NORME PROFESSIONNELLE

            MÉCANICIENNE INDUSTRIELLE

                           OU

              MÉCANICIEN INDUSTRIEL

 Cette norme a été adoptée par le ministre du Travail,
de l’Emploi et de la Solidarité sociale le 25 janvier 2018

Cette norme professionnelle a été réalisée par le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la
fabrication métallique industrielle, grâce au soutien technique et financier de la Commission des
partenaires du marché du travail.

Responsable du projet           Claude Dupuis, directeur général
                                Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication
                                métallique industrielle

Coordination                    Pierre Jacques, chargé de projet
                                Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la
                                fabrication métallique industrielle

Recherche et rédaction          Gilbert Riverin, conseiller en ingénierie de formation
                                Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication
                                métallique industrielle

Comité d’orientation            Ghazi Aissaoui, directeur de l’ingénierie
                                Stedfast

                                Éric Beaudet, superviseur mécanique
                                Saputo

                                Marc-André Blanchard, chargé de projet
                                Comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie

                                Robert Casey, responsable de la maintenance
                                Usinage Mallette

                                Suzanne Châtelain, conseillère au développement des
                                compétences
                                Direction du développement des compétences et de
                                l’intervention sectorielle (DDCIS)
                                Ministère du Travail, de l’emploi et de la Solidarité sociale

                                Marie-Hélène Hamelin, chargée de projet
                                Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des
                                plastiques et des composites

Comité d’orientation   Marie-France Héroux, chargée de projet
(suite)                Comité sectoriel de main-d’œuvre en            transformation
                       alimentaire

                       Pierre Jacques, chargé de projet
                       Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication
                       métallique industrielle

                       Danielle Jutras, chargée de projet
                       Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie textile

                       Normand Lajoie, contremaître en mécanique
                       ArcelorMittal Montréal

                       Jérôme Lavoie, chargé de projet
                       Comité sectoriel de main-d’œuvre du bois

                       Mathieu Lefebvre, électromécanicien
                       Polar-Pak

                       Gilbert Riverin, conseiller en ingénierie de formation
                       Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication
                       métallique industrielle

                       Luc Vachon, conseiller
                       Fédération de la métallurgie
                       Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS ....................................................................................................................................5
1. DESCRIPTION DE LA SITUATION ........................................................................................................9
             1.1 DÉFINITION DU MÉTIER ET MÉTIERS CONNEXES ..........................................................................9
             1.2 EFFECTIF ..............................................................................................................................12
             1.3 FORMATION INITIALE DES MÉCANICIENNES OU MÉCANICIENS INDUSTRIELS ET DES ........................
             ÉLECTROMÉCANICIENNES OU ÉLECTROMÉCANICIENS .....................................................................16

             1.4 PERSPECTIVES D’EMPLOI 2015-2019 .....................................................................................16
2. PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE ............................................18
             2.1 ANALYSE DE PROFESSION ......................................................................................................18
             2.2 FORMATION D’UN COMITÉ D’ORIENTATION ...............................................................................19
             2.3 ÉLABORATION ET VALIDATION DU PROFIL DE COMPÉTENCES .....................................................19
             2.4 DÉMONSTRATION DU CONSENSUS SECTORIEL .........................................................................20
3. PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE ....................................................................21
             3.1 DESCRIPTION DU CONTEXTE D’EXERCICE DU MÉTIER...............................................................21
             3.2 STRUCTURE DE LA NORME PROFESSIONNELLE ........................................................................27
             3.3 PRÉCISIONS SUR LA NORME PROFESSIONNELLE ......................................................................29
4. DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES ............................................................................31
             COMPÉTENCE 1 : FAIRE LA MAINTENANCE PRÉVENTIVE D’UN ÉQUIPEMENT INDUSTRIEL ...................31
             COMPÉTENCE 2 : RÉPARER UN ÉQUIPEMENT INDUSTRIEL ..............................................................36
             COMPÉTENCE 3 : DÉPANNER UN ÉQUIPEMENT INDUSTRIEL ............................................................40
             COMPÉTENCE 4 : INSTALLER UN ÉQUIPEMENT INDUSTRIEL .............................................................44
             COMPÉTENCE 5 : MODIFIER UN ÉQUIPEMENT INDUSTRIEL ..............................................................48

TABLE DES ILLUSTRATIONS
TABLEAU 1 – RÉPARTITION DES MÉCANICIENS INDUSTRIELS (CNP 7311) PAR INDUSTRIE, POPULATION .............
        OCCUPÉE, QUÉBEC, 2011............................................................................................................12

TABLEAU 2 – RÉPARTITION DES MÉCANICIENS INDUSTRIELS (CNP 7311) PAR SECTEURS INDUSTRIELS ET .........
        COMITÉS SECTORIELS CORRESPONDANTS, POPULATION ACTIVE EXPÉRIMENTÉE, QUÉBEC, .................
        2011 13
TABLEAU 3 – RÉPARTITION DES MÉCANICIENS INDUSTRIELS (CNP 7311) PAR RÉGION, POPULATION ACTIVE ......
        EXPÉRIMENTÉE, QUÉBEC, 2011 ...................................................................................................14

TABLEAU 4 – RÉPARTITION DES MÉCANICIENS INDUSTRIELS (CNP 7311) PAR GROUPE D’ÂGE, PERSONNES .......
        OCCUPÉES, QUÉBEC, 2011 ..........................................................................................................15

TABLEAU 5 – RÉPARTITION DES MÉCANICIENS INDUSTRIELS (CNP 7311) PAR NIVEAU DE SCOLARITÉ, ...............
        PERSONNES OCCUPÉES, QUÉBEC, 2011 .......................................................................................15

TABLEAU 6 – PERSPECTIVES D’EMPLOI POUR LA PROFESSION DES MÉCANICIENS INDUSTRIELS .........................
        (CNP 7311) ...............................................................................................................................17

FIGURE 1 – MÉCANICIEN, ÉLECTROMÉCANICIEN ET ÉLECTROTECHNICIEN ....................................................21

REMERCIEMENTS

Le Comité d’orientation remercie tout particulièrement les spécialistes qui ont collaboré à
l’une ou l’autre des étapes du processus d’élaboration de la norme professionnelle pour le
métier de mécanicien industriel ou mécanicienne industrielle.

   Ghazi Aissaoui 1                        Kevin Baker 1
   Directeur de l’ingénierie               Directeur technique
   Stedfast                                Montel

   Éric Beaudet 2, 3                       Joël Bellavance 1, 3
   Superviseur mécanique                   Directeur de la maintenance
   Saputo                                  Spectra Premium

   Jean-Guy Bissonnette 1                  Cathy Bourgeois 1
   Mécanicien réviseur                     Électrotechnicienne
   Filspec                                 Aliments Ultima inc.

   Robert Casey 2, 3                       Sylvain Chouinard 1, 3
   Responsable de la maintenance           Mécanicien d’entretien
   Usinage Mallette                        Maibec

   Robert Cossette 3                       Richard Côté 2, 3
   Planificateur mécanique                 Mécanicien d’entretien
   Arbec                                   BRP
   Claude Couture 1                        Maryse Couture 2
   Chef mécanicien                         Directrice de production
   Filature Lemieux                        Confection Aventure

   Jacques Demers3                         Christian Dionne 1, 2
   Secteur Fabrication mécanique           Directeur d’usine
   MÉES                                    Bois Daaquam

   Rémi Dubé 1                             Ronald Fecteau 3
   Superviseur à la maintenance            Mécanicien industriel
   BRP                                     Rotoplast

   Jérôme Fraser 1                         Maude Gagné3
   Superviseur à la maintenance            Conseillère
   Ressorts Liberté                        Commission scolaire Beauce Etchemin
   Yannick Gagné 2                         Dany Gagnon 3
   Responsable de la maintenance           Mécanicien industriel
   Groupe Bertec                           Produits forestiers Résolu

   Jean-Luc Gagnon 1, 2                    Charle Giguère 1, 3
   Contremaître de maintenance             Directeur de l’ingénierie
   Bonduelle                               Champeau

    Francis Girardot 2, 3          René Grenier 1, 3
    Électromécanicien              Électromécanicien
    Lassonde                       Excellence Composite

    François Guay 1, 3             Serge Guénette 1
    Chef de la maintenance         Directeur général
    Groupe Canam                   Spectra Premium

    Patrick Houde 1                Mathieu Jalbert 1
    Électromécanicien              Chef d’équipe en électromécanique
    Produits Versaprofiles inc.    Delom

    Frédéric Kahn 2                Yann Lachance 1
    Électromécanicien              Chef mécanicien
    Novatech inc.                  Saputo

    Marc-André Lafontaine 2        Normand Lajoie 2, 3
    Mécanicien d’entretien         Contremaître en mécanique
    Industries Parent              ArcelorMittal Montréal

    François Lallier 3             David Lamontagne 2
    Directeur de la formation      Chef d’équipe à la maintenance
    Beaulieu Canada                Teknion

    Éric Lamontagne 3              Steve Lapointe 3
    Technicien à la maintenance    Mécanicien industriel
    Bois Daaquam                   Transcontinental

    Daniel Larose 1                Paul-André Lecours 1
    Superviseur à la maintenance   Électromécanicien
    BRP                            Portes Novatech inc.

    Mathieu Lefebvre 3             Dominique Lessard 1, 3
    Électromécanicien              Directeur de l’ingénierie
    Polar Plastique                Canam

    Jocelyn Lessard 2, 3           Kevin Lettre 1
    Mécanicien d’entretien         Électromécanicien
    BRP                            Stedfast

    Jude Martel 1                  David Ouellet 3
    Chef mécanicien                Superviseur maintenance
    Industries Parent              Bridor

    Alain Paquette 1               Jacques Patry 1
    Ingénieur d’usine              Superviseur technique
    Portes Novatech inc            Bibby Ste-Croix

     René Pelletier 1, 3                                       Robert Perreault 1
     Contremaître mécanique                                    Électromécanicien
     Maibec                                                    Sunchef

     Jacques Perron 2                                          Louis Proulx 1
     Contremaître d’entretien                                  Mécanicien d’entretien
     Produits forestiers Résolu                                L & G Cloutier

     René Rathier 1                                            Steve Raymond 1
     Directeur de production                                   Mécanicien industriel
     Industries Parent                                         Aliments Ultima inc.

     André Roy 1, 2                                            Christopher Royer 1
     Mécanicien au cardage                                     Technicien à la maintenance
     Filspec inc.                                              Bois Daaquam inc.

     Miroslav Saev 1                                           Julie-Anne Tétreault 1
     Directeur de la maintenance                               Superviseure de la maintenance
     Alphacasting inc.                                         Ball Technologies Avancées d’Aluminium

     Sébastien Trépanier 1                                     Richard Turcotte 1
     Superviseur des électromécaniciens                        Directeur de production
     Olymel                                                    Tapis Venture

     Stéphane Viens 1                                          David-Thomas White 1, 2, 3
     Électromécanicien                                         Électromécanicien
     Champeau                                                  Sleeman Unibroue

1 Participation à l’enquête de terrain.
2 Participation à l’atelier d’analyse de profession.
3 Participation à l’atelier de validation du profil de compétences.

1.        DESCRIPTION DE LA SITUATION

La présente norme professionnelle a été élaborée dans le but de servir de cadre de référence
pour la reconnaissance et le développement des compétences des ouvriers spécialisés dans
le domaine de la maintenance industrielle. Elle constitue un standard pour l’industrie, la
Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), Emploi-Québec et le ministère de
l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) en ce qui a trait à l’exercice de ce métier.
Elle décrit ce qui est fondamental dans l’ensemble des pratiques de la profession et sert de
référentiel pour la conception et l’élaboration des outils d’apprentissage, d’accompagnement
et d’évaluation des compétences.

La norme professionnelle en maintenance industrielle trouve sa raison d’être dans le fait
qu’elle renforce le Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT) en mécanique
industrielle, reconnu par les partenaires du marché du travail comme essentiel au
développement des compétences des travailleuses ou travailleurs, en lui servant de pierre
d’assise. Elle contribue également à la valorisation de cette profession qui est d’une
importance vitale pour l’industrie manufacturière québécoise.
1.1       Définition du métier et métiers connexes
La présente norme professionnelle s’adresse aux ouvrières ou ouvriers spécialisés qui font
l’installation, l’entretien, le dépannage, la remise en état, la réparation et la modification
d’équipements industriels, qu’il s’agisse d’équipements de production, de machines-outils, de
matériel de manutention ou de tout autre type d’équipement industriel. Elles ou ils sont
appelés à travailler sur des systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques
et électroniques, de même que sur des systèmes automatisés. Ces ouvrières ou ouvriers
sont employés par des entreprises manufacturières, des usines de transformation, des
entreprises de services publics et divers autres établissements industriels. Elles ou ils
exercent également leur métier dans le domaine de l’extraction minière de même que sur les
chantiers de construction industrielle et les grands projets de génie civil, telles les centrales
hydroélectriques, où elles ou ils procèdent à l’installation de la machinerie et des
équipements électromécaniques1.

Les principales appellations d’emploi utilisées dans l’industrie manufacturière pour désigner
les ouvrières ou ouvriers spécialisés en maintenance industrielle sont celles de mécanicienne
industrielle ou mécanicien industriel, et électromécanicienne ou électromécanicien. Ces
appellations d’emploi se sont imposées sous l’influence des programmes de formation du
ministère de l’Éducation, qui offre deux diplômes d’études professionnelles (DEP) en lien
avec la maintenance industrielle : le DEP en mécanique industrielle de construction et
d’entretien et le DEP en électromécanique de systèmes automatisés. Or, lorsqu’on examine
les deux programmes d’un peu plus près, on constate qu’ils ont en commun plus des deux

1    Cette définition a été forgée à partir de la définition du métier que donnent la CNP, la Commission de la construction du
     Québec (CCQ) et le MEES, et à partir de nos propres observations.

tiers de leur contenu. Il existe d’ailleurs des parcours optimisés (d’une durée de 405 à 555
heures au lieu de 1800) pour les détenteurs de l’un ou l’autre de ces DEP qui voudraient
obtenir un second diplôme.

De toute évidence, nous sommes ici en présence des variantes d’un même métier,
mécaniciens et électromécaniciens exerçant essentiellement les mêmes activités de travail.
D’ailleurs, en France, le ministère de l’Emploi regroupe ces deux appellations d’emploi sous
un seul et même vocable, celui d’agente ou agent de maintenance2. De même, l’ancien
programme d’apprentissage que la présente norme vient remplacer visait autant les
mécaniciennes ou mécaniciens que les électromécaniciennes ou électromécaniciens, un
module du carnet étant consacré spécifiquement à la maintenance des systèmes
automatisés. Un examen approfondi des définitions et classifications mène à la même
conclusion : mécanicien industriel et électromécanicien renvoient à la même réalité
professionnelle.

Autant la Classification nationale des professions (CNP), le programme du Sceau rouge que
le secteur de la formation professionnelle au Québec font la distinction entre le métier de
mécanicienne ou mécanicien industriel et celui d’électromécanicienne ou électromécanicien.
Ainsi, selon le MEES, le DEP en mécanique industrielle de construction et d’entretien (MICE)
viserait, tout naturellement, la profession de mécanicienne ou mécanicien industriel
(CNP 7311), qui, elle-même, sert de référence au Sceau rouge de mécanicien industriel. De
même, le DEP en électromécanique de systèmes automatisés (ESA) viserait la profession
d’électromécanicienne ou électromécanicien (CNP 7333), qui sert de référence au Sceau
rouge d’électromécanicien. Or, dans le cas des électromécaniciens, force est de constater
que ces référentiels évoquent des réalités fort différentes.

En effet, le métier décrit dans la CNP et l’Analyse de profession du Sceau rouge n’a que peu
à voir avec le DEP en électromécanique de systèmes automatisés. Comme on peut le
constater, la définition de la CNP est beaucoup plus restrictive, campant le travail des
électromécaniciennes ou électromécaniciens dans le seul domaine du matériel électrique, ce
qui est loin d’être le cas en industrie.

           Les électromécaniciens entretiennent, mettent à l'essai, remettent à neuf et réparent des
           moteurs électriques, des transformateurs, de l'appareillage de connexion et d'autres dispositifs
           électriques. Ils travaillent dans des ateliers indépendants de réparation électrique, des ateliers
           d'entretien des entreprises de fabrication d'équipement électrique et dans des ateliers de
           réparation en usine3.

2    Ce terme a l’avantage de couvrir l’ensemble des contextes d’exercice du métier. Il permet aussi de faire fi de la distinction
     entre les différents systèmes sur lesquels le personnel de maintenance est appelé à travailler –mécanique, hydraulique,
     pneumatique, électrique, électronique, automatique – quand vient le temps de décrire les grandes tâches de la
     profession. Voir AFPA, Référentiel Emploi, Activités et Compétences. Agent de maintenance des équipements
     industriels, 2003.
3    RHDCC. CNP 2011. En ligne. < http://noc.esdc.gc.ca/Francais/CNP/RechercheRapide.aspx?ver=16&val65=7333 >

Aucune mention n’est faite des systèmes mécaniques, pneumatiques ou
électropneumatiques, hydrauliques ou électrohydrauliques et, surtout, des systèmes
automatisés, qui occupent une place centrale dans le programme du DEP4.

En fait, le métier désigné sous le code 7333 de la CNP, de même que le programme du
Sceau rouge correspondant, semble plutôt se rapporter aux réparateurs de moteurs et de
matériels électriques (bobineurs), qui ont fait l’objet d’un programme d’apprentissage en 2001
dans le cadre du Régime de qualification5. Les autres appellations d’emploi identifiées dans
la CNP 7333, telles que bobineur-réparateur de moteurs électriques ou réparateurs de
transformateurs – qui évoquent, selon notre enquête, des tâches ne faisant pas partie du
quotidien des travailleurs affectés à la maintenance des équipements industriels –, nous
amènent à la même conclusion. Les termes anglais utilisés pour désigner les
électromécaniciens dans le Sceau rouge – Electric Motor System Technician (1994) et
Electrical Rewind Mechanics (1999) – sont des plus explicites à cet égard6.

À tout prendre, la définition que donne la CNP du métier de mécanicien industriel
(CNP 7311), – qui a pour fonction, entre autres, « d’installer, de rechercher les causes des
pannes et d’entretenir des systèmes de transmission de courant, sous vide, hydraulique et
pneumatique ainsi que les contrôleurs programmables7 » –, est beaucoup plus proche du
contenu du DEP en électromécanique de systèmes automatisés.

Aux fins de la présente analyse, les définitions que donnent la CNP et le Sceau rouge du
métier d’électromécanicien ont donc été écartées. En effet, le contenu du DEP en
électromécanique de systèmes automatisés est beaucoup plus proche de la réalité du métier
au Québec. Contrairement au MEES, cependant, on doit conclure – en allant au bout de cette
logique – que les électromécaniciens se rapportent au même code CNP (7311) que les
mécaniciens industriels.
Bref, le métier dont il est question ici n’est pas tant celui de la mécanique industrielle ou de
l’électromécanique, que celui de la maintenance industrielle et de ses diverses déclinaisons.
C’est pourquoi la présente norme professionnelle vise les ouvrières ou ouvriers spécialisés
chargés de la maintenance des équipements industriels dans les industries manufacturières
au Québec, peu importe qu’ils soient désignés sous l’appellation de mécaniciens ou
d’électromécaniciens. L’enquête de terrain et l’analyse de profession nous ont amenés à
conclure que toutes ces ouvrières et tous ces ouvriers devaient faire l’objet d’une seule et
même norme professionnelle. Cependant, pour des raisons essentiellement pratiques, la
décision fut prise de conserver l’appellation mécanicienne industrielle ou mécanicien

4   Inforoute FPT. En ligne. < http://inforoutefpt.org/progSecDet.aspx?prog=5281&sanction=5 >
5   Emploi-Québec. En ligne. < http://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/citoyens/developper-et-faire-reconnaitre-vos-
    competences/qualification-professionnelle/qualification-volontaire/liste-des-metiers/reparateur-ou-reparatrice-de-moteurs-
    et-de-materiel-electriques-bobinage/ >
6   Sceau rouge. Série d’analyses nationales des professions (ANP). En ligne. < http://www.red-
    seal.ca/trades/.2l.2ctr.3c_t.2ch-eng.html >
7   RHDCC. CNP 2011. En ligne. < http://noc.esdc.gc.ca/Francais/CNP/RechercheRapide.aspx?ver=16&val65=7311 >.

industriel, de concert avec le comité d’orientation et les experts du métier réunis lors de la
validation du profil de compétences.

Dans les pages qui suivent sont reproduites quelques statistiques tirées du recensement de
2011. Les données qui concernent les électromécaniciennes ou électromécaniciens sont à
interpréter avec prudence étant donné les réserves qui viennent d’être énoncées à propos de
la définition qu’en donne la CNP.
1.2     Effectif
De tous les métiers spécialisés, celui de mécanicienne ou mécanicien industriel est le quatrième métier en
importance, derrière ceux de charpentier-menuisier, de mécanicien automobile et de soudeur. Selon l’Enquête
nationale auprès des ménages de Statistique Canada, en 2011, on comptait 17 665 mécaniciennes ou
mécaniciens industriels et mécaniciennes ou mécaniciens de chantier actifs au Québec, dont 56 % travaillaient
dans l’industrie manufacturière (SCIAN 31-33), 9 % dans l’industrie des services (SCIAN 81) – principalement
pour des sous-traitants en maintenance industrielle (SCIAN 8113) –, 6 % dans le domaine de la construction
(SCIAN 23) et 5 % dans l’industrie de l’extraction minière, de l’exploitation de carrière et de l’extraction de
pétrole et de gaz (SCIAN 21).

Tableau 1 – Répartition des mécaniciens industriels (CNP 7311) par industrie,
population occupée, Québec, 2011

                   Grand groupe industriel                             Nombre de mécaniciens
Fabrication (SCIAN 31-33)                                             9 870                  56 %
Services (SCIAN 81)                                                   1 510                   9%
Construction (SCIAN 23)                                                 880                   6%
Extraction minière, exploitation de carrière et extraction de
                                                                        840                   5%
pétrole et de gaz (SCIAN 21)
Autres secteurs                                                       4 555                  25 %
Total – Ensemble des industries                                      17 665                 100 %

Source : Statistique Canada, Recensement de 2011.

Répartition de l’effectif par secteurs industriels
Les principaux secteurs où travaillent des mécaniciennes ou mécaniciens industriels sont la
fabrication métallique industrielle, la réparation et l’entretien, la première transformation des
métaux, la fabrication du papier, la transformation alimentaire et la fabrication de produits en
bois (voir le tableau 2). À eux seuls, ces secteurs emploient près de 50 % de toutes les
mécaniciennes industrielles ou de tous les mécaniciens industriels.

Tableau 2 – Répartition des mécaniciens industriels (CNP 7311) par secteurs
industriels et comités sectoriels correspondants, population active expérimentée,
Québec, 2011

                    Secteurs industriels                        CNP7311                CSMO
Fabrication métallique industrielle (SCIAN 332-333-336)        1 740   9%    PERFORM
Réparation et entretien (SCIAN 811)                            1 565   8%
Première transformation des métaux (SCIAN 331)                 1 545   8%    CSMO Métallurgie
Fabrication du papier (SCIAN 322)                              1 465   8%
Fabrication d'aliments, de boissons et de produits du tabac                  CSMO Transformation
(SCIAN 311-312)                                                1 230   7%    alimentaire
Fabrication de produits en bois (SCIAN 321)                    1 220   7%    Formabois
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz
(SCIAN 212)                                                     720    4%    CSMO Mines
Entrepreneurs spécialisés (SCIAN 238)                           625    3%
Grossistes-distributeurs de machines, de matériel et de
fournitures (SCIAN 417)                                         565    3%
Fabrication de produits chimiques (SCIAN 325)                   540    3%    CoeffiScience
Services publics (SCIAN 221)                                    475    3%
Fabrication de produits minéraux non métalliques
(SCIAN 327)                                                     410    2%
                                                                             CSMO Communications
Impression et activités connexes de soutien (SCIAN 323)         350    2%    graphiques
Usines de textiles et fabrication de vêtements (SCIAN 313-
315)                                                            355    2%    CSMO Textile
Fabrication de produits en plastique (SCIAN 3261)               345    2%    Plasticompétences
Fabrication de produits informatiques, électroniques et
électriques (SCIAN 334-335)                                     270    1%    Élexpertise
Transport par camion et activités de soutien au transport
(SCIAN 484-488)                                                 270    1%    CAMO-ROUTE
Fabrication de produits en caoutchouc (SCIAN 3262)              180    1%    CSMO Caoutchouc
Fabrication de produits aérospatiaux (SCIAN 3364)               180    1%    CAMAQ
                                                                             CSMO Aménagement
Foresterie et exploitation forestière (SCIAN 113)               135    1%    forestier
Fabrication de meubles et de produits connexes                               CSMO Meubles, portes et
(SCIAN 337)                                                     105    1%    fenêtres

Autres industries                                              4 220    %

Toutes les industries                                         18 510
                                                                        %
Source : Statistique Canada, Recensement de 2011.

Répartition géographique de l’effectif
Lorsqu’on examine la répartition géographique des mécaniciennes ou mécaniciens
industriels, on constate que certaines régions sont surreprésentées par rapport à leur poids
démographique. C’est le cas du Saguenay–Lac-St-Jean, de la Mauricie, de Chaudière-
Appalaches, de la Côte-Nord et de l’Abitibi-Témiscamingue. À l’inverse, les régions de
Montréal et de Laval sont sous-représentées.

Tableau 3 – Répartition des mécaniciens industriels (CNP 7311) par région, population
active expérimentée, Québec, 2011

Région                                                       Nombre de mécaniciens
Montérégie                                                        3 785          20,4 %
Saguenay–Lac-Saint-Jean                                           1 590           8,6 %
Mauricie                                                          1 475           8,0 %
Chaudière-Appalaches                                              1 425           7,7 %
Montréal                                                          1 330           7,2 %
Lanaudière                                                        1 315           7,1 %
Laurentides                                                       1 095           5,9 %
Estrie                                                              995           5,4 %
Côte-Nord                                                           945           5,1 %
Capitale-Nationale                                                  940           5,1 %
Abitibi-Témiscamingue                                               855           4,6 %
Centre-du-Québec                                                    815           4,4 %
Bas-Saint-Laurent                                                   635           3,4 %
Laval                                                               565           3,1 %
Outaouais                                                           370           2,0 %
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine                                       265           1,4 %
Nord-du-Québec                                                      110           0,6 %
Ensemble du Québec                                               18 510          100 %

Source : Statistique Canada, Recensement de 2011.

Un milieu de travail masculin
Le milieu de la maintenance industrielle, comme celui des métiers spécialisés en général, est
un milieu presque exclusivement masculin. En effet, selon le recensement de 2011,
seulement 1,8 % des mécaniciens industriels sont des femmes (330 sur 18 510). Cependant,
il est intéressant de remarquer que la proportion de femmes est deux fois plus importante
chez les électromécaniciens (4,0 %, soit 235 sur 5 840), même si elles demeurent fortement
minoritaires.

Âge des mécaniciennes ou mécaniciens industriels
Le tableau 4 montre que plus de 50 % des mécaniciennes ou mécaniciens industriels sont
âgés de 45 ans et plus, ce qui est plus élevé que la moyenne de l’ensemble des métiers
apparentés (47 %), elle-même plus élevée que celle de l’ensemble des professions (44 %). Il
est intéressant de constater que la proportion de travailleurs âgés de moins de 45 ans est
beaucoup plus élevée chez les mécaniciens que chez les électromécaniciens. Les données
sur l’âge sont sans doute à recouper avec celles sur le genre. En effet, on peut supposer que,
plus l’effectif est jeune, plus la présence de femmes est importante.

Tableau 4 – Répartition des mécaniciens industriels (CNP 7311) par groupe d’âge, personnes
occupées, Québec, 2011
   Groupe d’âge            Mécanicien                 Électro-           Métiers,                   Toutes
                            industriel              mécanicien         transports,                professions
                           (CNP 7311)               (CNP 7333)        machinerie…
                                                                         (CNP 7)
15 à 24 ans                        7%                  11 %                11 %                      13 %
25 à 44 ans                     43 %                   59 %                42 %                      43 %
45 à 54 ans                     31 %                   19 %                28 %                      26 %
55 ans et plus                  19 %                   11 %                19 %                      18 %
Total                          100 %           100 %                       100 %                    100 %
                            (N = 17 665)     (N = 5 675)               (N = 529 240)          (N = 3 880 425)
Source : Statistique Canada, Recensement de 2011.

Scolarité des mécaniciennes ou mécaniciens industriels
Les ouvrières ou ouvriers spécialisés en maintenance sont fortement scolarisés, et ce, même
comparativement aux soudeurs et aux machinistes, deux autres métiers spécialisés. En effet,
76 % des mécaniciennes ou mécaniciens industriels et pas moins de 84 % des
électromécaniciennes      ou    électromécaniciens     détiennent    un     diplôme    d’études
professionnelles ou collégiales, ce qui en dit long sur l’importance de la formation initiale par
rapport à l’exercice de ce métier.

Tableau 5 – Répartition des mécaniciens industriels (CNP 7311) par niveau de scolarité,
personnes occupées, Québec, 2011
            Niveau de scolarité                 Mécanicien         Électro-       Machiniste          Soudeur
                                                (CNP 7311)       mécanicien       (CNP 7231)         (CNP 7237)
                                                                 (CNP 7333)

Aucun grade, certificat ou diplôme                    11 %           4%                10 %             15 %
Certificat d’études secondaires                       10 %           5%                12 %             11 %
Certificat ou diplôme de métiers                      56 %          67 %               58 %             64 %
Diplôme d’études collégiales                          20 %          17 %               16 %              8%
Certificat ou diplôme universitaire                    3%            7%                4%                2%
Total                                                100 %         100 %             100 %             100 %
                                                (N = 17 665)     (N = 5 675)       (N = 13 815)      (N = 22 750)

Source : Statistique Canada, Recensement de 2011.

1.3   Formation initiale des mécaniciennes ou mécaniciens industriels et des
électromécaniciennes ou électromécaniciens
Deux programmes d’études professionnelles mènent à un emploi d’ouvrier spécialisé dans le
domaine de la maintenance industrielle : le DEP en mécanique industrielle de construction et
d’entretien et le DEP en électronique de systèmes automatisés. La forte parenté de ces deux
programmes se traduit par la possibilité d’emprunter un parcours optimisé pour l’obtention
d’un double DEP8.

Au secondaire, il existe une ASP en mécanique d’entretien en commandes industrielles,
datant de 1991, ce qui constitue une autre voie de spécialisation en électromécanique pour
les détenteurs du DEP en mécanique industrielle.

Au collégial, le DEC en technologie de la maintenance industrielle, dont le contenu fait la part
belle aux tâches analytiques de la maintenance industrielle (conception, gestion et
amélioration des programmes de maintenance, analyse et diagnostic, etc.), prépare à
l’exercice d’un emploi de technicienne ou technicien en maintenance industrielle. De même,
le DEC en technologie de l’électronique industrielle, qui pousse plus loin que le DEP l’étude
des systèmes automatisés (notamment la conception et la programmation de tels systèmes),
constitue la formation initiale privilégiée pour le métier d’électrotechnicienne ou
électrotechnicien (voir section 3.1).
1.4     Perspectives d’emploi 2015-2019

Emploi-Québec estime que les perspectives professionnelles des mécaniciennes ou
mécaniciens industriels sont acceptables pour la période 2015-2019. Or, comme on peut le
constater à la lumière du tableau suivant, ces perspectives sont jugées favorables dans 11
régions représentant près de 70 % des mécaniciennes ou mécaniciens industriels. Le taux de
chômage pour cette profession devrait être faible dans six régions (39 % des mécaniciens) et
la demande élevée dans six régions également (31 % des mécaniciens).

8 À noter que tant le DEP en mécanique industrielle que celui en électromécanique permettent aussi de travailler comme

« monteur-ajusteur » ou « ajusteur de machines » dans des entreprises qui fabriquent de l’équipement industriel ou du
matériel de transport. Bien que présentant de fortes similitudes avec le métier de la maintenance du point de vue des
connaissances techniques et des savoir-faire, ces deux types d’emplois relèvent de contextes d’exercice fort différents : nous
quittons, en effet, l’univers de la maintenance – pour lequel la présente norme a été exclusivement élaborée, précisons-le –
pour celui de la fabrication. Ajusteurs de machines (CNP 7316) et mécaniciens industriels (CNP 7311) font d’ailleurs l’objet
de deux catégories distinctes dans la Classification nationale des professions.

Tableau 6 – Perspectives d’emploi pour la profession des mécaniciens industriels
      (CNP 7311)

                                       Personnes en           Perspectives        Taux de     Demande de
                                      emploi en 2014        professionnelles    chômage en    main-d’œuvre
                                                               2015-2019           2014         en 2014
 Ensemble du Québec                            18 000       Acceptables        Modéré        Modérée
 Abitibi-Témiscamingue                                700   Acceptables        Modéré        Modérée
 Bas-Saint-Laurent                                    600   Favorables         Modéré        Élevée
 Capitale-Nationale                                   800   Favorables         Faible        Modérée
 Centre-du-Québec                                     800   Favorables         Faible        Modérée
 Chaudière-Appalaches                            1 500      Favorables         Faible        Modérée
 Côte-Nord                                            800   Favorables         Modéré        Élevée
 Estrie                                          1 000      Favorables         Modéré        Élevée
 Gaspésie–Îles-de-la-
                                                      150   Acceptables        Élevé         Élevée
 Madeleine
 Lanaudière                                      1 000      Favorables         Faible        Modérée
 Laurentides                                     1 000      Favorables         Faible        Modérée
 Laval                                                500   Acceptables        Modéré        Modérée
 Mauricie                                        1 000      Acceptables        Modéré        Modérée
 Montérégie                                      3 500      Favorables         Modéré        Élevée
 Montréal                                        1 500      Acceptables        Modéré        Modérée
 Nord-du-Québec                                       800   Favorables         Modéré        Élevée
 Outaouais                                            350   Favorables         Faible        Modérée
 Saguenay–Lac-Saint-Jean                         1 500      Acceptables        Modéré        Modérée

Source : Emploi-Québec, IMT en ligne, février 2017.

2.    PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE

Une norme professionnelle est un document qui, relativement à l’exercice d’un métier, d’une
profession ou d’une fonction de travail, a une valeur de standard pour l’industrie et pour
Emploi-Québec. Elle décrit les compétences qui sont essentielles à l’exercice de ce métier,
de cette profession ou de cette fonction de travail, et elle sert de référence pour le
développement et la reconnaissance des compétences des travailleurs et des travailleuses.

La norme professionnelle en mécanique industrielle a ceci de particulier qu’il s’agit d’un
métier multisectoriel, exercé dans l’ensemble des industries manufacturières de même que
dans le domaine de la construction.

Ce projet de norme trouve son origine dans une étude de pertinence réalisée en 2012 pour le
compte de six comités sectoriels. En 2013, fort des résultats de cette étude, PERFORM
déposait une demande de subvention au nom de l’ensemble des comités sectoriels
impliqués. Étant donné l’ampleur du projet, le nombre de secteurs concernés et la complexité
du métier, il fut décidé de procéder en deux temps : d’abord, rédiger une demande de
subvention pour l’analyse de profession; puis, présenter une seconde demande, cette fois
pour le développement de la norme professionnelle proprement dit.

Entretemps, un comité multisectoriel, composé des représentants des six comités sectoriels
et d’une représentante de la CPMT, fut formé dans le but de piloter les différentes étapes de
réalisation.
2.1   Analyse de profession
L’analyse d’un métier tel que celui de mécanicienne ou mécanicien industriel posait un défi de
taille. En effet, les milieux industriels où ce métier est exercé sont hétérogènes (fabrication
métallique, textile, transformation alimentaire, transformation du bois, métallurgie, etc.) et, à
l’intérieur même de ces milieux, le contexte d’exercice du métier est extrêmement varié. En
outre, les frontières avec d’autres métiers de la maintenance industrielle sont parfois
mouvantes.

C’est pourquoi il était indispensable d’effectuer une enquête de terrain préalablement à la
tenue de l’atelier d’analyse de profession. Ainsi, nous avons visité 18 entreprises appartenant
à six secteurs industriels différents entre les mois de mai et d’août 2014. Les résultats de
cette enquête nous ont permis de préparer l’atelier d’analyse de la profession, qui s’est tenu
les 17 et 18 février 2015 et auquel ont participé 16 spécialistes provenant de 15 entreprises
représentant les six comités sectoriels concernés. En tout, ce sont donc 25 entreprises et 36
spécialistes du métier qui ont contribué à documenter l’analyse de profession, dont le rapport
fut déposé à la CPMT en juin 2015.

À la suite de l’analyse de profession, la seconde demande de subvention a été déposée
auprès de la CPMT en août 2015 en vue du développement d’une norme professionnelle. Le
projet de norme fut officiellement accepté par la CPMT le 14 octobre 2015.
2.2   Formation d’un comité d’orientation

Une fois le projet de norme accepté par la CPMT, un comité d’orientation a été mis sur pied
pour superviser la suite des travaux. Ce comité reflète l’aspect multisectoriel du métier. Il est
composé de représentants de cinq entreprises appartenant à divers secteurs manufacturiers
(Champeau, Saputo, Stedfast, Arcelor Mittal et Usinages Mallette), de représentants des
travailleurs (Fédération de la métallurgie de la Centrale des syndicats démocratiques-CSD,
Fédération de l’industrie manufacturière de la Confédération des syndicats nationaux-CSN),
de représentants des six comités sectoriels partenaires (CSMO textile, CSMO de la
métallurgie, CSMO en transformation alimentaire, Formabois, Plasticompétences et
PERFORM) et d’une représentante de la CPMT.

Les membres du comité se sont réunis pour la première fois le 17 février 2016, puis à
nouveau le 14 juin 2016. Ils ont été appelés à se prononcer aux différentes étapes du projet,
notamment au moment de la validation du profil de compétences.
2.3   Élaboration et validation du profil de compétences
À partir des résultats de l’analyse de profession et du tableau des tâches et opérations, nous
avons élaboré une ébauche de profil de compétences, que nous avons prévalidée auprès
d’une dizaine d’entreprises en mai 2016. Ce profil remanié a été présenté pour approbation
au comité d’orientation le 14 juin 2016.

Un atelier de validation s’est tenu le 28 septembre 2016. Y ont participé 22 experts de la
profession, provenant de 18 entreprises représentant sept secteurs industriels (transformation
alimentaire, métallurgie, textile, fabrication métallique, imprimerie, transformation du bois,
plasturgie). Se sont joints à eux des représentants des six comités sectoriels membres du
comité d’orientation en plus d’un représentant du comité sectoriel des communications
graphiques. Étaient également présents la représentante de la CPMT ainsi qu’un conseiller
du MEES.

Plusieurs décisions ont été prises lors de cet atelier de validation, notamment en ce qui a trait
à la nature des compétences (compétences essentielles et complémentaires) et aux
exigences inhérentes au contexte de développement et de reconnaissance des
compétences. Ainsi, il a été décidé que les trois premières compétences de la norme
professionnelle seraient considérées comme essentielles et les quatrième et cinquième
compétences comme complémentaires. Les participants ont aussi convenu que
l’apprentissage et la reconnaissance des compétences devraient obligatoirement porter sur la
maintenance préventive, la réparation et le diagnostic des systèmes mécaniques, et sur au
moins un autre système parmi les suivants : système hydraulique, système pneumatique,

système électrique et système automatisé. On a enfin demandé à l’industrie d’entériner ces
décisions dans le cadre d’un vaste sondage visant l’établissement d’un consensus
multisectoriel.
2.4   Démonstration du consensus sectoriel
En novembre 2016, un document de consultation, doublé d’un questionnaire, a été préparé
en collaboration avec les membres du comité multisectoriel. Puis, chaque comité sectoriel
participant a diffusé ce questionnaire auprès d’entreprises de son secteur. Au final, 166
entreprises provenant de six secteurs manufacturiers ont répondu au sondage.

Ces entreprises ont à leur emploi 1096 mécaniciens industriels et 450 électromécaniciens, ce
qui représente entre 10 % et 15 % de tous les ouvriers spécialisés en maintenance
industrielle au Québec. On peut donc affirmer que les entreprises ayant participé à l’exercice
constituent un échantillon représentatif des travailleuses ou travailleurs directement visés par
la norme.

Les entreprises devaient se prononcer sur les décisions prises lors de l’atelier de validation
du profil de compétences. Le questionnaire comportait six séries de questions portant sur les
sujets suivants : la pertinence des compétences, leur description, les compétences
essentielles, les compétences complémentaires, le contexte d’apprentissage et les conditions
de certification. L’exercice a permis de dégager un large consensus, le taux d’approbation
variant de 84 % à 100 %. En outre, à la suite des commentaires recueillis, des modifications
mineures ont été apportées au profil de compétences dans le but de le bonifier.

3.        PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE

3.1.      Description du contexte d’exercice du métier

Filière professionnelle de la maintenance industrielle
À la suite de l’enquête de terrain menée préalablement à l’analyse de profession, nous avons
distingué trois profils d’emplois chez les travailleurs qui interviennent directement dans la
maintenance       des     équipements   industriels :   mécanicien,    électromécanicien        et
électrotechnicien. Les deux premiers correspondent au niveau de qualification d’un ouvrier
spécialisé, et le troisième, comme son nom l’indique, à celui d’un technicien. Selon la taille de
l’entreprise, les procédés industriels utilisés et l’importance du parc d’équipements, des
emplois de gestionnaire, de planificateur et de technicien aux méthodes peuvent se greffer à
ces trois emplois types pour former la filière professionnelle de la maintenance industrielle.
Dans certaines entreprises, on notera aussi la présence d’électriciens 9 et de mécaniciens de
machines fixes, deux métiers réglementés, ainsi que d’outilleurs.

Figure 1 – Mécanicien, électromécanicien et électrotechnicien10

                                                                                   Mécanicien
                                                                                   - Installation, réparation et
                 Électrotechnicien                                                 entretien de systèmes
                                                                                   mécaniques, hydrauliques et
                 - Conception et
                 modification de systèmes         Électromécanicien                pneumatiques
                                                  - Installation, réparation et    - Dépannage et réglage de
                 électriques et de systèmes
                                                    entretien de systèmes          systèmes mécaniques,
                 automatisés
                                                    électriques et                 hydrauliques et pneumatiques
                 - Programmation de
                                                    électroniques                  - Fabrication de pièces par
                 systèmes automatisés-
                                                  - Dépannage et réglage de        soudage, usinage, découpage et
                   Optimisation des
                                                  systèmes automatisés             façonnage
                 procédés (amélioration
                                                                                   - Travaux d’atelier (coupage,
                 continue)
                                                                                   perçage, taraudage, etc.)
                                                                                   - Manutention d’équipements
                                                                                   industriels

9    En principe, le travail d’électricien industriel se limite à la maintenance électrique. Or, dans certaines entreprises, ceux
     qu’on appelle électriciens sont aussi chargés de la maintenance des systèmes électroniques, voire du dépannage des
     systèmes automatisés. Leurs responsabilités se confondent alors avec celles d’un électrotechnicien. L’inverse est aussi
     vrai. Ainsi, le travail des électrotechniciens porte en principe sur la maintenance des systèmes électroniques et des
     automates programmables. Cependant, lorsque ces personnes détiennent le certificat de qualification en électricité, elles
     exercent également les fonctions d’un électricien. À propos de la maintenance électrique, voir la section 1.3.
10   Nous remercions Julie-Anne Tétreault, superviseure de la maintenance chez Ball Technologies, de nous avoir proposé
     l’idée de ce diagramme.

En fait, le métier de mécanicien est étroitement apparenté à celui d’électromécanicien, lequel
présente lui-même des similitudes avec le métier d’électrotechnicien. La figure 1 démontre
quels sont leurs domaines d’intervention communs et ceux qui leur sont propres.

Mécaniciennes ou mécaniciens et électromécaniciennes ou électromécaniciens
Les mécaniciennes ou mécaniciens et les électromécaniciennes ou électromécaniciens
exercent essentiellement les mêmes tâches ou activités de travail, soit l’installation,
l’entretien, le dépannage et la réparation des équipements industriels, de même que les
opérations connexes (soudage, usinage, façonnage des pièces, travaux d’atelier,
manutention des équipements, etc.). La différence touche les champs d’application11 : alors
que les mécaniciennes ou mécaniciens n’interviennent que sur les systèmes mécaniques,
hydrauliques et pneumatiques, les électromécaniciennes ou électromécaniciens s’occupent,
en plus, des systèmes électriques et automatisés.

L’apparition du métier d’électromécanicienne ou électromécanicien est intrinsèquement liée à
l’automatisation des procédés de production. Avec le recours croissant à l’électronique et à
l’informatique, de nouveaux champs d’expertise se sont imposés en maintenance industrielle,
rendant la polyvalence encore plus nécessaire pour exercer un métier qui était déjà, par
essence, largement pluridisciplinaire. Dans cette optique, le métier d’électromécanicienne ou
électromécanicien représenterait tout simplement l’évolution normale du métier de
mécanicienne ou mécanicien, qu’il est tôt ou tard appelé à remplacer étant donné
l’omniprésence de l’électronique et de l’informatique dans les systèmes industriels
d’aujourd’hui.

En effet, les champs d’expertise additionnels des électromécaniciennes ou
électromécaniciens – et plus spécifiquement le fait d’établir des liens entre les composants
électriques, électroniques et mécaniques d’un système automatisé – leur donnent un
avantage indéniable quand vient le temps de poser un diagnostic, de résoudre un problème
de fonctionnement ou d’élaborer un plan global de maintenance préventive, comme le
souligne le MEES à propos du niveau d’autonomie et de responsabilité plus grand des
électromécaniciennes ou électromécaniciens par rapport aux mécaniciennes ou mécaniciens
industriels12. On peut d’ailleurs penser qu’il s’agit là de qualités privilégiées par les
employeurs et que les électromécaniciennes ou électromécaniciens sont appelés à occuper
une place toujours plus grande dans les services de maintenance industrielle à cause de leur
polyvalence.

Or, comme nous avons pu le constater lors de notre enquête de terrain, les deux métiers (ou
les deux variantes du même métier) cohabitent et continueront vraisemblablement de le faire

11   Pour une définition de cette notion, voir le Cadre de référence et instrumentation pour l’analyse d’une profession de la
     CPMT, p. 25.
12   Voir à ce sujet : MELS, Analyse d’optimisation de programmes d’études professionnelles. Chantier 26 : Mécatronique,
     mai 2012, document interne.

dans un avenir prévisible. Ainsi, les emplois de mécaniciennes ou mécaniciens demeureront,
et ce, principalement pour deux raisons : 1) les contraintes réglementaires en matière
d’électricité, qui obligent les entreprises à employer des travailleurs détenant le certificat de
qualification obligatoire en électricité pour se conformer aux exigences de la loi, et qui
contribuent par le fait même à maintenir la séparation entre la maintenance mécanique, d’une
part, et la maintenance électrique et électronique, d’autre part13; 2) l’évolution rapide des
systèmes automatisés – par rapport à la relative stabilité de la mécanique sur le plan
technologique –, qui rend elle aussi nécessaire le cloisonnement entre les différents champs
d’intervention et justifie la présence de spécialistes exclusivement dédiés à la maintenance
(incluant la programmation) des systèmes électroniques et des automates programmables,
ceux qu’on appelle électrotechniciennes ou électrotechniciens.

Électromécaniciennes ou électromécaniciens et électrotechniciennes ou
électrotechniciens
Le travail des électromécaniciennes ou électromécaniciens et celui des électrotechniciennes
ou électrotechniciens présentent des similitudes évidentes en ce qui a trait à la maintenance
électrique et électronique : les uns et les autres sont aptes à installer, entretenir, réparer et
dépanner la partie physique (hardware) des systèmes automatisés. Par contre, même si les
électromécaniciennes ou électromécaniciens possèdent des compétences en programmation
pour pouvoir procéder au dépannage de bases d’automates programmables, la partie
logicielle (software) est le domaine d’intervention privilégié des électrotechniciennes ou
électrotechniciens. Là où les électromécaniciennes ou électromécaniciens et les
électrotechniciennes ou électrotechniciens se distinguent vraiment, cependant, c’est sur le
plan de l’optimisation des procédés industriels – que ce soit par la conception de nouveaux
systèmes automatisés ou par la modification des systèmes existants –, une opération qui fait
intrinsèquement partie de la définition de tâches des électrotechniciennes ou
électrotechniciens.
Précisons que nous avons pris la décision d’exclure les électrotechniciennes ou les
électrotechniciens de l’analyse de profession ayant précédé l’élaboration du profil de
compétences et de la norme professionnelle, les tâches qui leur incombent et les
compétences qui sont les leurs étant trop éloignées du métier de mécanicienne ou
mécanicien industriel. Aussi avons-nous invité des mécaniciens et des électromécaniciens à
l’atelier d’analyse, mais aucun électrotechnicien, car à la suite des observations réalisées lors
de l’enquête de terrain, nous en étions venus à la conclusion que ce métier méritait de faire
l’objet d’une étude – et éventuellement d’une norme professionnelle – distincte14.

13   Ce qui a fait dire à un de nos interlocuteurs lors de l’enquête de terrain : « Électro dans électromécanicien, ça ne marche
     pas! », signifiant par là qu’un électromécanicien sans le certificat de qualification en électricité n’est pas plus utile qu’un
     « simple » mécanicien.
14   Dans une logique de filière professionnelle, sans doute aurait-il été possible de les inclure en continuité du profil
     d’électromécanicien, mais pas dans une logique de métier telle celle qui préside à l’élaboration des normes
     professionnelles.

Organisation du travail
Ainsi, on distingue deux profils chez les ouvrières ou ouvriers spécialisés chargés de la
maintenance des équipements industriels : des mécaniciennes ou mécaniciens qui
interviennent uniquement sur des systèmes mécaniques, hydrauliques ou pneumatiques, et
des électromécaniciennes ou électromécaniciens qui, en plus d’exécuter les tâches des
mécaniciennes ou mécaniciens, sont appelés à intervenir sur des systèmes électriques et
électroniques. Si l’on en croit les résultats de notre enquête de terrain, mécaniciennes ou
mécaniciens et électromécaniciennes ou électromécaniciens se côtoient rarement dans une
même entreprise, et, quand c’est le cas, c’est qu’on a embauché une électromécanicienne ou
un électromécanicien pour effectuer le travail de mécanicienne ou mécanicien, ou vice
versa15. La présence de l’un ou l’autre profil dans une entreprise relève de divers facteurs,
dont le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et l’organisation du travail.

Dans les entreprises où la maintenance mécanique et la maintenance électrique-électronique
sont séparées, les mécaniciens travaillent en collaboration avec des électrotechniciens
détenant le certificat de qualification en électricité ou avec des électriciens industriels. Dans
ces milieux, le travail est habituellement strictement compartimenté. On dit : « S’il y a de la
graisse ou de l’huile, c’est le mécano qui s’en occupe; dès qu’il y a un fil, c’est l’électro. » Il
s’agit généralement d’entreprises relativement grandes, où l’automatisation est très
développée, justifiant l’emploi de spécialistes en électricité et en électronique industrielles.

Dans d’autres entreprises, au contraire, la maintenance mécanique et la maintenance
électrique-électronique sont assumées par un seul corps de métier. Il s’agit souvent de
petites entreprises avec des services de maintenance à l’effectif limité et où la polyvalence
est recherchée. Cette organisation du travail suppose habituellement qu’un des
électromécaniciens détienne un certificat de qualification en électricité. Les travaux
importants ou complexes en électricité et en électronique industrielle – dont le dépannage et
la programmation des automates programmables – sont confiés à la sous-traitance quand le
personnel en place ne suffit pas à la tâche.

À la lumière de ce qui précède, on comprend mieux pourquoi le métier visé par la présente
norme n’est pas tant celui de la mécanique industrielle ou de l’électromécanique, que celui de
la maintenance industrielle. En France, on dit d’ailleurs « agent de maintenance » (voir
note 2, section 1.1), certains employant également le néologisme « maintenancien ».

15   Les données d’une enquête (2012) sur les prévisions d’embauche et les besoins de formation dans le secteur de la
     fabrication métallique industrielle présentent un portrait plus nuancé. Ainsi, sur les 935 entreprises ayant participé au
     sondage, 176 employaient des mécaniciens seulement, 132 des électromécaniciens seulement, et 106 à la fois des
     mécaniciens et des électromécaniciens. Précisons, cependant, qu’il arrive souvent qu’on désigne les ouvriers de
     maintenance d’après leur formation plutôt que d’après les responsabilités qui leur sont effectivement confiées.

Lois, règlements et normes
Le travail de maintenance est régi par un ensemble de lois, règlements et normes visant la
santé et la sécurité du travail, l’environnement et, dans certains secteurs industriels,
l’hygiène. En voici une liste non exhaustive :

        Loi et règlement sur la santé et la sécurité du travail (LSST et RSST)
        Loi sur la qualité de l’environnement et règlement sur les matières dangereuses
        Loi et règlement sur les installations électriques
        Code de construction, chapitre V Électricité
        Règlement sur la formation et la qualification professionnelles de la main-d’œuvre
          s’appliquant aux métiers d’électricien, de tuyauteur, de mécanicien d’ascenseur et
          d’opérateur de machines électriques dans les secteurs autres que celui de la
          construction
        Règlement sur les certificats de qualification et sur l'apprentissage en matière
          d'électricité, de tuyauterie et de mécanique de systèmes de déplacement mécanisé
          dans les secteurs autres que celui de la construction
        Norme ACNOR CSA Z432-F04 Protection des machines
        Norme ACNOR CSA Z460-F13 Maîtrise des énergies dangereuses : cadenassage et
          autres méthodes
        Norme ACNOR CSA Z462-12 Sécurité en matière d’électricité au travail
        Normes de type C (CSA, ANSI, ISO, EN) qui donnent des prescriptions détaillées
          minimales de sécurité pour un groupe de machines spécifiques
        Normes sectorielles (par exemple : HACCP et BPF pour la transformation alimentaire)

Les mécaniciennes ou mécaniciens industriels exercent donc des responsabilités importantes
en matière de santé et de sécurité du travail. En effet, en plus de veiller à leur propre sécurité
dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes – par exemple, en mettant en
application les procédures de cadenassage, de travail en espace clos, de travail en hauteur
et de travail avec des contraintes thermiques –, ce sont eux qui procèdent à l’installation et à
l’entretien de dispositifs de sécurité sur les machines et équipements utilisés par leurs
collègues, conformément aux normes en vigueur dans leurs secteurs d’activité.

Maintenance électrique
Comme nous l’avons vu précédemment, la réglementation en matière de sécurité électrique a
une incidence directe sur l’organisation du travail en maintenance industrielle. En effet, pour
pouvoir exécuter « […] des travaux d'installation, d'entretien, de réparation, de réfection ou de
modification d'une installation électrique16 », on doit détenir un certificat en électricité (hors
construction) délivré par Emploi-Québec. Or, pour être admissible à l’examen donnant accès

16   Règlement sur les certificats de qualification et sur l'apprentissage en matière d'électricité […], sous-section 3.1

à cette certification, l’apprentie ou apprenti doit d’abord se soumettre à un long apprentissage
(minimum de 5 000 heures) et suivre deux formations théoriques obligatoires 17.

Ainsi, pour une mécanicienne ou un mécanicien ou une électromécanicienne ou un
électromécanicien qui interviennent sur des systèmes mécaniques la majeure partie de leur
temps, l’obtention du certificat en électricité peut sembler inaccessible. En effet, dans le cas
d'une personne qui consacrerait, par exemple, un hypothétique 50 % de son temps de travail
à la maintenance électrique et électronique, l’apprentissage prendrait tout de même cinq ans;
huit ans s’il y consacrait 30 %, etc. Le certificat en électricité s’adresse vraisemblablement
davantage à des spécialistes qu’à des travailleurs polyvalents et encourage, par le fait même,
la division du travail entre maintenance mécanique, hydraulique et pneumatique, d’un côté, et
maintenance électrique et électronique, de l’autre.

Aussi existe-t-il un certificat de qualification restreint en connexion d’appareillage18 à
l’intention des gens de maintenance, qui est obligatoire pour effectuer « […] des travaux de
connexion ou de déconnexion d'un appareillage à du câblage faisant partie d'une installation
électrique, sans autre modification à celle-ci, lorsqu'ils sont exécutés par une personne qui
n'est pas titulaire du certificat en électricité […]19 ». On comprendra que ce certificat est
presque un préalable pour qui veut exercer le rôle d’électromécanicienne ou
électromécanicien.

Alors que, jusqu’à maintenant, nous avons traité comme un tout la maintenance électronique
– qui fait intrinsèquement partie du travail des électromécaniciennes ou électromécaniciens,
surtout la partie hardware – et la maintenance électrique proprement dite, il importe ici de
faire la distinction entre les deux. En réalité, les tâches pouvant être confiées à une
électromécanicienne ou un électromécanicien dans le domaine strictement électrique seront
plus ou moins étendues selon qu’il possède ou non le certificat restreint en connexion
d’appareillage ou le certificat en électricité. D’ailleurs, l’actuel carnet d’apprentissage en
mécanique industrielle fait l’impasse sur la maintenance électrique proprement dite, se
limitant à la maintenance des systèmes automatisés. C’est sans doute pour éviter, fort à
propos, toute confusion avec le métier réglementé d’électricienne industrielle ou électricien
industriel.

En résumé, les travaux effectués sur une installation électrique sont du ressort exclusif d’une
électricienne ou d’un électricien ou d’une personne qui détient un certificat en électricité20.

17   Voir Emploi-Québec, Guide d’apprentissage pour la qualification en électricité, mai 2012.
18   Voir Emploi-Québec, Guide d’apprentissage pour la qualification en connexion d’appareillage, mai 2012, et Emploi-
     Québec, La qualification obligatoire. Connexion d’appareillage, [En ligne].
     http://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/fileadmin/fichiers/pdf/Guide-qualif/connexion_appareillage_certificat.pdf
19   Règlement sur les certificats de qualification et sur l'apprentissage en matière d'électricité […], sous-section 3.1.1.
20   Cela est vrai à deux exceptions près : 1) manœuvrer un sectionneur dans le but d’arrêter et de cadenasser une machine;
     2) prendre des mesures sur un panneau de distribution électrique. En effet, ces tâches, même si elles sont effectuées sur
     une installation électrique, peuvent être faites par un non-électricien ou un travailleur sans certificat en électricité. Voir à
     ce sujet : ASFETM, Fiche technique. Prévention des risques électriques, 2011, p. 6.

Ces tâches sont donc exclues de la présente norme. Il en va de même des travaux de
connexion et de déconnexion d’un appareillage qui nécessitent le certificat restreint. Par
contre, les travaux de maintenance électrique effectués sur un appareillage – par exemple,
remplacer un fusible, un disjoncteur ou un panneau électrique faisant partie de cet
appareillage – peuvent être accomplis par une personne travaillant sans certificat aucun,
pourvu qu’elle ait les qualifications techniques appropriées, et peuvent donc être considérés
comme faisant partie des tâches d’une mécanicienne ou d’un mécanicien ou, plus
exactement, d’une électromécanicienne ou d’un électromécanicien.
3.2       Structure de la norme professionnelle
Profil de compétences
La norme professionnelle comporte cinq compétences; trois sont considérées comme
essentielles à l’exercice du métier, les deux autres comme complémentaires :
Compétences essentielles
  Compétence 1 : Faire la maintenance préventive d’un équipement industriel
  Compétence 2 : Réparer un équipement industriel
  Compétence 3 : Dépanner un équipement industriel

Compétences complémentaires
  Compétence 4 : Installer un équipement industriel
  Compétence 5 : Modifier un équipement industriel

La compétence 1, comme son nom l’indique, se rapporte à la « maintenance préventive »
tandis que les compétences 2 et 3 se rapportent aux deux types de « maintenance
corrective »21. Les compétences complémentaires 4 et 5 sont des activités connexes aux
activités de maintenance proprement dites, quoique la compétence 5 puisse correspondre à
ce que certains désignent comme de la « maintenance d’amélioration », d’où sa
complémentarité avec les trois premières compétences de la norme et, plus particulièrement,
les éléments 1.7, 2,5 et 3.7.

     On distingue habituellement deux grandes méthodes de maintenance : la maintenance préventive (qui vise à prévenir la
     probabilité de défaillance ou de dégradation d’un bien, et donc, à le maintenir en état de fonctionnement) et la
     maintenance corrective (qui vise la remise en fonctionnement d’un bien, après défaillance). La maintenance préventive
     se décline en différents types : la maintenance préventive systématique (suivant un échéancier établi selon le temps ou le
     nombre d’unités d’usage), la maintenance préventive conditionnelle (suivant un événement ou un signal de l’état de
     dégradation du bien) et la maintenance préventive prévisionnelle (suivant une analyse de l’évolution de l’état de
     dégradation du bien). De même, on fait la distinction entre deux types de maintenance corrective : la maintenance
     palliative (le dépannage, par définition provisoire, qui consiste à faire en sorte que la machine puisse remplir à nouveau
     ses fonctions en tout ou en partie) et la maintenance curative (la réparation, par définition durable, qui consiste à la
     remise en l’état de fonctionnement initial de la machine).

Architecture de la norme
Déterminer un schéma de progression professionnelle pour un métier présentant des visages
aussi variés que celui de la maintenance industrielle n’est pas chose aisée. Les experts qui
ont participé à l’élaboration de la norme professionnelle ont d’ailleurs eu du mal à répondre
de façon univoque aux questions sur le sujet. La méthode habituelle, qui consiste à
déterminer des niveaux de qualification d’après la nature des tâches confiées, n’a pas donné
les résultats escomptés. Cela est sans doute dû au fait que le métier, en lui-même, peut se
résumer à une seule tâche de nature analytique : le troubleshooting ou la résolution de
problèmes22. Par définition, quand on travaille à la maintenance, on doit diagnostiquer des
problèmes et trouver des solutions.

Cela étant dit, les données recueillies tout au long du projet, et notamment lors de l’atelier
d’analyse de profession, ont permis d’ordonnancer les compétences de la norme par ordre
croissant de complexité.

Ainsi, la maintenance préventive (compétence 1) correspond sans aucun doute à la tâche la
plus simple du métier. En effet, celle-ci consiste en bonne partie à effectuer des opérations de
nature courante et répétitive, telles que la lubrification, le nettoyage des composants, le
changement de pièces d’usure et les réglages simples tel l’ajustement des tensions des
courroies (élément de compétence 1.4). Néanmoins, cette tâche comporte aussi son lot de
difficultés. Par exemple, les tournées d’inspection dans l’usine sont l’occasion pour les
mécaniciens de mettre à profit leurs sens (vision, ouïe, odorat, toucher) afin de détecter
d’éventuels problèmes de fonctionnement des équipements (élément de compétence 1.3).
Sont alors sollicités des savoirs tacites que seul peut maîtriser un travailleur possédant une
longue expérience du métier et une connaissance intime des machines dont il assure la
maintenance.

Il en va de même de la réparation (compétence 2). Une fois isolée de la fonction diagnostique
– comme c’est le cas dans le profil de compétences –, cette tâche paraît certainement moins
complexe que le dépannage des équipements (compétence 3) – le troubleshooting –, qui
s’avère également la plus importante des responsabilités d’un mécanicien industriel,
l’essence même du métier. Cependant, la difficulté des opérations de démontage et de
remontage (élément de compétence 2.2) variera énormément dépendamment de la
complexité des pièces à réparer. À l’inverse, certains appels de service en vue d’un
dépannage pour des problèmes connus et documentés relèvent davantage de l’intervention

22   Les tâches analytiques correspondent au niveau de qualification le plus élevé chez les ouvriers spécialisés. Nous nous
     référons ici à la méthodologie de la carte des emplois du Comité sectoriel de la fabrication métallique industrielle et à la
     nomenclature des niveaux de qualification des ouvriers spécialisés. Ainsi, selon la nature des tâches confiées, on peut
     distinguer quatre niveaux d’exercice du métier : on confie aux apprentis les travaux simples du métier; aux travailleurs
     débutants, les travaux courants et répétitifs; aux travailleurs expérimentés, les travaux originaux et complexes; aux
     experts du métier, les travaux analytiques. On remarquera que trois compétences de la norme comportent des aspects
     analytiques importants : le dépannage, l’installation et la modification des équipements industriels.

de routine que de l’investigation. On le voit, le niveau de complexité dans la mise en œuvre
d’une compétence est lui-même fort variable.

L’installation (compétence 4) et la modification (compétence 5) des équipements industriels
sont considérées par les experts comme les tâches les plus complexes du métier. Présentant
déjà un degré de difficulté supérieur sur le plan de l’exécution –intervention sur l’ensemble
des systèmes (mécanique, hydraulique, pneumatique, électrique, électronique), d’une part,
recours à différents procédés de fabrication (soudage, façonnage, usinage), d’autre part –,
ces tâches, dépendamment des projets, exigent parfois des compétences en planification et
en conception proches de celles d’une technicienne ou d’un technicien, voire d’une chargée
ou chargé de projet. Aussi, contrairement aux trois premières compétences de la norme, on
ne peut pas s’attendre à ce que tout le personnel de maintenance puisse s’acquitter de ces
responsabilités de manière parfaitement autonome. C’est pourquoi l’installation et la
modification d’un équipement industriel ont été désignées comme des compétences
complémentaires – outre le fait que ces tâches sont souvent confiées au fabricant de la
machine ou à des firmes externes, rendant difficile la mise en œuvre de ces compétences (et
donc l’implantation de la norme professionnelle elle-même, dans l’éventualité où on en aurait
fait des compétences obligatoires) dans bon nombre d’entreprises.

3.3    Précisions sur la norme professionnelle
Certificats de qualification professionnelle et clientèle visée
La norme professionnelle en maintenance industrielle donne accès à un certificat de
qualification professionnelle de mécanicienne ou mécanicien industriel. Ce certificat
s’adresse, en fait, autant aux mécaniciennes ou mécaniciens qu’aux électromécaniciennes ou
électromécaniciens, c’est-à-dire les ouvrières ou ouvriers spécialisés qui assurent la
maintenance des équipements industriels dans une industrie manufacturière. Pour obtenir le
certificat de qualification professionnelle, la travailleuse ou le travailleur doit démontrer qu’il
maîtrise les trois compétences essentielles de la norme, soit la maintenance préventive, la
réparation et le dépannage des équipements industriels.

Conditions particulières de certification
L’apprentissage et la maîtrise des trois compétences essentielles de la norme devront porter
obligatoirement, d’une part, sur la maintenance des systèmes mécaniques et, d’autre part,
sur la maintenance d’au moins un autre type de systèmes parmi les suivants : systèmes
hydrauliques, systèmes pneumatiques, systèmes électriques et systèmes automatisés.

Attestation de qualification professionnelle
Une travailleuse ou un travailleur qui ne maîtriserait qu’une ou deux des trois compétences
essentielles donnant accès au certificat de qualification professionnelle pourrait se voir
octroyer une attestation de qualification professionnelle pour chacune des compétences
qu’elle ou il maîtrise. De même, les deux compétences complémentaires, soit l’installation et
la modification d’équipements industriels, donnent toutes deux accès à une attestation de
qualification professionnelle.

4.       DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES

MÉTIER : Mécanicienne ou mécanicien industriel                                                                                      Code CNP : 7311
Compétence 1 :           Faire la maintenance préventive d’un équipement industriel
Contexte de réalisation
  À partir :
    d’un bon de travail ou d’une fiche d’entretien;
    des consignes d’un chef d’équipe, d’un planificateur ou d’un responsable de la maintenance;
    des recommandations du fabricant;
    des dossiers techniques de la machine et de son historique d’entretien;
    de plans, de dessins et de schémas;
    de cahiers de procédures (modes opératoires);
    des politiques de l’entreprise.
  Au moyen :
    d’outils manuels;
    d’outils électriques ou pneumatiques portatifs;
    d’instruments de mesure;
    de consommables (nettoyant, lubrifiant, graisse, liquide de refroidissement, etc.);
    de pièces de rechange;
    de matériel pour le cadenassage et la sécurisation des lieux;
    d’appareils de manutention;
    d’équipement de protection individuelle.
  En fonction :
    de divers types de machines et d’équipements industriels;
    de systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques ou de systèmes automatisés;
    de la sécurité des opérateurs et de l’intégrité de l’équipement;
    des priorités de la maintenance et des impératifs de la production;
    des limites imposées par la Loi sur la formation et la qualification de la main-d’œuvre (RLRQ, chapitre F-5, r. 1 et r. 2) pour l’exercice d’un
    métier dans les domaines de l’électricité, de la tuyauterie, de la mécanique de machines fixes, du soudage sur appareil sous pression, de la
    mécanique des systèmes de déplacement mécanisé et de la réfrigération.
Critères généraux de performance
  Application stricte des normes environnementales, des normes de salubrité, des règles de santé et sécurité, des procédures.
  Maintien d’un espace de travail propre et rangé.
  Respect des directives.
  Travail méthodique et minutieux.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                      Code CNP : 7311

Compétence 1 :           Faire la maintenance préventive d’un équipement industriel

Critères généraux de performance (suite)
  Utilisation appropriée des outils manuels.
  Utilisation appropriée des instruments de mesure.
  Contribution à l’amélioration du plan de maintenance préventive.
  Respect des délais d’exécution.
  Communication claire et précise.
  Respect des attitudes et comportements professionnels liés à la profession.

                        Éléments de compétence                                                      Critères de performance

1.1 Préparer l’intervention de maintenance                                         Lecture appropriée du bon de travail ou de la fiche d’inspection.
                                                                                 Interprétation juste des plans, des dessins et des schémas de
                                                                                   l’équipement.
                                                                                 Collecte d’information pertinente auprès de l’opérateur sur le
                                                                                   fonctionnement de l’équipement.
                                                                                 Préparation adéquate du matériel, des instruments de mesure et
                                                                                   de l’outillage requis.
                                                                                 Préparation adéquate des pièces de rechange et des
                                                                                   consommables requis.
                                                                                 Analyse systématique des risques liés à la tâche.

1.2 Sécuriser l’équipement et l’aire de travail                                    Application stricte des mesures de santé et de sécurité :
                                                                                          procédure de cadenassage;
                                                                                          procédure en cas de risques électriques;
                                                                                          permis de travail applicables;
                                                                                          utilisation de l’équipement de protection individuelle;
                                                                                 Nettoyage et aménagement adéquats de l’aire de travail.
                                                                                 Délimitation d’un périmètre de sécurité adéquat.
                                                                                 Vérification appropriée de la ligne de tir et avertissement des
                                                                                   personnes concernées.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                              Code CNP : 7311

Compétence 1 :         Faire la maintenance préventive d’un équipement industriel

                      Éléments de compétence                                                 Critères de performance

1.3 Vérifier l’intégrité de l’équipement                                    Vérification attentive de l’intégrité mécanique de l’équipement :
                                                                                   inspection de la machine (en fonctionnement) pour détecter
                                                                                   des vibrations, des odeurs ou des bruits anormaux
                                                                                   vérification de l’état :
                                                                                          - des protecteurs physiques;
                                                                                          - des roulements, des éléments de transmission de
                                                                                            puissance, des systèmes de guidage, des systèmes
                                                                                            de positionnement et de serrage;
                                                                                          - des pièces d’usure;
                                                                                   détection de fuites d’huile, d’eau, de vapeur ou de gaz;
                                                                                   vérification de l’alignement des éléments de transmission;
                                                                                   vérification de l’alignement de sous-ensembles;
                                                                                   vérification des points chauds;
                                                                                   prélèvement d’échantillons pour l’analyse d’huile;
                                                                                   interprétation juste des résultats d’analyses de vibrations;
                                                                          Vérification attentive de l’intégrité électrique de l’équipement :
                                                                                   vérification de l’état :
                                                                                          - des dispositifs de sécurité électriques et
                                                                                            électroniques;
                                                                                          - des connexions, du câblage;
                                                                                          - des pièces et des composants électriques et
                                                                                            électroniques;
                                                                                   serrage des connexions électriques;
                                                                                   vérification de la calibration des instruments de contrôle;
                                                                                   vérification des points chauds.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                             Code CNP : 7311

Compétence 1 :       Faire la maintenance préventive d’un équipement industriel

                     Éléments de compétence                                                Critères de performance

1.4 Effectuer des opérations de maintenance préventive                    Nettoyage adéquat des composants.
                                                                        Remplacement approprié des pièces d’usure.
                                                                        Ajustements mécaniques appropriés.
                                                                        Lubrification et graissage adéquats des pièces mobiles, et
                                                                          réglage approprié des dispositifs automatiques de lubrification.
                                                                        Ajustement requis du niveau des fluides.
                                                                        Validation appropriée du bon fonctionnement de l’équipement
                                                                          après l’intervention.

1.5 Ranger et nettoyer                                                    Nettoyage adéquat de l’aire de travail.
                                                                        Rangement approprié de l’équipement et des produits.

1.6 Consigner les données de l’intervention                               Consignation des points d’entretien effectués, selon la politique
                                                                          de l’entreprise.
                                                                        Fermeture des permis de travail, selon la procédure.
                                                                        Consignation des anomalies et des correctifs à apporter, selon la
                                                                          politique de l’entreprise.
                                                                        Identification précise des pièces nécessaires aux correctifs à
                                                                          apporter.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                            Code CNP : 7311

Compétence 1 :       Faire la maintenance préventive d’un équipement industriel

                    Éléments de compétence                                                Critères de performance

1.7 Suggérer des améliorations au plan de maintenance                     Propositions judicieuses pour ajuster le plan de maintenance, en
    préventive                                                            lien avec les observations réalisées dans le cadre des opérations
                                                                          de maintenance préventive.
                                                                        Propositions pertinentes pour améliorer la fiche d’entretien.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                      Code CNP : 7311
Compétence 2 :           Réparer un équipement industriel
Contexte de réalisation
  À partir :
    d’un bon de travail et des consignes d’un chef d’équipe, d’un planificateur ou d’un responsable de la maintenance;
    de l’information recueillie auprès du personnel de la production et de l’opérateur de la machine;
    des dossiers techniques de la machine et de son historique d’entretien;
    de plans, de dessins et de schémas;
    de l’historique de l’entretien de l’équipement;
    des politiques de l’entreprise.
  Au moyen :
    d’outils manuels;
    d’outils électriques ou pneumatiques portatifs;
    de postes de soudage et de machines-outils, selon le cas;
    d’appareils de manutention;
    de consommables (nettoyant, lubrifiant, graisse, liquide de refroidissement, etc.);
    de pièces de rechange;
    d’instruments de mesure;
    de matériel pour le cadenassage et la sécurisation des lieux;
    d’équipement de protection individuelle.
  En fonction :
    de divers types de machines et d’équipements industriels;
    de systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques ou de systèmes automatisés;
    de la sécurité des opérateurs et de l’intégrité de l’équipement;
    des priorités de la maintenance et des impératifs de la production;
    des limites imposées par la Loi sur la formation et la qualification de la main-d’œuvre (RLRQ, chapitre F-5, r. 1 et r. 2) pour l’exercice d’un
    métier dans les domaines de l’électricité, de la tuyauterie, de la mécanique de machines fixes, du soudage sur appareil sous pression, de la
    mécanique des systèmes de déplacement mécanisé et de la réfrigération.
Critères généraux de performance
  Application stricte des normes environnementales, des normes de salubrité, des règles de santé et sécurité, des procédures.
  Maintien d’un espace de travail propre et rangé.
  Respect des directives.
  Interprétation juste des plans, des dessins et des schémas de la machine.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                    Code CNP : 7311

Compétence 2 :          Réparer un équipement industriel

Critères généraux de performance (suite)
  Respect des techniques de manutention et de gréage.
  Protection adéquate des pièces de la machine.
  Précision et respect des tolérances.
  Efficacité de l’intervention.
  Respect des délais d’exécution.
  Communication claire et précise.
  Respect des attitudes et comportements professionnels liés à la profession.
                       Éléments de compétence                                                     Critères de performance

2.1 Préparer l’intervention                                                       Interprétation juste du bon de travail ou des directives verbales.
                                                                                Collecte d’information additionnelle pertinente auprès du client.
                                                                                Consultation de la documentation technique pertinente.
                                                                                Interprétation juste des plans, des dessins et des schémas de
                                                                                  l’équipement.
                                                                                Lecture appropriée des manuels techniques.
                                                                                Évaluation juste du temps d’intervention, en concertation avec les
                                                                                  personnes concernées.
                                                                                Vérification minutieuse de la conformité des pièces de rechange
                                                                                  aux spécifications.
                                                                                Préparation adéquate du matériel et de l’outillage nécessaires à
                                                                                  l’intervention.
                                                                                Analyse systématique des risques liés à la tâche.
                                                                                Mesures adéquates pour sécuriser l’équipement et l’aire de
                                                                                  travail.

2.2 Procéder à la réparation                                                      Démontage et remontage méthodiques de l’équipement.
                                                                                Inspection des pièces, prise de mesures et vérification des
                                                                                  tolérances.
                                                                                Analyse systématique de la nature du bris (bris d’usure ou défaut
                                                                                  de conception).
                                                                                Ajustement, remise en état ou remplacement des pièces
                                                                                  défectueuses.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                Code CNP : 7311

Compétence 2 :         Réparer un équipement industriel

                      Éléments de compétence                                   Critères de performance

2.2 Procéder à la réparation (suite)                          Réglage des paramètres, selon les spécifications.
                                                            Utilisation adéquate des équipements de protection individuelle.

2.3 Confirmer le succès de la réparation                      Vérification systématique de la solidité et de l’intégrité du
                                                              montage.
                                                            Remise en place des protecteurs et des dispositifs de protection,
                                                              selon la procédure.
                                                            Décadenassage, selon la procédure.
                                                            Essai de l’équipement, selon la procédure.
                                                            Vérification visuelle et auditive attentive.
                                                            Vérification systématique de la présence de fuites ou de points de
                                                              chaleur excessive.
                                                            Remise en production de l’équipement et ajustements
                                                              nécessaires.
                                                            Validation de la conformité des paramètres de fonctionnement.
                                                            Communication claire avec le personnel de production ou de
                                                              supervision pour signaler que le travail est terminé.
                                                            Suivi approprié auprès de l’opérateur et des autres personnes
                                                              concernées.

2.4 Consigner les données de l’intervention                   Consignation de l’information et fermeture du bon de travail, selon
                                                              la politique de l’entreprise.
                                                            Fermeture des permis de travail, selon la procédure.
                                                            Planification ou recommandation quant à des travaux ultérieurs,
                                                              en lien avec l’analyse effectuée pendant l’intervention.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                               Code CNP : 7311

Compétence 2 :        Réparer un équipement industriel

                     Éléments de compétence                                       Critères de performance

2.5 Suggérer des améliorations pour faciliter la maintenance       Suggestion de modifications pertinentes à apporter :
    corrective (maintenabilité de l’équipement)                         à la procédure de réparation;
                                                                        au stock de pièces de rechange à garder en inventaire;
                                                                        à la documentation machine;
                                                                        à l’environnement physique de la machine, dont son
                                                                        accessibilité;
                                                                        à la machine elle-même.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                      Code CNP : 7311
Compétence 3 :          Dépanner un équipement industriel
Contexte de réalisation
  À partir :
    d’un appel de service;
    des consignes d’un chef d’équipe, d’un planificateur, d’un responsable de la maintenance ou de la production;
    de l’information recueillie auprès du personnel de production et de l’opérateur de la machine;
    des dossiers techniques de la machine et de son historique d’entretien;
    de plans, de dessins et de schémas;
    de l’historique des pannes et de l’entretien de la machine;
    des politiques de l’entreprise.
  Au moyen :
    d’outils manuels;
    d’outils électriques ou pneumatiques portatifs;
    de postes de soudage et de machines-outils, selon le cas;
    d’instruments de mesure;
    de consommables (nettoyant, lubrifiant, graisse, liquide de refroidissement, etc.);
    de pièces de rechange;
    de matériel pour le cadenassage et la sécurisation des lieux;
    d’appareils de manutention;
    d’équipement de protection individuelle.
  En fonction :
    de divers types de machines et d’équipements industriels;
    de systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques ou de systèmes automatisés;
    de la sécurité des opérateurs et de l’intégrité de l’équipement;
    des priorités de la maintenance et des impératifs de la production;
    des limites imposées par la Loi sur la formation et la qualification de la main-d’œuvre (RLRQ, chapitre F-5, r. 1 et r. 2) pour l’exercice d’un
    métier dans les domaines de l’électricité, de la tuyauterie, de la mécanique de machines fixes, du soudage sur appareil sous pression, de la
    mécanique des systèmes de déplacement mécanisé et de la réfrigération.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                    Code CNP : 7311

Compétence 3 :          Dépanner un équipement industriel

Critères généraux de performance
  Application stricte des normes environnementales, des normes de salubrité, des règles de santé et sécurité, des procédures.
  Respect des directives.
  Maintien d’un espace de travail propre et rangé.
  Justesse du diagnostic et de la solution au problème.
  Efficacité de l’intervention.
  Respect des délais d’exécution.
  Communication claire et précise.
  Respect des attitudes et comportements professionnels liés à la profession.

3.1 Recueillir l’information sur la panne                                        Collecte d’information pertinente sur la nature du problème
                                                                                 auprès des personnes concernées.
                                                                               Vérification appropriée de l’historique des pannes et de
                                                                                 l’historique d’entretien de l’équipement.
                                                                               Consultation de la documentation technique appropriée.
                                                                               Analyse systématique des risques liés à la tâche.

3.2 Poser un diagnostic                                                          Application d’une méthode de résolution de problèmes efficace.
                                                                               Utilisation appropriée des outils de diagnostic.
                                                                               Vérification appropriée de l’alimentation en énergie.
                                                                               Vérification appropriée des matières premières et du procédé.
                                                                               Validation de la nature du problème.
                                                                               Échanges appropriés avec le client et les autres personnes
                                                                                 concernées à propos de l’origine de la panne, du temps requis
                                                                                 pour la réparation et de la gestion des priorités.
                                                                               Mesures adéquates pour sécuriser l’équipement et l’aire de
                                                                                 travail.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                Code CNP : 7311

Compétence 3 :       Dépanner un équipement industriel

                    Éléments de compétence                                    Critères de performance

3.3 Procéder au dépannage                                    Nettoyage approprié des pièces
                                                           Modification des paramètres de fonctionnement de l’équipement
                                                             en fonction du problème identifié.
                                                           Remplacement approprié d’une pièce défectueuse.
                                                           Correction adéquate des problèmes liés à l’alimentation en
                                                             énergie.
                                                           Correction adéquate des problèmes liés aux matières premières.
                                                           Lubrification appropriée des pièces mobiles.
                                                           Réparation temporaire ou solution de rechange rendant possible
                                                             la reprise de la production.
                                                           Utilisation appropriée de procédés de soudage, coupage,
                                                             usinage ou façonnage.
                                                           Paramétrage d’un système automatisé ou réamorçage d’un
                                                             ordinateur (reboot).

3.4 Remettre l’équipement en marche                          Remise en place des protecteurs et des dispositifs de protection,
                                                             selon la procédure.
                                                           Rétablissement de l’alimentation en énergie, selon la procédure.
                                                           Remise en marche de l’équipement en présence de l’opérateur,
                                                             selon la procédure.
                                                           Vérification systématique de la validité de l’intervention avant la
                                                             remise en production.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                      Code CNP : 7311

Compétence 3 :        Dépanner un équipement industriel

                     Éléments de compétence                                         Critères de performance

3.5 Remettre l’équipement en production                             Remise en production (ou soutien à la remise en production) de
                                                                    l’équipement de façon sécuritaire.
                                                                  Confirmation de la validité de l’intervention et de sa viabilité.
                                                                  Communication claire avec le personnel de supervision pour
                                                                    l’avertir que le dépannage est terminé.
                                                                  Suivi approprié auprès de l’opérateur et des autres personnes
                                                                    concernées.

3.6 Consigner les données de l’intervention                         Consignation rigoureuse des grandes lignes de l’intervention,
                                                                    selon la politique de l’entreprise.
                                                                  Planification ou recommandation quant au correctif à apporter.
                                                                  Mise à jour de l’inventaire.
                                                                  Fermeture des permis de travail, selon la procédure.
                                                                  Consultation et mise à jour appropriées des bons de travail en
                                                                    attente reliés à l’intervention.

3.7 Suggérer des améliorations pour accroître la fiabilité de       Suggestion de modifications pertinentes à apporter :
    l’équipement                                                         au plan de maintenance préventive;
                                                                         au choix des pièces de rechange;
                                                                         aux procédures de réparation;
                                                                         à la documentation machine;
                                                                         aux modes d’utilisation de la machine;
                                                                         à l’environnement physique de la machine;
                                                                         à la machine elle-même.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                      Code CNP : 7311
Compétence 4 :           Installer un équipement industriel
Contexte de réalisation
  À partir :
    d’un bon de travail ou d’un dossier d’installation;
    des consignes d’un chargé de projet ou d’un responsable de la maintenance ou de la production;
    des dossiers techniques de la machine;
    de plans, de dessins et de schémas;
    des politiques de l’entreprise.
  Au moyen :
    d’outils manuels;
    d’outils électriques ou pneumatiques portatifs;
    de postes de soudage et de machines-outils, selon le cas;
    d’appareils de manutention;
    d’instruments de mesure;
    de matériel pour le cadenassage et la sécurisation des lieux;
    d’équipement de protection individuelle.
  En fonction :
    de divers types de machines et d’équipements industriels;
    de systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques ou de systèmes automatisés;
    de la sécurité des opérateurs et de l’intégrité de l’équipement;
    de l’installation d’une nouvelle machine, du remplacement d’un équipement ou du déplacement d’une machine dans l’usine;
    des limites imposées par la Loi sur la formation et la qualification de la main-d’œuvre (RLRQ, chapitre F-5, r. 1 et r. 2) pour l’exercice d’un
    métier dans les domaines de l’électricité, de la tuyauterie, de la mécanique de machines fixes, du soudage sur appareil sous pression, de la
    mécanique des systèmes de déplacement mécanisé et de la réfrigération.
Critères généraux de performance
  Application stricte des normes environnementales, des normes de salubrité, des règles de santé et sécurité, des procédures.
  Maintien d’un espace de travail propre et rangé.
  Interprétation juste des plans, des dessins et des schémas de la machine.
  Respect des techniques de manutention et de gréage.
  Protection adéquate des pièces de la machine.
  Respect des délais d’exécution.
  Communication claire et précise.
  Respect des attitudes et comportements professionnels liés à la profession.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                            Code CNP : 7311

Compétence 4 :          Installer un équipement industriel

                       Éléments de compétence                                             Critères de performance

4.1 Préparer le travail d’installation                                   Participation active à la planification des travaux d’installation.
                                                                       Consultation appropriée de la documentation de la machine.
                                                                       Préparation minutieuse de l’outillage et du matériel requis pour
                                                                         l’installation.
                                                                       Vérification attentive des sous-ensembles, des pièces et des
                                                                         composants de l’équipement à installer.
                                                                       Respect des directives et du plan d’installation.
                                                                       Respect des normes et des contraintes de sécurité ainsi que des
                                                                         normes environnementales en ce qui a trait à l’installation de
                                                                         l’équipement.
                                                                       Mesures adéquates pour sécuriser l’aire de travail.

4.2 Aménager les réseaux de distribution d’énergie et les services       Aménagement des réseaux de distribution pneumatique et
                                                                         hydraulique, selon les spécifications.
                                                                       Aménagement de tout autre système d’alimentation ou service
                                                                         nécessaire au fonctionnement de l’équipement, selon les
                                                                         spécifications et la réglementation.
                                                                       Vérification systématique du cadenassage et de l’énergie 0.

4.3 Manutentionner l’équipement et ses éléments                          Vérification systématique de l’état des appareils de levage et de
                                                                         manutention.
                                                                       Utilisation sécuritaire des appareils de levage et de manutention.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                 Code CNP : 7311

Compétence 4 :       Installer un équipement industriel

                     Éléments de compétence                                    Critères de performance

4.4 Mettre en place l’équipement et ses éléments              Installation de l’équipement et de ses composants, selon le plan
                                                              et la séquence d’installation.
                                                            Accouplement, mise à niveau et alignement de sous-ensembles
                                                              et de composants, selon les spécifications.
                                                            Fabrication ou modification adéquates de pièces par soudage,
                                                              coupage, meulage, pliage ou usinage.
                                                            Ancrage de l’équipement, selon les spécifications.
                                                            Vérification des éléments mécaniques, selon les spécifications.

4.5 Raccorder l’équipement                                    Raccordement de l’équipement aux réseaux de distribution
                                                              pneumatique et hydraulique, selon les spécifications.
                                                            Raccordement de l’équipement à d’autres systèmes
                                                              d’alimentation ou services, selon les spécifications et la
                                                              réglementation.
                                                            Vérification systématique du sens des mouvements.
                                                            Préréglage des paramètres de fonctionnement de l’équipement,
                                                              selon les spécifications.

4.6 Sécuriser l’équipement                                    Installation des dispositifs pour prévenir les bris d’équipement,
                                                              selon les recommandations du fabricant.
                                                            Fabrication, modification ou installation de protecteurs et de
                                                              dispositifs de protection des travailleurs.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                     Code CNP : 7311

Compétence 4 :        Installer un équipement industriel

                     Éléments de compétence                                           Critères de performance

4.7 Procéder ou assister à la mise en service de l’équipement         Réglage fin des paramètres de fonctionnement de l’équipement,
                                                                      selon les spécifications.
                                                                    Réalisation des tests appropriés.

4.8 Participer à l’élaboration du dossier machine et du plan de       Participation à la définition et à l’implantation d’un plan de
    maintenance                                                       maintenance préventive, d’après les recommandations du
                                                                      fabricant.
                                                                    Consignation des réglages de base dans la documentation de la
                                                                      machine.
                                                                    Définition des procédures (d’opération et de maintenance).
                                                                    Participation à l’analyse sécuritaire des tâches.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                                       Code CNP : 7311

Compétence 5 :           Modifier un équipement industriel

Contexte de réalisation
  À partir :
    de l’information recueillie auprès du personnel de la production et de l’opérateur de la machine;
    des résultats de séances de remue-méninges avec des collègues;
    des consignes d’un chargé de projet ou d’un responsable de la maintenance ou de la production;
    des dossiers techniques de la machine et de son historique d’entretien;
    de croquis, de dessins, de schémas et de plans;
    des politiques de l’entreprise.
  Au moyen :
    d’outils manuels et d’outils électriques ou pneumatiques portatifs;
    de postes de soudage et de machines-outils, selon le cas;
    d’appareils de manutention;
    d’instruments de mesure;
    de matériel pour le cadenassage et la sécurisation des lieux;
    d’équipement de protection individuelle.
  En fonction :
    de modifications relativement simples apportées à un équipement industriel dans le but d’en accroître la fiabilité, d’en faciliter la maintenance,
    d’améliorer les procédés de fabrication, d’accroître la sécurité des travailleurs ou de simplifier la tâche des opérateurs;
    de systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques ou de systèmes automatisés;
    de la sécurité des opérateurs et de l’intégrité de l’équipement;
    du respect des règles d’homologation ou de certification des équipements industriels;
    des limites imposées par la Loi sur la formation et la qualification de la main-d’œuvre (RLRQ, chapitre F-5, r. 1 et r. 2) pour l’exercice d’un
    métier dans les domaines de l’électricité, de la tuyauterie, de la mécanique de machines fixes, du soudage sur appareil sous pression, de la
    mécanique des systèmes de déplacement mécanisé et de la réfrigération;
    de l’approbation par un ingénieur de toute modification apportée à un équipement industriel impliquant la sécurité du public ou celle des
    employés, conformément à la Loi sur les ingénieurs (chapitre I-9).
Critères généraux de performance
  Application stricte des normes environnementales, des normes de salubrité, des règles de santé et sécurité, des procédures.
  Maintien d’un espace de travail propre et rangé.
  Adéquation de la solution implantée par rapport au besoin à l’origine du projet.
  Interprétation juste des croquis, des dessins, des schémas et des plans.
  Application des techniques de fabrication appropriées.
  Respect des délais d’exécution.
  Communication claire et précise.
  Respect des attitudes et comportements professionnels liés à la profession.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                 Code CNP : 7311

Compétence 5 :         Modifier un équipement industriel

                      Éléments de compétence                                   Critères de performance

5.1 Participer à la définition du besoin                       Respect des directives.
                                                             Collecte de l’information pertinente auprès du client et des
                                                               différents intervenants.
                                                             Prise en compte de tous les aspects du projet (aspects normatif,
                                                               financier, technique, logistique et humain).

5.2 Proposer des solutions                                     Participation active à des remue-méninges avec les personnes
                                                               concernées pour trouver une solution au besoin.
                                                             Prise en compte systématique de la capacité de la machine et
                                                               des conditions normales de son utilisation.
                                                             Prise en compte systématique de l’impact de la modification sur
                                                               l’homologation ou la certification de l’équipement.
                                                             Traçage de croquis fidèles aux solutions proposées.
                                                             Vérification appropriée de la conformité de la solution retenue au
                                                               besoin du client.

5.3 Valider la solution choisie                                Évaluation systématique des risques pour la santé et la sécurité.
                                                             Évaluation systématique de l’interaction de la modification avec
                                                               l’équipement en place.
                                                             Évaluation systématique de l’impact de la modification sur le
                                                               produit et les opérations.
                                                             Validation finale auprès des supérieurs hiérarchiques, selon la
                                                               politique de l’entreprise.
                                                             Élaboration du dossier technique, selon la politique de
                                                               l’entreprise.

MÉTIER : Mécanicien industriel                                                                                  Code CNP : 7311

Compétence 5 :        Modifier un équipement industriel

                      Éléments de compétence                                   Critères de performance

5.4 Implanter la solution                                     Fabrication des pièces conformes à la modification.
                                                            Assemblage ou pré-assemblage des pièces, selon les
                                                              spécifications.
                                                            Installation des pièces ou des composants sur l’équipement,
                                                              selon les spécifications.
                                                            Essai et réglage appropriés de l’équipement modifié.
                                                            Mesure de l’atteinte de l’objectif de la modification et rétroaction
                                                              auprès des personnes concernées.
                                                            Mesures adéquates pour sécuriser l’aire de travail et application
                                                              stricte des règles de santé et de sécurité.

5.5 Consigner les données de l’intervention                   Mise à jour de la documentation, selon la politique de l’entreprise.
                                                            Communication systématique avec les personnes concernées
                                                              pour les aviser de la modification.
