation

 René Guyon                              Richard Tétreault                    Stéphanie Trudelle
 Superviseur – Opérateur                 Directeur général                    Directrice de la formation
 Services Environnementaux JBM           RSR Environnement                    EnviroCompétences
 Sainte-Julie                            Anjou                                Montréal

 Benoit Robitaille                       Ron Cloudsdale                       Blandine Aliaga
 Contremaître                            Directeur des opérations             Agente de projets
 ABC Environnement                       Veolia Services à l’environnement    EnviroCompétences
 Crabtree                                Montréal                             Montréal

                                         Jasmine Pauzé
 Jean-Pierre Charest                     Conseillère                          Julien Racca
                                         Direction du développement des       Agent de développement
 Consultant
                                         compétences et de l’intervention     Commission scolaire du
 Jean-Pierre Charest, services-conseil
                                         sectorielle (DDCIS)                  Lac-Saint-Jean
 Montréal
                                         Commission des partenaires du        Lac-Saint-Jean
                                         marché du travail (CPMT)
                                         Montréal
 Elsa Dagenais
 Conseillère en prévention
 Via Prévention
 Montréal

Personnes-ressources pour la rédaction du profil de compétences

 René Guyon                                              Marco Gaudreau
 Superviseur – Opérateur                                 Vice-président
 Services Environnementaux JBM                           AmNor Industries
 Sainte-Julie                                            Montréal

 Patrick Racicot                                         Daniel Asselin
 Superviseur                                             Opérateur
 AmNor Industries                                        Veolia Services à l’environnement
 Montréal                                                Montréal

Groupes de validation du profil de compétences

Yann Marciszewski                  Charles-Antoine Tremblay         Alain Gaudreau
Opérateur                          Superviseur                      Directeur
Veolia Services à                  Veolia Services à                AmNor Industries
l’environnement                    l’environnement                  Montréal

Montréal                           Montréal

Kevin Girouard                     Sylvain Martin                   Gene Kelly
Superviseur                        Opérateur                        Superviseur
RSR Environnement                  Services Environnementaux JBM    Entretien Industriel Rovan ltée
Anjou                              Sainte-Julie                     Beauharnois

Dominic Groulx                     Richer David                     Serge Tanguay
Opérateur et répartiteur           Directeur                        Directeur RH
Entretien Industriel Rovan ltée    QualiVac Environnement           Campor Environnement
Beauharnois                        Montréal                         Rivière-du-Loup

Groupes de validation de la norme pour le large consensus

Allan Théoret                     Terry Drimonis                   Sylvain Martin
Contremaître                      Opérateur                        Superviseur
Véolia Services à                 Véolia Services à                Services Environnementaux JBM
l’Environnement                   l’Environnement                  Sainte-Julie
Pointe-aux-Trembles               Montréal

Christian Béliveau                Éric MacKay                      Patrick Racicot
Opérateur                         Opérateur                        Superviseur
RSR Environnement                 ABC Environnement                AmNor Industries
Anjou                             Crabtree                         Montréal

Daniel Paquette                   Guy Côté
Opérateur                         Coordonnateur SST et des
Enviro-Urgence                    opérations
Boisbriand                        Récubec
                                  Montréal

1 Description de la situation et du développement du métier
1.1 La définition du métier

La présente norme professionnelle vise le métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage
industriel.

Les personnes qui exercent ce métier ont pour mission de purger des sites, des
installations et des équipements industriels ou commerciaux de la présence de matières
résiduelles de nature chimique ou organique présentant des risques ou pouvant gêner le
bon fonctionnement d’opérations.

Ces personnes effectuent, par jet d’eau ou d’abrasifs sous pression et parfois
manuellement, le nettoyage de surfaces en contact avec les matières à éliminer. Elles
effectuent également, par pompage à vide, la récupération des matières résiduelles et les
transportent vers des sites de traitement et d’élimination. Leurs interventions sont
exécutées avec une préoccupation de tous les instants pour la sécurité des personnes,
la préservation de l’intégrité des installations et le respect de l’environnement.

Afin de bien délimiter le métier, il importe d’en préciser certaines particularités :

     L’opératrice ou l’opérateur peut utiliser un jet d’abrasifs (sable, bicarbonate de
       soude ou autre) pour effectuer un nettoyage. Cependant, la préparation de
       surfaces à l’abrasif, par exemple en vue de l’application de peinture ou de la coupe
       de matériaux, relève d’autres corps de métier.

     Le nettoyage d’une surface ou la récupération d’un sol potentiellement contaminé
       à l’aide d’une aspiratrice-excavatrice (ou hydrovac) sont des travaux propres au
       métier. Par contre, l’utilisation de cette technologie pour effectuer des opérations
       d’excavation ou de terrassement sans lien avec le nettoyage ou la récupération de
       matière potentiellement dangereuse relève d’autres corps de métier.

     La définition du métier inclut l’aide-opératrice ou l’aide-opérateur puisque cette
       personne fait le même travail que l’opératrice ou l’opérateur en nettoyage
       industriel, à l’exception toutefois de la conduite des camions, parce qu’elle n’a pas
       le permis approprié.

     La définition du métier exclut la ou le manœuvre qui exécute différentes opérations
       non spécifiques au métier ou qui n’exigent pas une qualification particulière.

     La définition du métier exclut la personne-cadre qui exerce des fonctions de
       supervision auprès des opératrices ou opérateurs en nettoyage industriel, mais qui
       ne participe pas directement aux activités de nettoyage.

Le métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel est répertorié dans la
Classification   nationale   des     professions sous   l’appellation   Nettoyeurs
spécialisés/nettoyeuses spécialisées (CNP 6732).

1.2 La raison d’être de la norme professionnelle

Une norme professionnelle et un programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT)
ont été produits en 2003 en réponse aux besoins de formation et de pénurie de
main-d’œuvre des entreprises du secteur ainsi que pour réduire le taux d’accidents du
travail associé au métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel qui, à l’époque,
était particulièrement élevé et comptait des décès. Depuis, plus de 818 démarches
d’apprentissage ont été réalisées et 456 apprenties et apprentis ont été certifiés.

EnviroCompétences a enclenché des travaux d’actualisation de la norme après que des
entreprises aient signalé que les technologies utilisées pour l’exercice du métier étaient
en évolution, ce qui avait une incidence importante sur les tâches.

L’analyse de profession réalisée en 20171 a permis de mettre en évidence une certaine
évolution des tâches du métier et, par conséquent, des compétences à mettre en œuvre.
Les risques associés à l’exercice du métier, qui étaient déjà très élevés, se sont accrus
depuis 2003, et ce, principalement en raison de l’augmentation de la puissance des
équipements. De leur côté, les méthodes, procédures et protocoles de sécurité se sont
raffinés et exigent des opératrices et des opérateurs davantage de connaissances et
d’apprentissages.

La qualification des opératrices et des opérateurs en nettoyage industriel est un enjeu
important, notamment en raison des risques élevés associés au métier, qui rendent
l’apprentissage incontournable. Par ailleurs, comme le taux de roulement est élevé dans
ce secteur industriel, la formation est continuellement à refaire auprès de nouvelles
recrues. Or, l’offre de formation en institution pour ce métier est extrêmement limitée au
Québec : seule Forgescom – Commission scolaire du Lac-Saint-Jean offre un
programme de formation en nettoyage industriel. Celui-ci dure six mois (780 heures) et
mène à une attestation d’études professionnelle (AEP). Entre 2010 et 2018, ce
programme a permis la certification de 67 travailleurs dans la région du Saguenay–Lac-
Saint-Jean. En 2018-2019, sa diffusion a été élargie afin qu’il soit offert à au moins quatre
cohortes dans différentes régions. On prévoit qu’une cinquantaine de finissants seront
diplômés. La grande majorité des recrues en entreprise n’ont accès qu’à l’entraînement
à la tâche pour acquérir les compétences nécessaires à l’exercice du métier, d’où l’intérêt
pour le PAMT, qui compte comme un des moyens pour qualifier les opératrices et les
opérateurs.

1 Réalisée à l’automne 2017 et publiée en janvier 2018.

1.3 Le nombre et le profil des personnes exerçant le métier

Le métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel est classé dans une catégorie
générique de métiers sous le code CNP 6732 – Nettoyeurs spécialisés/nettoyeuses
spécialisées. Il se retrouve ainsi amalgamé à de nombreux autres métiers qui n’ont pas
de liens avec lui ou qui en ont peu, comme les laveuses ou laveurs de vitres, les laveuses
ou laveurs d’autobus, les nettoyeuses ou nettoyeurs de tapis et de meubles rembourrés,
les ramoneuses ou ramoneurs et bien d’autres.

Toutes les statistiques gouvernementales relatives aux différents métiers que comprend
ce code sont fusionnées. Il est donc difficile d’obtenir des données officielles qui
permettraient de statuer sur le nombre d’opératrices et opérateurs en nettoyage industriel
en emploi au Québec. Par exemple, selon le site Information sur le marché du travail
(IMT), 10 000 personnes sont répertoriées sous le code CNP 6732, mais il n’est pas
possible de départager, dans ce groupe, celles qui se consacrent au nettoyage industriel.

Les seules statistiques disponibles sur le nombre de personnes exerçant le métier au
Québec sont fragmentaires. Par exemple, en 2013, lors d’un atelier2, sept des entreprises
du sous-secteur « nettoyage industriel » employaient à elles seules 942 opératrices et
opérateurs3. Pour sa part, le plus récent diagnostic sectoriel4 recensait, en 2015, parmi
les neuf entreprises en nettoyage industriel ayant répondu à un sondage, 604 opératrices
et opérateurs.

Quant au profil des opératrices ou des opérateurs, aucune donnée officielle n’existe.
Cependant, les participants à l’analyse de profession de 20175 ont mentionné que le
métier n’était exercé pratiquement que par des hommes. Il y a des opératrices en
exercice, mais elles sont, à ce jour, des exceptions.

1.4 Les entreprises du secteur

Les personnes qui exercent le métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel
travaillent pour des compagnies généralistes en nettoyage industriel, des compagnies
spécialisées (ex. : conduits de ventilation, cales de bateaux, égouts de rue) et, dans
certains cas, pour les entreprises qui exploitent les installations à nettoyer ou les
municipalités ayant la responsabilité de purger les installations sanitaires (fosses
septiques, stations de pompage, conduits d’égouts) de leur territoire.

Celles-ci font partie des secteurs industriels Services d’assainissement et autres services
de gestion des déchets (SCIAN 5629). Ce groupe comprend :

2 EnviroCompétences. Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel – Rapport d’analyse de pertinence simplifiée,

décembre 2013.
3 Ce nombre fait abstraction du personnel de deux entreprises d’assainissement présentes.
4 EnviroCompétences.      Diagnostic industriel et de main-d’œuvre de la filière environnementale,
édition 2016-2017.
5 EnviroCompétences. Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel – Rapport d’analyse de profession, janvier 2018.

              les établissements qui ne figurent dans aucun autre groupe et dont
              l’activité principale est la gestion des déchets, comme
              l’assainissement et le nettoyage des sites contaminés, l’exploitation
              d’installations de récupération de matériaux et le nettoyage des
              fosses septiques6.

Le SCIAN 5629 se subdivise en trois classes, soit :
                SCIAN 56291 – Services d’assainissement ;
                   Cette classe comprend les établissements dont l’activité
                   principale est l’assainissement et le nettoyage de bâtiments, de
                   sites miniers, de sols ou d’eaux souterraines contaminés. Sont
                   également inclus les établissements dont l’activité principale est
                   la régénération intégrée des sites miniers, dont
                   l’assainissement des sols, le traitement des eaux usées,
                   l’élimination des matières dangereuses, le tracé des courbes de
                   niveau et la remise en végétation.
                SCIAN 56292 – Installations de récupération de matériaux ;
                   Cette classe comprend les établissements dont l’activité
                   principale est l’exploitation d’installations dans lesquelles des
                   matériaux recyclables sont séparés des déchets ou dans
                   lesquelles des matériaux recyclables mélangés sont triés en
                   catégories distinctes et préparés pour l’expédition.
                SCIAN 56299 – Tous les autres services de gestion des
                   déchets ;
                   Cette classe comprend les établissements qui ne figurent dans
                   aucune autre classe et dont l’activité principale est la gestion
                   des déchets.

Les données statistiques associées au SCIAN 5629 ne permettent pas de déterminer
avec exactitude le nombre d’établissements de nettoyage industriel au Québec. En effet,
la description des classes de SCIAN à cinq chiffres montre que le secteur du nettoyage
industriel est amalgamé à d’autres services comme les centres de tri de déchets, les
entreprises d’aménagement paysager après décontamination et bien d’autres.

Cependant, les données du tableau 1 montrent que la très grande majorité des
établissements du secteur ont moins de 50 employés et que plus de la moitié ont moins
de 10 employés, ce qui, dans l’ensemble, correspond à ce qu’ont rapporté les experts du
métier ayant participé aux différents travaux relatifs à la production de cette norme.

6 Source : Statistique Canada.

                 Tableau 1 – Nombre d’établissements avec employés au
                    Québec selon la taille des établissements en 2017

          SCIAN                  Taille des établissements en nombre d’employés                       Total
      (Sous-secteur)              De 1 à 9      De 10 à 49      De 50 à 99       100 et plus
 56291 – Services
                                      35             27               1                1               64
 d’assainissement
 56292 – Installations de
                                      22             19               3                1               45
 récupération de matériaux
 56299 – Tous les autres
 services de gestion des              50             43               5                2               100
 déchets

 Total                               107             89               9                4               209

 Source : EnviroCompétences. Portrait et enjeux macroéconomiques de l’emploi dans le secteur de l’environnement,
          mise à jour septembre 2018. Les données utilisées proviennent de Statistique Canada.
 Note : Le SCIAN 5629 recouvre plusieurs sous-secteurs et types de services. Ces données ne reflètent donc que
          partiellement la situation de l’industrie du nettoyage industriel.

Même s’il est probable qu’un certain nombre d’établissements de nettoyage industriel
soient classés dans le SCIAN non déterminé 56 299 – Tous les autres services de gestion
des déchets, ceux qui sont directement associés à cette norme sont davantage classés
dans le SCIAN 56291 – Services d’assainissement. Selon le tableau 1, cette classe
compterait 64 établissements.

Par ailleurs, selon un recensement effectué par EnviroCompétences en 2019, on compte
29 entreprises de nettoyage industriel au Québec. Certaines d’entre elles ayant plus
d’une succursale, il y aurait, toujours selon ce recensement, 52 établissements dans ce
secteur industriel au Québec.

1.5 Les principales régions concernées

Il n’y a pas de données sur la répartition des opératrices ou opérateurs en nettoyage
industriel selon les régions au Québec. Les seules données régionales disponibles ont
trait au nombre total d’emplois dans le SCIAN 5629 – Services d’assainissement et autres
services de gestion des déchets, tous postes confondus (tableau 2).

         Tableau 2 – Emplois totaux par région en 2016 pour le SCIAN 5629 –
         Services d’assainissement et autres services de gestion des déchets
                                                           Nombre d’emplois
              Régions administratives                                                      % (n = 4 480)
                                                             (SCIAN 5629)1
   Montérégie                                                      1 040                       23,3
   Montréal                                                         520                        11,6
   Capitale-Nationale                                               435                        9,7

    Laurentides                                                     425                         9,5
    Lanaudière                                                      425                         9,5
    Chaudière-Appalaches                                            285                         6,4
    Outaouais                                                       245                         5,5
    Estrie                                                          170                         3,8
    Centre-du-Québec                                                155                         3,5
    Saguenay–Lac-Saint-Jean                                         150                         3,4
    Mauricie                                                        145                         3,2
    Bas-Saint-Laurent                                               130                         2,9
    Laval                                                           130                         2,9
    Côte-Nord                                                       115                         2,6
    Abitibi–Témiscamingue                                            75                         1,7
    Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine                                    15                         0,3
    Nord-du-Québec                                                   10                         0,2
                                              TOTAL                4 470                      100 %
    1 Source : EnviroCompétences. Portrait et enjeux macroéconomiques de l’emploi dans le secteur de

    l’environnement, mise à jour septembre 2018. Les données utilisées proviennent de Statistique Canada.
    Note : Le SCIAN 5629 recouvre plusieurs sous-secteurs et types de services. Ces données ne reflètent donc
    que partiellement la situation de l’industrie du nettoyage industriel.

1.6 Le taux de syndicalisation

Aucun travail de recension de la syndicalisation des entreprises du secteur n’a été
effectué à ce jour. Les participants à l’élaboration de l’analyse de profession de 2018 ont
cependant estimé qu’au Québec, moins de la moitié des personnes exerçant le métier
sont syndiquées. La principale centrale mentionnée est celle des Teamsters, mais des
employés seraient également syndiqués avec la CSN.

1.7 Les perspectives de développement du métier dans le secteur

Le métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel subit et continuera de subir,
dans les années à venir, différents changements techniques, sociaux, économiques et
sectoriels.

L’environnement concurrentiel évolue. Des entreprises en achètent d’autres pour
fusionner. À leur tour, elles sont achetées par de plus gros joueurs. D’autres font faillite
et renaissent sous un autre nom. Cette valse de fusions, acquisitions et autres ne semble
pas influencer le métier outre mesure : dans le marché québécois, les méthodes de
travail, la clientèle et les opératrices ou opérateurs restent sensiblement les mêmes
indépendamment des structures qui les chapeautent.

L’un des changements hautement discutés depuis des années, mais pour lequel il n’y a
pas d’évolution est celui de la transformation du métier d’opératrice ou d’opérateur en
nettoyage industriel en un métier réglementé, donc réservé à celles et ceux qui détiennent
une carte de compétence. À cet égard, certains participants ont mentionné la possibilité
que des sous-secteurs du nettoyage soient assujettis au Décret de la construction.

Quatre types de changements technologiques pourraient avoir des répercussions sur le
métier. Le premier est l’augmentation de la puissance de l’équipement (aspiration et jet
sous pression). Cependant, puisque les limites humaines pour exploiter manuellement
une telle puissance ont été atteintes, un second type de changement technologique est
en voie de s’implanter au rythme des capacités financières des entreprises pour les
acquérir : systèmes antiretour, systèmes de nettoyage automatisés, télécommandes à
distance, bras articulés et robots. Ces nouvelles technologies permettent d’augmenter la
puissance de l’équipement, d’éventuellement réduire les temps de nettoyage ainsi que
de réduire les risques d’accident en permettant d’éloigner les personnes des opérations.
Elles pourraient donc avoir un impact direct sur des méthodes de travail ainsi que sur le
nombre d’emplois disponibles.

Un autre type de changement concerne l’apparition de nouvelles technologies de
nettoyage, comme l’ionisation laser, la cryogénie ou le décapage à la glace sèche et la
décontamination à l’aide de bactéries. Mais la nouvelle technologie la plus en vogue est
l’aspiratrice-excavatrice (ou Hydrovac), qui apparie en une seule opération le jet sous
pression et l’aspiration. Ce type d’équipement permet non seulement de nettoyer des
sites et de récupérer des sols potentiellement contaminés, mais aussi d’élargir le spectre
des services des entreprises à d’autres secteurs industriels sans lien avec le nettoyage,
par exemple en leur permettant d’effectuer des travaux d’excavation pour les secteurs de
la construction ou de l’ingénierie civile.

Finalement, l’amélioration de l’équipement de protection individuelle (ÉPI), dont le port de
masques en silicone et d’habits ultrarésistants en kevlar, constitue un autre changement
technologique notable.

Les experts de l’industrie s’attendent aussi à des resserrements constants de la
réglementation des gouvernements et des donneurs d’ouvrage, et ce, tant en matière de
santé et de sécurité (SIMDUT, ronde de sécurité, heures de conduites, cadenassage,
etc.) que de protection de l’environnement (ex. : transport des marchandises
dangereuses). Par ailleurs, il est question d’une possible déréglementation en ce qui a
trait au transport de certains produits (ex. : huiles usées), ce qui pourrait permettre
l’émergence d’une nouvelle concurrence.

Les donneurs d’ouvrage prennent de plus en plus de moyens pour diminuer la production
de leurs matières résiduelles ou pour récupérer et exploiter des matières dont ils
cherchaient autrefois à se débarrasser. En conséquence, le volume de travail pourrait
diminuer avec le temps et les matières à récupérer pourraient changer.

2 Processus d’élaboration de la norme professionnelle
La norme professionnelle est un document ayant une valeur de standard pour les
entreprises d’un secteur, pour le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité
sociale et pour la Commission des partenaires du marché du travail.

En plus d’un portrait de la situation et du contexte général d’exercice de la profession,
elle comprend une description des compétences nécessaires pour l’exercer et sert de
référence pour structurer l’apprentissage, reconnaître les compétences et délivrer la
certification professionnelle.

Le processus d’élaboration de la norme professionnelle liée au métier d’opératrice ou
opérateur en nettoyage industriel a comporté cinq phases :

     1. La réalisation d’une analyse de profession en 2013 avec mise à jour en 2017-2018.
     2. La constitution d’un comité d’orientation.
     3. La conception et la validation d’un profil de compétences.
     4. La production et la validation d’un projet de norme professionnelle.
     5. La démonstration du consensus sectoriel sur la norme professionnelle.

2.1 La réalisation d’une analyse de profession en 2013 avec une mise à jour
    en 2018

Une analyse de la profession d’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel a été
réalisée à l’automne 2013 avec un groupe composé de 11 spécialistes exerçant le métier.
Parmi ces experts, quelques-uns avaient un rôle de supervision et d’autres agissaient en
tant que formateurs.

L’atelier d’analyse a notamment permis d’établir un tableau des tâches et des opérations
ainsi qu’une liste des conditions et exigences de réalisation, de décrire le contexte
organisationnel, de préciser les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires
à l’accomplissement du travail et d’établir les risques pour la santé et la sécurité du travail.

À l’époque, à la demande d’entreprises du secteur, il avait été convenu d’inclure parmi
les professionnels de ce métier les personnes qui font de l’assainissement biologique de
surfaces à l’aide de produits giclés à basse pression ainsi que la récupération de graisse
de cuisson de restaurants à l’aide d’un camion muni d’une pompe. Cet élargissement du
métier avait compliqué l’analyse puisque les tâches des personnes faisant de
l’assainissement et de la récupération de graisse différaient de façon importante par
rapport à celles qui font du nettoyage industriel, et ce, même si le type d’équipement
utilisé était similaire (jet sous pression et pompe à vide).

À l’automne 2017, une mise à jour de l’analyse de profession de 2013 a été réalisée.
Cependant, en raison des difficultés qui avaient été constatées pour concilier
l’assainissement et le nettoyage industriel en une même norme, il a été décidé que le

métier serait recentré sur le nettoyage industriel pur et simple. Cette décision a donné
lieu à une plus grande cohérence dans la description des tâches et des opérations dans
l’analyse de profession publiée en janvier 2018.

2.2 La constitution d’un comité d’orientation

Un comité d’orientation, constitué principalement de représentantes et de représentants
de l’industrie du nettoyage industriel, a été créé pour aiguiller la conduite des travaux du
projet, proposer des personnes-ressources à consulter et valider les documents produits.

2.3 La production d’un profil de compétences

La troisième phase du processus a consisté à élaborer un profil des compétences
nécessaires à l’exercice du métier. Les travaux ont été menés avec un souci constant de
répondre aux exigences méthodologiques du Cadre de développement et de
reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (CDRCMO).

Ce profil a été élaboré à partir des informations contenues dans l’analyse de profession
de 2018. La norme existante de 2003 a servi de référence et des séances de consultation
ont été organisées avec différentes personnes exerçant le métier. De multiples
suggestions visant à bonifier le profil ont été intégrées au document au fil des rencontres.

2.4 La validation du profil de compétences

Le projet de profil de compétences a été soumis au comité d’orientation lors de deux
séances de travail d’une demi-journée. Durant ces rencontres, plusieurs modifications ont
été apportées au document pour qu’il reflète les spécificités du métier, des entreprises et
des normes de santé et de sécurité en vigueur.

Par la suite, le 12 décembre 2018, un groupe d’experts du métier a été rencontré afin que
tout le travail accompli jusqu’alors soit mis à l’épreuve. Ces personnes ont analysé et revu
chaque composante du profil de compétences, c’est-à-dire les contextes de réalisation,
les éléments de compétence et les critères de performance. À partir des discussions et
des débats tenus lors de ces rencontres, des ajustements ont été apportés au document.

2.5 La production et la validation d’un projet de norme professionnelle

Un projet de norme a été rédigé à partir des résultats des travaux déjà effectués, dont le
profil de compétences.

Ce projet de norme a été revu et approuvé par le comité d’orientation lors d’une séance
de travail pour ensuite être soumis au processus de consensus sectoriel.

2.6 La démonstration du consensus sectoriel sur la norme professionnelle

La norme professionnelle a été validée entre janvier et juin 2019 auprès de l’ensemble
des intervenants du secteur du nettoyage industriel, et ce, en vue de l’obtention d’un large
consensus. Cette validation a été effectuée à l’aide de plusieurs activités :

     1. Validation par les membres du comité d’orientation du projet. Celui-ci comprend
        notamment six experts des différentes spécialités du métier. Ces personnes ont
        approuvé point par point tous les éléments de la norme et ont émis quelques
        suggestions mineures visant à améliorer le document.
     2. Validation de la norme par un groupe de discussion qui a réuni huit experts du
        métier représentant autant d’établissements de nettoyage industriel. Ces
        personnes ont révisé le projet de norme point par point et ont proposé certaines
        suggestions de modification. Pour finir, les participants se sont dits en accord avec
        la norme professionnelle et ont affirmé que celle-ci décrivait bien les compétences
        du métier.
     3. Validation à l’aide d’un sondage. Du 6 mars au 22 mai 2019, les 52 établissements
        du secteur ont été invités par courriel, par de nombreux rappels téléphoniques ainsi
        que par des communications réalisées par des influenceurs, à répondre à un
        questionnaire en ligne sur la norme. Les points saillants de ce sondage sont les
        suivants :
            a. L’échantillon final était constitué de 32 répondants représentant
               39 établissements qui, eux, ont à leur emploi un total de 962 opératrices et
               opérateurs en nettoyage industriel.
            b. La totalité des 39 établissements consultés (100 %) atteste que, dans son
               ensemble, le profil proposé décrit bien les compétences du métier.
            c. La totalité des 39 établissements (100 %) est d’accord pour que la
               compétence 7 : « Éliminer des matières résiduelles récupérées », soit
               complémentaire, c’est-à-dire qu’elle ne soit pas requise pour l’obtention de
               la certification.
            d. La quasi-totalité des 39 établissements confirme que chacune des
               compétences essentielles peut être acquise dans les entreprises.
     4. Validation par le Conseil des entreprises en technologies environnementales du
        Québec (CETEQ), une association patronale qui regroupe les entreprises privées
        des principaux secteurs de l’économie verte québécoise, dont une douzaine
        d’entreprises œuvrant dans le nettoyage industriel.
     5. Validation par le conseil d’administration d’EnviroCompétences.

Les résultats du sondage et des diverses consultations menées permettent de conclure
que la norme professionnelle fait l’objet d’un consensus important au sein du secteur du
nettoyage industriel. Dans l’ensemble, les compétences décrites correspondent aux
attentes et aux exigences de cette industrie.

3 Présentation de la norme professionnelle

3.1 La description du contexte général d’exercice du métier

3.1.1 Les tâches du métier

Il existe deux grands types de processus de travail selon le modèle d’affaires de
l’entreprise.

L’opératrice ou opérateur en nettoyage industriel peut effectuer des visites routinières ou
ponctuelles chez la clientèle pour vider, par pompage, des réservoirs ou des contenants
qui se remplissent à intervalles plus ou moins réguliers, tels que des bassins de rétention
dans des industries ou des fosses septiques dans des municipalités. Lorsque requis, la
personne peut utiliser un jet sous pression pour rincer le système de récupération et de
stockage une fois qu’il est vidé. Ce service est généralement programmé dans un
calendrier, mais il peut également être offert sur appel, à la demande de la clientèle, par
exemple, pour la récupération d’un déversement à la suite d’un accident environnemental.

La personne exerçant ce métier peut également effectuer des travaux de nettoyage et de
pompage dans des situations exigeant une préparation spécifique et adaptée en raison :

     du potentiel de dangerosité des produits à récupérer ;
     de la nature des installations à nettoyer (espaces clos, structures dégradées par
       la rouille ou par un incident) ;
     de la puissance de l’équipement à utiliser (pompe et jet sous pression) ;
     du niveau d’incertitude de la situation à traiter (ex. : déversement fortuit de produits
       non identifiés, interactions possibles de matières entre elles, etc.).

Cette préparation préalable et rigoureuse des opérations tient compte des normes
gouvernementales et du donneur d’ouvrage en matière de santé et sécurité et de
protection de l’environnement. Elle implique une analyse rigoureuse de la situation pour
le repérage des dangers correspondant à la tâche (analyse sécuritaire de la tâche ou
AST), la détermination de procédures de travail visant à réduire les risques, la mise en
place de moyens de protection spécialisés, la vérification de la disponibilité et de
l’emplacement du matériel d’intervention d’urgence sur le site, la mise à énergie zéro des
installations à l’aide de procédures de cadenassage ainsi qu’une concertation étroite avec
la clientèle, le personnel de supervision et les collègues de travail. Pendant le nettoyage
ou le pompage, une application stricte des procédures établies et une vigilance de tous
les instants sont exigées des opératrices et opérateurs pour prévenir les accidents.

Quand toutes les surfaces ont été récurées ou quand toutes les matières résiduelles ont
été récupérées, il convient de fermer le site de travail, ce qui implique qu’il faut vérifier la
satisfaction de la clientèle à l’égard du travail effectué, puis de nettoyer et ranger le
matériel ainsi que nettoyer le site et les installations et les rendre fonctionnels.

Toute matière résiduelle récupérée doit être transportée vers un site de déchargement ou
d’élimination. Sur place, les autorités du site peuvent prendre en charge la vidange et le
lavage de la citerne et l’équipement, mais ce travail peut aussi incomber à l’opératrice ou
l’opérateur.

Que ce soit au garage de l’entreprise, sur le site de travail ou sur le site de déchargement,
l’opératrice ou l’opérateur est appelé régulièrement à valider des documents ou des
formulaires, à y consigner des informations en lien avec le travail exécuté et à les signer.

3.1.2 L’environnement de travail

Les personnes qui font du nettoyage industriel sont appelées à travailler dans une grande
diversité de milieux. Elles doivent intervenir dans différents types d’environnements : à
l’intérieur comme à l’extérieur ; en hauteur, dans des échafaudages ou des nacelles, ou
bien dans des trous ; dans des espaces parfois dégagés, parfois exigus ou encombrés ;
dans des espaces ouverts ou des espaces clos, lesquels constituent, par définition, des
lieux impropres à la vie humaine (réservoirs, tunnels, tuyaux, cheminées, etc.). Tous ces
espaces à nettoyer sont évidemment souillés, poussiéreux, huileux, graisseux, rouillés,
etc., peuvent contenir des produits dangereux et comporter un risque important pour la
santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs.

Ces personnes travaillent également sur la route puisqu’elles ont à déplacer leur
équipement sur les sites à nettoyer et les matières récupérées vers les sites de
déchargement. Quand elles sont chez leur employeur, elles travaillent au garage pour
préparer le camion contenant l’équipement de nettoyage et rassembler le matériel
complémentaire, ou bien pour faire des travaux d’entretien sur cet équipement.

Lorsque l’équipement de nettoyage est en fonction, le bruit peut être assourdissant au
point où les normes sont souvent dépassées. Même quand l’équipement de nettoyage
est hors fonction, le bruit peut être élevé si l’environnement est de type industriel.

La ventilation varie évidemment selon la configuration du site et les matières à nettoyer.
Il peut y avoir des émanations ou des vapeurs incommodantes ou toxiques, de la
poussière ainsi que des odeurs, parfois puissantes et nauséabondes. Des mesures de
qualité de l’air doivent être prises pour que la présence de gaz dangereux soit détectée.
La ventilation des espaces à nettoyer est souvent une nécessité et, dans les espaces
clos, celle-ci n’est parfois pas suffisante ; un équipement respiratoire autonome peut être
requis.

Les personnes qui exercent le métier sont exposées à des variations de température
importantes. Si le travail est effectué à l’extérieur l’hiver, il peut faire très froid et humide,
surtout lorsque le travail est effectué à l’aide d’un jet d’eau sous pression. En été, le travail
peut être fait sous un soleil de plomb. Dans les milieux confinés et les espaces clos, la
température peut monter à des niveaux intolérables, auquel cas la ventilation de l’espace,
une veste réfrigérée, une rotation ou des pauses fréquentes des personnes pourraient
être requises. Le port d’un équipement de protection individuelle (ÉPI) peut également

devenir une source importante d’inconfort attribuable à la chaleur, particulièrement s’il
s’agit d’un habit encapsuleur.

Certaines installations à nettoyer n’étant pas conçues pour la vie humaine, l’éclairage y
est minimal, voire inexistant. Il convient donc d’installer un éclairage d’appoint pour
permettre le nettoyage. S’il y a des produits inflammables ou explosifs à proximité, seul
un éclairage spécial, sans risque que des étincelles se forment, peut être utilisé. Par
ailleurs, lorsque le nettoyage se fait au jet sous pression, la visière de l’opératrice ou de
l’opérateur est constamment éclaboussée.

Le travail s’effectue essentiellement debout, mais la configuration des espaces à nettoyer
peut exiger de travailler dans différentes positions : accroupi, couché avec des
contorsions, etc.

3.1.3 Les conditions de travail

La fluctuation de l’économie influence la somme de travail et l’emploi. Le métier est exercé
toute l’année, mais il peut y avoir une période de mise en disponibilité s’étalant de la fin
décembre à la fin février environ. Ce sont alors surtout les personnes ayant moins
d’ancienneté qui sont touchées. Encore tout récemment, les industries effectuaient le
nettoyage de leurs installations en saison chaude, quand l’eau ne gèle pas, plutôt qu’en
saison froide. Toutefois, cette réalité serait moins vraie aujourd’hui, surtout lorsque
l’économie fonctionne à plein régime.

Certains donneurs d’ouvrage tendent à devancer ou à reporter des projets de nettoyage
par rapport à la période de dégel (de la mi-mars à la mi-mai), car les frais de transport
augmentent lorsque les camions doivent respecter des limites de poids plus sévères.

En général, les personnes exerçant le métier d’opératrice ou opérateur en nettoyage
industriel ont un horaire variable selon les projets et la demande. Elles peuvent donc être
en poste tant le jour que le soir ou le week-end, et le nombre d’heures varie en fonction
du travail à faire. Elles peuvent également être en état d’alerte 24 heures sur 24 et 7 jours
sur sept pour réaliser des travaux de nettoyage à la suite d’une urgence
environnementale.

Il n’est pas rare que des heures supplémentaires soient nécessaires pour terminer un
nettoyage qui s’éternise, et ainsi pouvoir fermer le chantier et plier bagage. Certaines
journées de travail peuvent durer 12 heures et exceptionnellement jusqu’à 16 heures.
Parfois, des équipes se relaient sur des quarts de travail différents tant que le nettoyage
du site n’est pas terminé. Leur horaire varie donc selon les besoins des clients.

Pour des travaux planifiés (par opposition aux travaux d’urgence), la journée commence
entre 4 et 6 heures du matin, selon les entreprises et les projets. Les personnes ayant le
plus d’ancienneté peuvent avoir un choix d’horaire. Le fait d’être sur appel a évidemment
une incidence sur la durée d’une semaine de travail : jusqu’à 60 heures ou plus en haute
saison, alors qu’en basse saison, la semaine peut être réduite sous le seuil du temps

plein. Encore une fois, les cycles économiques peuvent avoir un effet sur la fluctuation
des heures travaillées.

Les jours fériés ne sont pas toujours chômés puisque les entreprises industrielles clientes
profitent de ces congés pour mettre à l’arrêt leurs installations et effectuer leur
maintenance. Par ailleurs, par définition, les opérations de nettoyage d’urgence peuvent
survenir n’importe quand, sans égard au calendrier.

De façon générale, le nombre de congés est le même que ceux de la majorité des
travailleuses et des travailleurs.

La rémunération des opératrices et opérateurs en nettoyage industriel est normalement
fixée sur une base horaire. De plus, il est possible de toucher des primes en fonction de
conditions particulières telles que :

       haute pression ;                               éloignement ;
       port d’un masque (ÉPI) ;                       soir ou nuit ;
       travail en hauteur ;                           garde (standby) ;
       travail en espace clos ;                       inspection ;
       chef d’équipe ;                                etc.

En ce qui concerne la rémunération globale, les avantages varient d’une entreprise à
l’autre. Les outils et l’équipement de protection individuelle sont fournis par l’employeur
(obligation légale), y compris les uniformes et leur entretien. Par ailleurs, plus la taille de
l’entreprise est grande, plus le personnel a des chances d’être couvert par un régime
d’assurances collectives.

3.1.4 Le niveau de responsabilité et d’autonomie

Le travail s’effectue en équipe de deux ou plus. Celle-ci peut être plus importante si la
quantité de travail ou la dangerosité du projet le justifie.

Lorsque le risque associé au projet est particulièrement élevé, l’équipe prend la forme
d’un groupe d’intervention (task force) et les tâches de chacun sont alors déterminées
avec précision. Durant les opérations de préparation du travail et de nettoyage, une
coordination mutuelle de tous les instants et un contact visuel ou auditif permanent entre
les membres de l’équipe, y compris le responsable des installations lorsqu’il est présent,
revêtent une importance capitale pour la sécurité. Lorsque le nettoyage se prolonge dans
le temps, les postes assignés peuvent être interchangés, dans la mesure où les règles
syndicales, s’il y en a, le permettent. Cette rotation favorise le repos des opératrices et
des opérateurs, car la chaleur, le froid, la fatigue, le bruit et le stress peuvent devenir, à
la longue, difficiles à supporter et être des sources d’accident. La polyvalence est donc

souhaitable, et la spécialisation des tâches n’est généralement que circonstancielle et
temporaire.

La marge de manœuvre des personnes qui exercent ce métier est très faible en ce qui a
trait au choix de la procédure de sécurité : ce sont les normes légales, les procédures de
l’entreprise et les exigences du donneur d’ouvrage (responsable des installations) qui les
dictent. Par contre, les personnes ont plus de latitude quant à l’organisation de leur travail
et au choix des procédures de nettoyage : les opératrices ou les opérateurs peuvent faire
des suggestions de méthodes de travail.

La sécurité est l’affaire de tous. Conformément à la loi C-21 Diligence raisonnable en
santé et sécurité du travail, tant l’entreprise de nettoyage que le donneur d’ouvrage
peuvent être tenus responsables d’un éventuel accident. Le représentant du donneur
d’ouvrage a donc intérêt à être présent, à expliquer les procédures de sécurité de son
entreprise, à surveiller activement l’exécution des travaux et à donner des consignes de
sécurité au besoin.

La responsabilité des erreurs ayant des conséquences, comme le bris d’une installation
de la clientèle ou de l’équipement de travail, peut relever de la direction et de la
supervision, ou encore du donneur d’ouvrage lui-même, si ses préparatifs pour rendre
ses équipements conformes ne sont pas adéquats. La responsabilité de l’opératrice ou
de l’opérateur est, à cet égard, limitée.

Le transport et le déchargement de matières résiduelles sur un site spécialisé se font
généralement par une seule opératrice ou un seul opérateur, en coordination avec le
personnel du site. Il est parfois nécessaire de prendre rendez-vous et de se présenter à
l’heure prévue, sans quoi il faudra attendre pour décharger la citerne. Les
aides-opératrices ou aides-opérateurs n’ont pas le permis nécessaire pour conduire des
camions transportant des matières résiduelles, à moins que ce soit un camion de moins
de 4 500 kg (permis de classe 5). Cependant, elles ou ils doivent savoir comment
manœuvrer l’équipement de nettoyage ou de pompage de ces camions.

La supervision du travail relève d’un cadre de l’employeur et, indirectement, du
responsable des installations du donneur d’ouvrage. Lorsque l’équipe dispose d’une
certaine autonomie en raison de l’expérience, une opératrice ou un opérateur peut agir à
titre de chef d’équipe et coordonner le travail. Il s’agit souvent, mais pas forcément, de la
personne ayant le plus d’ancienneté.

3.1.5 Le cadre légal et réglementaire

Selon l’analyse de profession de 2018, l’exercice du métier d’opératrice ou opérateur en
nettoyage industriel est particulièrement régi ou encadré par les lois suivantes :

     Loi concernant les propriétaires, les exploitants et les conducteurs de véhicules
       lourds (connue comme étant la « loi 430 »).

       Loi C-21 – Diligence raisonnable en santé et sécurité du travail. Cette loi est un
         amendement au Code criminel canadien. Elle vise à rendre imputables les
         organisations et les individus en position de responsabilité lorsque des
         manquements sont établis ou lorsque des actes de négligence entraînent des
         blessures corporelles graves ou le décès d’individus. Cette loi concerne la
         coresponsabilité des donneurs d’ouvrage et des dirigeants d’entreprises.

       Loi sur la santé et la sécurité du travail, et particulièrement le Règlement sur la
         santé et la sécurité du travail découlant de cette loi.

       Loi sur la qualité de l’environnement.

       Règlement sur les matières dangereuses.

       Loi sur le transport des marchandises dangereuses.

Dans certaines situations particulières, les personnes exerçant le métier doivent être
assujetties au Décret de la construction (CCQ) en ce qui a trait aux conditions de travail.

3.2 La liste des compétences

La norme professionnelle a été structurée de façon à assurer la qualification d’un plus
grand nombre d’opératrices ou opérateurs en nettoyage industriel. Elle tient compte de
deux spécialisations de la profession, à savoir le nettoyage à jet sous pression et le
pompage à vide.

La norme donne donc accès à un certificat de qualification professionnelle avec deux
spécialisations possibles, soit l’option nettoyage à jet sous pression ou l’option pompage.

Les personnes pourront obtenir leur qualification professionnelle en maîtrisant les
compétences propres à l’une ou l’autre spécialisation, ou bien les deux.

Les compétences essentielles obligatoires

Quelle que soit la spécialisation, une personne devra maîtriser les quatre compétences
essentielles et obligatoires suivantes pour recevoir la certification d’opératrice ou
opérateur en nettoyage industriel :

     1. Entretenir des relations en contexte professionnel.
     2. Organiser un déplacement vers un site de travail.
     3. Préparer une opération de nettoyage industriel sur un site de travail.
     4. Fermer un site de travail.

Les compétences essentielles en option

Par ailleurs, pour recevoir un certificat démontrant qu’elle est pleinement qualifiée pour
exercer le métier, une personne doit maîtriser, en plus des quatre compétences
essentielles obligatoires, au moins l’une des deux compétences essentielles en option
suivantes, sinon les deux, soit :
   5. Réaliser une opération de pompage.
   6. Réaliser une opération à jet sous pression.

À défaut d’obtenir une certification démontrant la maîtrise de l’ensemble des
compétences essentielles du métier, une personne peut obtenir des attestations pour
chacune des compétences spécifiques qu’elle maîtrise.

La compétence complémentaire

Une septième compétence s’ajoute pour celles et ceux qui vont décharger les matières
résiduelles récupérées dans des sites de déchargement :
   7. Éliminer des matières résiduelles récupérées.

Généralement, seules les personnes qui font le pompage et qui ont le permis adéquat
pour conduire le véhicule ont à maîtriser cette compétence. Par conséquent, comme ce
ne sont pas tous les opératrices ou les opérateurs n’ont pas la possibilité d’effectuer ce
travail, il n’est pas obligatoire de maîtriser cette compétence pour obtenir le certificat de
qualification professionnelle. Par contre, sa maîtrise permet de recevoir une attestation
dite complémentaire.

Toutes ces compétences (les six essentielles et la complémentaire) sont distinctes et
qualifiantes. Elles reflètent une progression professionnelle souple et intègrent les
connaissances théoriques, les savoir-faire et les savoir-être nécessaires à l’exercice du
métier.

Les sections qui suivent décrivent de façon détaillée chacune de ces compétences. Le
tableau de la page suivante présente une synthèse de l’ensemble des compétences avec
les éléments de compétence qui leur sont associés.

                              Tableau synthèse des compétences et des éléments de compétence

                                                    Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel

     COMPÉTENCES ESSENTIELLES OBLIGATOIRES

     Compétences                                                                     Éléments de compétence
 1.                       1.1                      1.2                        1.3                       1.4                     1.5                         1.6
 Entretenir des           Transiger avec les       Communiquer avec           Travailler en équipe
 relations en contexte    personnes-               différents
 professionnel            ressources d’un site     intervenants durant
                          de travail ou d’un       une opération à
                          site de                  risque
                          déchargement
 2.                       2.1                      2.2                        2.3                       2.4                     2.5                         2.6
 Organiser un             Interpréter des          Réunir et valider les      Rassembler                Préparer et inspecter   Établir l’itinéraire d’un
 déplacement vers un      consignes ou un          documents et               l’équipement              le véhicule avant un    déplacement
 site de travail          billet de travail        formulaires requis                                   déplacement
                                                   pour un travail
 3.                       3.1                      3.2                        3.3                       3.4                     3.5                         3.6
 Préparer une             Régler les formalités    S’informer des             Effectuer une             Participer à une        Vérifier le matériel et     Sécuriser une zone
 opération de             administratives avant    caractéristiques           analyse sécuritaire       analyse critique de     les mesures                 de travail
 nettoyage industriel     le début d’un travail    propres au site de         des aires de travail et   tâches (ACT)            d’intervention
 sur un site de travail                            travail et à l’opération   des tâches (AST)                                  d’urgence sur un site
                                                   à effectuer

                          3.7                      3.8                        3.9                       3.10                    3.11                        3.12
                          Appliquer des            Établir les                Revêtir l’équipement
                          procédures               procédures et les          de protection
                          d’élimination ou         méthodes                   individuelle (ÉPI)
                          d’atténuation de         spécifiques de travail
                          risques associés aux     pour une opération
                          installations
 4.                       4.1                      4.2                        4.3                       4.4                     4.5                         4.6
 Fermer un site de        Vérifier la              Laver l’équipement         Ranger les boyaux et      Remettre le site et     Consigner des               Effectuer des
 travail                  satisfaction de la       et le matériel après       autres pièces             les installations       informations en lien        travaux de
                          clientèle relativement   une opération              d’équipement dans         propres et              avec le travail             nettoyage et de
                          aux travaux réalisés                                un véhicule               fonctionnels            exécuté                     rangement au
                                                                                                                                                            garage de
                                                                                                                                                            l’entreprise

COMPÉTENCES ESSENTIELLES EN OPTION

Compétences                                                                    Éléments de compétence
5.                      5.1                     5.2                     5.3                     5.4                       5.5                    5.6
Réaliser une            Installer               Régler le               Exécuter un             Vérifier le matériel et   Évaluer la capacité    Détecter des
opération de            l’équipement pour       fonctionnement de       pompage                 l’équipement en           d’un réservoir à       signes de danger
pompage                 une opération de        l’appareillage durant                           cours d’opération         recevoir la quantité   ou des risques
                        pompage                 une opération                                                             de matière à pomper    d’accident pendant
                                                                                                                                                 un pompage
6.                      6.1                     6.2                     6.3                     6.4                       6.5                    6.6
Réaliser une            Installer               Régler le               Nettoyer des            Vérifier le matériel et   Détecter des signes
opération à jet sous    l’équipement pour       fonctionnement de       installations           l’équipement en           de danger ou des
pression                une opération à jet     l’appareillage durant                           cours d’opération         risques d’accident
                        sous pression           une opération                                                             pendant une
                                                                                                                          opération à jet sous
                                                                                                                          pression
COMPÉTENCE COMPLÉMENTAIRE
7.                      7.1                     7.2                     7.3                     7.4                       7.5                    7.6
Éliminer des matières   Vérifier le camion de   Transporter des         Régler les formalités   Vidanger une citerne      Laver une citerne et
résiduelles             pompage et ses          matières résiduelles    administratives sur                               l’équipement après
récupérées              composants avant le     vers un site de         un site de                                        une vidange
                        départ d’un site de     déchargement            déchargement
                        travail

              Description détaillée
     des compétences essentielles obligatoires

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                        Code CNP : 6732
Compétence 1 – Entretenir des relations en contexte professionnel
Contexte de réalisation
     Avec la clientèle, les employés d’un site de déchargement et les collègues de travail.
     À partir :
           o    de directives, de consignes ou d’instructions verbales ou écrites ;
           o    d’un billet ou d’une feuille de travail.
     À l’aide :
           o    des systèmes de communication ;
           o    de codes de communication convenus ;
           o    de formulaires, de documents et de registre ;
           o    de l’historique des travaux chez la clientèle.
     Selon :
           o    l’état de l’équipement et des matériaux à utiliser ;
           o    des risques associés à une opération ;
           o    les priorités du moment.
Critères généraux de performance
     Utilisation appropriée des termes techniques dans un langage adéquat.
     Écoute attentive des interlocuteurs.
     Manifestation de tact et de politesse.
     Respect :
            o    des objectifs de productivité de l’entreprise ;
            o    des politiques et des procédures de l’entreprise.

                   Éléments de compétence                                         Critères particuliers de performance

1.1 Transiger avec les personnes-ressources d’un site de travail   Collaboration efficace avec les personnes-ressources.
    ou d’un site de déchargement                                   Informations et explications fournies claires, complètes et précises.
                                                                   Réponses appropriées aux questions posées.
                                                                   Pertinence des conseils techniques et des solutions proposées.
                                                                   Démonstration judicieuse du bien-fondé des variantes
                                                                   d’intervention.
                                                                   Recherche concertée de solutions.
1.2 Communiquer avec différents intervenants durant une            Contact visuel régulier et réciproque avec les autres intervenants :
    opération à risque                                               o durant une opération de nettoyage ou de pompage ;
                                                                     o lors du déplacement d’un véhicule sur les aires de travail.
                                                                   Respect des distances prescrites entre les personnes durant une
                                                                   opération à risque.
                                                                   Communication en continu avec les intervenants présents sur le
                                                                   site de travail.
                                                                   Utilisation judicieuse des moyens de communication.
                                                                   Utilisation fluide et sans ambiguïté des signaux manuels et autres
                                                                   codes de communication convenus.
1.3 Travailler en équipe                                           Coordination efficace de ses activités avec celles des autres
                                                                   membres de l’équipe.
                                                                   Respect rigoureux :
                                                                     o des rôles et des responsabilités attribuées ;
                                                                     o des règles de fonctionnement établies.
                                                                   Ouverture aux suggestions des membres de l’équipe.
                                                                   Apport proactif de solutions aux changements de situation.
                                                                   Assistance appropriée et sécuritaire apportée aux autres membres
                                                                   de l’équipe.
                                                                   Acceptation bienveillante de l’aide apportée par des collègues.
                                                                   Participation active aux discussions et aux prises de décision.

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                                          Code CNP : 6732
Compétence 2 – Organiser un déplacement vers un site de travail
Contexte de réalisation
     Au garage de l’entreprise.
     À partir :
           o    de directives, de consignes ou d’instructions verbales ou écrites ;
           o    d’un billet ou feuille de travail.
     À l’aide :
           o    de l’outillage et de l’équipement appropriés ;
           o    de listes de contrôle (check-lists) ;
           o    de formulaires, de documents et de registres ;
           o    d’un GPS et de rapports de circulation ;
           o    de l’historique des travaux chez la clientèle ;
           o    de personnes-ressources dans l’entreprise.
     Selon :
           o    l’état de l’équipement et des matériaux à utiliser ;
           o    les risques associés à l’opération ;
           o    les priorités du moment.
Critères généraux de performance
     Respect :
          o   des objectifs de productivité de l’entreprise ;
          o   des politiques et des procédures de l’entreprise ;
          o   des normes de santé et de sécurité au travail ;
          o   des lois et des règlements relatifs au SIMDUT ;
          o   des lois et des règlements relatifs au transport, y compris le transport de marchandises dangereuses ;
          o   des normes environnementales.

                   Éléments de compétence                                        Critères particuliers de performance

2.1   Interpréter des consignes ou un billet de travail            Interprétation juste des directives et des consignes.
                                                                   Questionnement pertinent sur les travaux, sur l’équipement requis
                                                                   et sur les risques associés.
                                                                   Consultation appropriée des travaux antérieurs effectués et des
                                                                   problèmes survenus.
                                                                   Description correcte :
                                                                     o des travaux à réaliser ;
                                                                     o des particularités du projet ;
                                                                     o des procédures et règlements particuliers en vigueur sur le site
                                                                        de travail ;
                                                                     o des formations ou des compétences exigées par un site de
                                                                        travail ;
                                                                     o des méthodes de travail à utiliser ;
                                                                     o des risques associés aux méthodes de travail utilisées ;
                                                                     o des risques associés aux matières dangereuses à pomper ou
                                                                        à nettoyer ;
                                                                     o des moyens de prévention des risques.
                                                                   Anticipation correcte des problématiques qui pourraient survenir
                                                                   lors des opérations.
2.2   Réunir et valider les documents et formulaires requis pour   Sélection judicieuse des documents à rassembler.
      un travail                                                   Vérification adéquate des informations inscrites sur les documents.
                                                                   Pertinence des informations ou des commentaires ajoutés aux
                                                                   documents.
                                                                   Rangement des documents dans les endroits appropriés.

2.3   Rassembler l’équipement                                    Sélection judicieuse du matériel et de l’équipement en fonction du
                                                                 type de travail à effectuer.
                                                                 Quantité suffisante de matériel, de produits et de carburant pour le
                                                                 travail à effectuer.
                                                                 Appréciation juste de la conformité :
                                                                   o de l’unité de travail ;
                                                                   o de l’équipement et du matériel ;
                                                                   o de l’équipement de protection individuelle (ÉPI).
                                                                 Consignation adéquate des informations sur :
                                                                   o la fiche de contrôle du matériel et de l’équipement requis ;
                                                                   o les fiches ou les registres d’inspection ;
                                                                   o le billet de travail.
                                                                 Signalement approprié du matériel ou de l’équipement défectueux,
                                                                 usé, manquant ou non réglementaire.
                                                                 Manipulation adéquate et sécuritaire de l’équipement.
2.4   Préparer et inspecter le véhicule avant un déplacement     Disposition et arrimage réglementaires du matériel et de
                                                                 l’équipement dans un véhicule ou une remorque.
                                                                 Attelage sécuritaire d’une remorque.
                                                                 Vérification appropriée de la présence des étiquettes et des
                                                                 plaques d’identification des marchandises dangereuses.
                                                                 Choix approprié du lubrifiant, du carburant et des autres fluides en
                                                                 fonction de l’équipement.
                                                                 Remplissage de carburant et d’autres fluides effectué au moment
                                                                 opportun.
                                                                 Conformité de la ronde de sécurité (RDS) et du rapport
                                                                 d’inspection.
                                                                 Signalement approprié d’une défectuosité ou d’une anomalie.
2.5   Établir l’itinéraire d’un déplacement                      Prise en compte adéquate :
                                                                   o des contraintes légales du transport routier ;
                                                                   o de la densité de circulation du moment.
                                                                 Pertinence du trajet ou de l’itinéraire proposé.

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                                                  Code CNP : 6732
Compétence 3 – Préparer une opération de nettoyage industriel sur un site de travail
Contexte de réalisation
       À partir :
             o    de directives, de consignes ou d’instructions verbales ou écrites ;
             o    d’un billet ou d’une feuille de travail ;
             o    de listes de contrôle (check-lists).
       À l’aide :
             o    de protocoles et de procédures de sécurité ;
             o    de l’outillage et de l’équipement appropriés ;
             o    de l’équipement de sécurité et de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) ;
             o    de personnes-ressources de l’entreprise ou du site de travail.
       Selon :
             o    l’état du site et de l’équipement ;
             o    les risques associés à une opération ;
             o    les matières résiduelles à nettoyer ou à pomper ;
             o    les conditions météorologiques.
Critères généraux de performance
       Application des méthodes et des techniques sécuritaires de travail.
       Respect :
            o    des consignes, règles et normes de sécurités et de circulation en vigueur sur le site de travail ;
            o    des objectifs de productivité de l’entreprise ;
            o    des politiques et des procédures de l’entreprise ;
            o    des lois et des règlements relatifs au SIMDUT ;
            o    des lois et des règlements relatifs au transport, y compris le transport de marchandises dangereuses ;
            o    des normes de santé et de sécurité au travail ;
            o    des normes environnementales.

                   Éléments de compétence                                        Critères particuliers de performance

3.1 Régler les formalités administratives avant le début d’un         Application correcte des procédures d’enregistrement sur le site.
    travail                                                           Pertinence des documents échangés avec les autorités du site.
                                                                      Révision systématique des documents et des formulaires.
                                                                      Signatures apposées uniquement sur les documents validés et
                                                                      conformes.
                                                                      Contrôle rigoureux de la présence des signatures des autres
                                                                      intervenants sur les documents.
3.2 S’informer des caractéristiques propres au site de travail et     Questionnement judicieux des personnes-ressources sur :
    à l’opération à effectuer                                           o les particularités et les risques associés au site à nettoyer ;
                                                                        o les conditions de sécurité liées à l’exécution des travaux ;
                                                                        o les règles de sécurité et les mesures de prévention
                                                                           particulières en vigueur sur le site ;
                                                                        o les exigences et les attentes spécifiques du site de travail
                                                                           durant l’opération ;
                                                                        o les travaux à réaliser en coactivité avec d’autres corps de
                                                                           métier ;
                                                                        o les problématiques survenues lors des travaux antérieurs et les
                                                                           solutions mises de l’avant.
                                                                      Interprétation juste des besoins, des exigences et des contraintes
                                                                      du site de travail.

3.3 Effectuer une analyse sécuritaire des aires de travail et des     Vérification systématique des points de sécurité de la liste de
    tâches (AST)                                                      contrôle (check-list) :
                                                                        o de l’entreprise ;
                                                                        o du site de travail.
                                                                      Interprétation appropriée des mesures de détection des gaz.
                                                                      Détermination correcte des sources potentielles de danger.
                                                                      Prise en compte adéquate des incompatibilités et des risques
                                                                      associés aux matières et aux produits susceptibles d’interagir.
                                                                      Signalement, au moment opportun, des écarts entre les
                                                                      informations du billet de travail et les observations directes.
                                                                      Pertinence des mesures de prévention et de protection proposées.
                                                                      Consignation adéquate des informations sur les formulaires ou les
                                                                      documents.
3.4 Participer à une analyse critique de tâches (ACT)                 Détection correcte des risques qui ne peuvent pas être totalement
                                                                      éliminés par des mesures de prévention ou de protection.
                                                                      Contribution active à la recherche de solutions pour rendre la
                                                                      situation de travail sécuritaire.
                                                                      Proposition de mesures d’atténuation pertinentes :
                                                                        o rectification de procédures d’exécution de la tâche ;
                                                                        o ajout ou réaffectation d’opératrices ou d’opérateurs ;
                                                                        o remplacement ou modification d’outils, d’équipement ou de
                                                                           systèmes de communication ;
                                                                        o ajout ou modification de systèmes de protection collective ou
                                                                           d’équipement de protection individuelle.
                                                                      Expression claire de son accord par rapport à une solution.
                                                                      Justification appropriée d’utiliser son droit de refus d’exécuter un
                                                                      travail qui présente un danger.

3.5 Vérifier le matériel et les mesures d’intervention d’urgence     Repérage judicieux sur le site :
    sur un site                                                        o des installations sanitaires ;
                                                                       o de la douche et de la douche oculaire ;
                                                                       o des aires de repos ;
                                                                       o des sorties de secours ;
                                                                       o des moyens de communication d’urgence ;
                                                                       o du matériel d’intervention d’urgence ;
                                                                       o d’un poste de premiers soins ;
                                                                       o des points de rassemblement.
                                                                     Vérification systématique de la conformité du matériel d’urgence.
                                                                     Validation adéquate de la disponibilité :
                                                                       o des procédures de sauvetage ;
                                                                       o d’une équipe d’intervention d’urgence.
3.6 Sécuriser une zone de travail                                    Sécurisation conforme du véhicule :
                                                                       o lieu de stationnement ;
                                                                       o positionnement du véhicule par rapport au vent ;
                                                                       o distance par rapport au voltage d’installations électriques ;
                                                                       o installation de cales de roue ;
                                                                       o installation d’un boyau d’évacuation des gaz ;
                                                                       o mise à la terre ou à la masse de l’équipement du véhicule.
                                                                     Conformité des étiquettes et des plaques d’identification des
                                                                     marchandises dangereuses apposées sur le véhicule.
                                                                     Délimitation judicieuse du périmètre de sécurité.
                                                                     Conformité de la signalisation pour la sécurité.
                                                                     Aires de travail correctement dégagées pour le début des travaux.
                                                                     Installation correcte des mesures de protection sur les
                                                                     infrastructures et autres éléments à préserver.
                                                                     Vérification régulière de la conformité des mesures de protection
                                                                     de la zone sécurisée.
                                                                     Contrôle rigoureux de l’accès des personnes autorisées à la zone
                                                                     sécurisée.

3.7 Appliquer des procédures d’élimination ou d’atténuation de     Repérage judicieux :
    risques associés aux installations                               o des équipements et des machines sous tension ;
                                                                     o des pièces mobiles ayant potentiellement une énergie
                                                                        résiduelle.
                                                                   Application correcte de la procédure de cadenassage avant le
                                                                   début des travaux.
                                                                   Conformité du test d’énergie zéro au démarrage.
                                                                   Application correcte de la procédure de sécurisation :
                                                                     o des installations dont l’énergie ne peut pas être mise à zéro ;
                                                                     o des systèmes ayant un potentiel d’énergie résiduelle.
                                                                   Ventilation adéquate des aires de travail.
                                                                   Sélection et mise en place appropriées de l’équipement de
                                                                   protection pour les installations à risque.
3.8 Établir les procédures et les méthodes de travail              Prise en compte adéquate des attentes et des exigences du site de
    spécifiques pour une opération                                 travail.
                                                                   Description détaillée des opérations à effectuer.
                                                                   Adéquation des procédures et des méthodes proposées pour
                                                                   réaliser le travail.
                                                                   Ordonnancement approprié des opérations.
                                                                   Modifications pertinentes de la planification du travail selon les
                                                                   circonstances.
3.9 Revêtir l’équipement de protection individuelle (ÉPI)          Sélection judicieuse de l’ÉPI en fonction des risques identifiés.
                                                                   Conformité de l’état de l’équipement.
                                                                   ÉPI correctement endossé et ajusté.
                                                                   Vérification régulière de l’ÉPI durant l’opération.

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                                            Code CNP : 6732
Compétence 4 – Fermer un site de travail
Contexte de réalisation
     À partir :
           o    de directives, de consignes et d’instructions verbales ou écrites ;
           o    d’un billet ou d’une feuille de travail.
     À l’aide :
           o    de l’outillage, de l’équipement et des produits d’entretien appropriés ;
           o    de l’équipement de protection individuelle approprié (ÉPI) ;
           o    des formulaires requis.
     Selon :
           o    le type, le degré de dangerosité et les incompatibilités des matières résiduelles nettoyées ou pompées ;
           o    des contraintes propres au site de travail ;
           o    les conditions météorologiques.
Critères généraux de performance
     Application des méthodes et des techniques sécuritaires de travail.
     Respect :
          o    des règles et des contraintes du site de travail ;
          o    des objectifs de productivité de l’entreprise ;
          o    des politiques et des procédures de l’entreprise ;
          o    des lois et des règlements relatifs au SIMDUT et au transport de marchandises dangereuses ;
          o    des normes de santé et de sécurité au travail ;
          o    des normes environnementales.

                    Éléments de compétence                                       Critères particuliers de performance

4.1 Vérifier la satisfaction de la clientèle relativement aux         S’enquérir au moment opportun de la satisfaction de la clientèle.
    travaux réalisés                                                  Écoute attentive.
                                                                      Pertinence des correctifs proposés pour remédier aux
                                                                      insatisfactions exprimées.
                                                                      Application correcte des mesures correctives.
                                                                      Signalement approprié d’une insatisfaction de la clientèle aux
                                                                      personnes en autorité.
4.2 Laver l’équipement et le matériel après une opération             Sélection judicieuse des produits de nettoyage en fonction de leur
                                                                      compatibilité avec le travail à effectuer.
                                                                      Utilisation d’un dégraisseur de façon appropriée et au moment
                                                                      opportun.
                                                                      Application correcte et sécuritaire des techniques de lavage :
                                                                        o de l’équipement de protection individuelle ;
                                                                        o des véhicules ;
                                                                        o des boyaux ;
                                                                        o de l’équipement.
4.3 Ranger les boyaux et autres pièces d’équipement dans un           Application correcte des techniques de rangement des boyaux.
    véhicule                                                          Équipement correctement retiré et rangé :
                                                                        o matériel de nettoyage ou de pompage ;
                                                                        o matériel de protection des infrastructures ;
                                                                        o matériel de sécurité.
                                                                      Arrimage adéquat et sécuritaire de l’équipement sur le véhicule.
4.4 Remettre le site et les installations propres et fonctionnels     Aires de travail rangées et fonctionnelles.
                                                                      Nettoyage adéquat des traces, des éclaboussures, des pertes ou
                                                                      des déversements accidentels de matières résiduelles.
                                                                      Fermeture appropriée du système d’accès à l’espace de travail.
                                                                      Conformité du décadenassage de l’équipement.
                                                                      Tri et élimination appropriés des déchets.
                                                                      Vérification adéquate de l’état du site avant le départ.

4.5 Consigner des informations en lien avec le travail exécuté     Pertinence et exactitude des informations, des non-conformités et
                                                                   des incidents inscrits dans les registres et les formulaires :
                                                                     o billet de travail ;
                                                                     o permis de travail ;
                                                                     o fiche de cadenassage ;
                                                                     o document d’enregistrement de l’accueil.
                                                                   Listes de contrôle des entrées et sorties d’espaces clos remplies
                                                                   au moment opportun.
                                                                   Signatures apposées uniquement sur les documents validés et
                                                                   conformes.
                                                                   Contrôle rigoureux de la présence des signatures des autres
                                                                   intervenants sur les documents.
                                                                   Remise des documents aux personnes appropriées.
                                                                   Incidents correctement rapportés aux responsables de l’entreprise.
4.6 Effectuer des travaux de nettoyage et de rangement au          Rangement exécuté aux moments opportuns.
    garage de l’entreprise                                         Rangement du matériel dans les endroits appropriés.
                                                                   Aires de travail rangées et fonctionnelles.
                                                                   Choix et utilisation appropriés des produits de nettoyage en
                                                                   fonction du travail à effectuer.
                                                                   Efficacité et rapidité des opérations d’entretien.
                                                                   Propreté adéquate des outils, des équipements et des aires
                                                                   d’entreposage.

             Description détaillée
     des compétences essentielles en option

Profil de compétences                                                                                          DOCUMENT DE TRAVAIL
Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                                       Code CNP : 6732
Compétence 5 – Réaliser une opération de pompage
Contexte de réalisation
     À partir :
           o    de directives, de consignes et d’instructions verbales ou écrites ;
           o    d’un billet ou d’une feuille de travail.
     À l’aide :
           o    de l’outillage et de l’équipement de pompage appropriés ;
           o    de l’équipement de protection individuelle approprié (ÉPI) ;
           o    des formulaires requis.
     Selon :
           o    le type, le degré de dangerosité et les incompatibilités des matières résiduelles à pomper ;
           o    le type d’installation contenant le produit à pomper ;
           o    des contraintes propres au site de travail ;
           o    les conditions météorologiques.
Critères généraux de performance
     Application des méthodes et des techniques sécuritaires de travail.
     Détection judicieuse de variations, de défaillances ou d’anomalies.
     Respect :
          o    des règles et contraintes du site de travail ;
          o    des objectifs de productivité de l’entreprise ;
          o    des politiques et des procédures de l’entreprise ;
          o    des lois et des règlements relatifs au SIMDUT et au transport de marchandises dangereuses ;
          o    des normes de santé et de sécurité au travail ;
          o    des normes environnementales.

                  Éléments de compétence                                 Critères particuliers de performance

5.1 Installer l’équipement pour une opération de pompage      Installation conforme :
                                                                o de l’équipement de pompage ;
                                                                o du matériel de sécurité pertinent à l’opération.
                                                              Pertinence du trajet de déploiement des boyaux et des câbles
                                                              d’alimentation sur les aires de travail.
                                                              Conformité des moyens de protection des boyaux et des câbles
                                                              dans les endroits à risque :
                                                                o voies de passage ;
                                                                o sources de chaleur.
                                                              Vérification systématique de chaque élément de l’équipement et de
                                                              chaque raccord :
                                                                o signes de détérioration ;
                                                                o fonctionnement ;
                                                                o étanchéité.
5.2 Régler le fonctionnement de l’appareillage durant une     Application correcte des procédures de mise en marche et d’arrêt
    opération                                                 de l’unité de pompage.
                                                              Ajustement optimal du régime du moteur (RPM).
                                                              Vérification adéquate :
                                                                o de la pression positive (PSI) ou négative (inHg – pouces de
                                                                   mercure) au manomètre ;
                                                                o de la température de la pompe.
                                                              Surveillance régulière du fonctionnement des systèmes.

Profil de compétences                                                                                            DOCUMENT DE TRAVAIL
Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel

5.3 Exécuter un pompage                                              Respect rigoureux des consignes et des procédures de sécurité
                                                                     durant l’opération.
                                                                     Vérification adéquate et régulière de la température du produit à
                                                                     pomper.
                                                                     Utilisation de façon appropriée et au moment opportun :
                                                                      o d’un antimousse ;
                                                                      o d’un produit antiréaction.
                                                                     Application correcte et sécuritaire des techniques :
                                                                      o de manipulation du boyau ;
                                                                      o de prévention des « coups de fouet » ;
                                                                      o de déblocage d’un boyau.
                                                                     Surveillance assidue du niveau de matière à pomper.
                                                                     Respect des règles relatives au travail en espace clos.
                                                                     Adaptation judicieuse de la technique de travail à la situation.
                                                                     Respect de l’intégrité des installations du site à pomper.
5.4 Vérifier le matériel et l’équipement en cours d’opération        Surveillance vigilante de l’état de l’équipement et du matériel durant
                                                                     une opération.
                                                                     Détection judicieuse d’une pièce d’équipement usée ou
                                                                     défectueuse.
                                                                     Signalement approprié d’une défectuosité ou d’une anomalie.
                                                                     Correctifs adéquats apportés aux problèmes courants.
                                                                     Délais d’intervention appropriés pour apporter des correctifs.
5.5 Évaluer la capacité d’un réservoir à recevoir la quantité de     Utilisation appropriée des instruments de mesure.
    matière à pomper                                                 Estimation juste des matières résiduelles à pomper :
                                                                      o volume ;
                                                                      o densité (poids).
                                                                     Prise en compte correcte de la capacité du réservoir du camion par
                                                                     rapport à la quantité de matière.
                                                                     Signalement au moment opportun du besoin d’une citerne
                                                                     supplémentaire.

5.6 Détecter des signes de danger ou des risques d’accident     Surveillance active et assidue des non-conformités et des
    pendant un pompage                                          anomalies.
                                                                Prise en compte adéquate des incompatibilités et des risques
                                                                associés aux matières et aux produits susceptibles d’interagir.
                                                                Description des procédures appropriées lors du déclenchement
                                                                d’une alarme.
                                                                Utilisation efficace des moyens d’arrêt de procédure-machinerie.
                                                                Évaluation correcte du risque associé à la situation émergente.

Profil de compétences                                                                                            DOCUMENT DE TRAVAIL
Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                                         Code CNP : 6732
Compétence 6 – Réaliser une opération à jet sous pression
Contexte de réalisation
     À partir :
           o    de directives, des consignes et d’instructions verbales ou écrites ;
           o    d’un billet ou d’une feuille de travail.
     À l’aide :
           o    de l’outillage et de l’équipement à jet sous pression appropriés ;
           o    de l’équipement de protection individuelle approprié (ÉPI) ;
           o    des formulaires requis.
     Selon :
           o    le type, le degré de dangerosité et les incompatibilités des matières résiduelles à nettoyer ;
           o    le type d’installation sur lequel repose le produit à nettoyer ;
           o    des contraintes propres au site de travail ;
           o    les conditions météorologiques.
Critères généraux de performance
     Application des méthodes et des techniques sécuritaires de travail.
     Détection judicieuse de variations, de défaillances ou d’anomalies.
     Respect :
          o    des règles et des contraintes du site de travail ;
          o    des objectifs de productivité de l’entreprise ;
          o    des politiques et des procédures de l’entreprise ;
          o    des lois et des règlements relatifs au SIMDUT ;
          o    des normes de santé et de sécurité au travail ;
          o    des normes environnementales.

                  Éléments de compétence                                        Critères particuliers de performance

6.1 Installer l’équipement pour une opération à jet sous pression   Sélection judicieuse en fonction du travail à effectuer :
                                                                      o du matériel et des accessoires spécifiques de nettoyage ;
                                                                      o du matériel de sécurité ;
                                                                      o du matériel d’éclairage ;
                                                                      o de la source d’alimentation en eau.
                                                                    Installation et sécurisation conformes du matériel et de
                                                                    l’équipement.
                                                                    Fixation adéquate des surfaces mobiles ou instables à nettoyer.
                                                                    Pertinence du trajet de déploiement des boyaux et des câbles
                                                                    d’alimentation sur les aires de travail.
                                                                    Conformité des moyens de protection des boyaux et des câbles
                                                                    dans les endroits à risque :
                                                                      o voies de passage ;
                                                                      o sources de chaleur.
                                                                    Purge appropriée des conduits.
                                                                    Vérification systématique de chaque élément de l’équipement et de
                                                                    chaque raccord :
                                                                      o signes de détérioration ;
                                                                      o fonctionnement ;
                                                                      o étanchéité.
6.2 Régler le fonctionnement de l’appareillage durant une           Application correcte des procédures de mise en marche et d’arrêt
    opération                                                       de l’unité à jet sous pression.
                                                                    Ajustement optimal des paramètres d’exploitation :
                                                                      o débit ;
                                                                      o pression ;
                                                                      o température de l’eau.
                                                                    Vérification à intervalle régulier du niveau d’eau et de
                                                                    l’alimentation.
                                                                    Surveillance régulière du fonctionnement des systèmes.

Profil de compétences                                                                                         DOCUMENT DE TRAVAIL
Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel

6.3 Nettoyer des installations                                    Respect rigoureux des consignes et des procédures de sécurité
                                                                  durant l’opération.
                                                                  Utilisation d’un dégraisseur de façon appropriée et au moment
                                                                  opportun.
                                                                  Recours à des techniques adéquates et sécuritaires de manipulation
                                                                  de l’équipement.
                                                                  Positionnement approprié du corps et du jet en fonction du travail à
                                                                  effectuer.
                                                                  Respect des règles relatives au travail en espace clos.
                                                                  Respect de l’intégrité des installations du site à nettoyer.
6.4 Vérifier le matériel et l’équipement en cours d’opération     Surveillance vigilante de l’état de l’équipement et du matériel durant
                                                                  une opération.
                                                                  Détection judicieuse d’une pièce d’équipement usée ou
                                                                  défectueuse.
                                                                  Signalement approprié d’une défectuosité ou d’une anomalie.
                                                                  Correctifs adéquats apportés aux problèmes courants.
                                                                  Délais d’intervention appropriés pour apporter des correctifs.
6.5 Détecter des signes de danger ou des risques d’accident       Surveillance active et assidue des non-conformités et des
    pendant une opération à jet sous pression                     anomalies.
                                                                  Prise en compte adéquate des incompatibilités et des risques
                                                                  associés aux matières et aux produits susceptibles d’interagir.
                                                                  Application des procédures appropriées lors du déclenchement
                                                                  d’une alarme.
                                                                  Utilisation efficace des moyens d’arrêt de procédure-machinerie.
                                                                  Évaluation correcte du risque associé à la situation émergente.

      Description détaillée de la
     compétence complémentaire

MÉTIER : Opératrice ou opérateur en nettoyage industriel                                                           Code CNP : 6732
Compétence 7 – Éliminer des matières résiduelles récupérées
Contexte de réalisation
     Sur un site de déchargement de la clientèle, dans des sites de récupération ou de recyclage certifiés ou d’autres sites approuvés.
     À partir :
           o    de directives, de consignes et d’instructions verbales ou écrites reçues ;
           o    de formulaires d’affectation et d’expédition.
     À l’aide :
           o    de l’outillage ou de l’équipement approprié ;
           o    de l’équipement de protection individuelle approprié (ÉPI).
     Selon :
           o    la certification requise pour le transport de marchandises dangereuses ;
           o    la classe du permis de conduire en fonction du véhicule ;
           o    le type, le degré de dangerosité et les incompatibilités des matières à décharger ;
           o    des contraintes propres au site de déchargement ;
           o    les conditions météorologiques.
Critères généraux de performance
     Application des méthodes et des techniques sécuritaires de travail.
     Pertinence des mesures de prévention et de protection selon les risques détectés.
     Détection judicieuse de variations, de défaillances ou d’anomalies.
     Prise en compte adéquate des incompatibilités et des risques associés aux matières et aux produits susceptibles d’interagir.
     Respect :
           o   des règles et des contraintes du site de déchargement ;
           o   des objectifs de productivité de l’entreprise ;
           o   des politiques et des procédures de l’entreprise ;
           o   des lois et des règlements relatifs au SIMDUT ;
           o   des lois et des règlements relatifs au transport, y compris le transport de marchandises dangereuses ;
           o   des normes de santé et de sécurité au travail ;
           o   des normes environnementales.

                  Éléments de compétence                                    Critères particuliers de performance

7.1 Vérifier le camion de pompage et ses composants avant le     Conformité des étiquettes ou des plaques d’identification des
    départ d’un site de travail                                  marchandises dangereuses.
                                                                 Fermeture conforme de la valve d’isolation (safety valve) de la
                                                                 citerne.
                                                                 Vérification adéquate :
                                                                   o de l’étanchéité de la citerne et des valves ;
                                                                   o du véhicule.
                                                                 Signalement approprié d’une défectuosité ou d’une anomalie.
                                                                 Pertinence des renseignements transmis au service de répartition
                                                                 de l’entreprise avant de quitter le site.
7.2 Transporter des matières résiduelles vers un site de         Interprétation juste des informations inscrites sur le document
    déchargement                                                 d’expédition.
                                                                 Respect rigoureux des consignes spécifiques d’expédition.
                                                                 Conformité du poids total de la charge et du véhicule par rapport
                                                                 au poids autorisé sur les routes au moment de l’expédition.
                                                                 Pertinence du trajet ou de l’itinéraire proposé en fonction de la
                                                                 nature du chargement et du poids total du véhicule.
                                                                 Description conforme de la procédure en cas de déversement.
7.3 Régler les formalités administratives sur un site de         Pertinence des documents échangés avec les autorités du site :
    déchargement                                                   o à l’arrivée au poste d’accueil ;
                                                                   o au départ du site.
                                                                 Estimation juste du poids, du volume ou de la quantité de
                                                                 chargement livré.
                                                                 Conformité de l’information inscrite sur les formulaires et sur les
                                                                 documents.
                                                                 Signatures apposées uniquement sur les documents validés et
                                                                 dont la conformité a été confirmée.

7.4 Vidanger une citerne                                    Sécurisation conforme du véhicule et de la zone de vidange.
                                                            Installation et sécurisation correctes des boyaux et des raccords.
                                                            Application correcte des techniques de vidange de la citerne.
                                                            Application des procédures appropriées lors du déclenchement
                                                            d’une alarme.
                                                            Surveillance vigilante et assidue de l’opération.
                                                            Description conforme des procédures d’intervention en cas de
                                                            déversement.
                                                            Signalement approprié d’un déversement accidentel.
7.5 Laver une citerne et l’équipement après une vidange     Ouverture conforme des voies d’accès de la citerne.
                                                            Respect des procédures de travail en espace clos.
                                                            Application correcte et sécuritaire des techniques de lavage :
                                                              o de la citerne ;
                                                              o des cyclones ;
                                                              o du filtre ;
                                                              o du véhicule ;
                                                              o des boyaux et des adaptateurs.
                                                            Absence de matière résiduelle dans la citerne et les boyaux, ainsi
                                                            que sur l’équipement.
                                                            Certificat de lavage correctement rempli.
                                                            Étiquettes et plaques d’identification des marchandises
                                                            dangereuses retirées au moment opportun.
