NORME PROFESSIONNELLE

                   MACHINISTE-MOULISTE

           Cette norme professionnelle a été approuvée
par le Ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille
                        le 3 novembre 2004

                                                             Comité sectoriel
                                                             de la main-d’œuvre
                                                             dans la fabrication
                                                             métallique industrielle

Recherche et rédaction   Claude Beauchesne, chargé de projet
                         CSMOFMI

Comité d’apprentissage   Claude Dupuis, coordonnateur
                         CSMOFMI

                         Jean-Guy Ménard
                         Les Industries Rocand inc.

                         Antoine Landry, conseiller
                         Direction du développement des compétences en
                         milieu de travail, Emploi-Québec

                         Carole Lavoie, conseillère
                         Direction générale adjointe à l’intervention
                         sectorielle, Emploi-Québec

                         Mario Tremblay
                         Syndicat des travailleurs de la métallurgie du
                         Québec (membre du C.A. du CSMOFMI)

                         Gilbert Riverin, chargé de projet
                         CSMOFMI

                                             TABLE DES MATIÈRES

REMERCIEMENTS .......................................................................................... 1

1. EXPOSÉ DE LA SITUATION .....................................................................................2

2. PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE DANS LE
   MÉTIER DE MACHINISTE-MOULISTE .....................................................................4

    2.1       Étape préliminaire ...............................................................................................................4

    2.2       Enquête sur l’organisation du travail et les emplois dans l’industrie de la
              fabrication de moules industriels ....................................................................................5

    2.3       Élaboration du profil de compétences ..........................................................................6

    2.4       Validation du profil de compétences et établissement de la norme
              professionnelle.....................................................................................................................6

3. PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE..........................................8

    3.1       Description du contexte général d'exercice du métier de
              machiniste-mouliste........................................................................................8

    3.2       Liste des compétences et remarques préliminaires.................................................9

    3.2.1     Des compétences « universelles » et des compétences « particulières »........9

    3.2.2     Des compétences reflétant le processus de fabrication d’un moule et la
              progression professionnelle...........................................................................................10

    3.2.3     Des compétences mettant l’accent sur la connaissance du procédé de
              moulage et de l’outil plutôt que sur la conduite des machines ...........................10

    3.2.4     Des compétences pratiques qui intègrent les connaissances en matière
              d’analyse des dessins et de calculs ............................................................................10

DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES .....................................................12
Compétences complémentaires.....................................................................................21

                                  REMERCIEMENTS

Le CSMOFMI tient à remercier tout particulièrement les représentantes et les
représentants d’entreprises de fabrication de moules industriels qui ont accepté de
collaborer à l’une au l’autre des étapes menant à l’établissement de la norme
professionnelle dans le métier de machiniste-mouliste.

Éric Alain             Techno-Moules P.L.C. inc.
Richard Beaudet        Moules & Matrices de précision inc.
Jacques Boisvert       A & A Moules inc.
Richard D’Amour        Modèlerie 3-D inc.
Daniel Deak            Commission scolaire des Chênes (Services aux entreprises)
Gilbert Dubocquet      Moules R.I.F. inc.
Franco Fratarcangeli   Les Moules de précision FTM inc.
Michel Géroudet        Les Industries Rocand inc.
Fernando Gimeno        Gimtrad inc.
Léo Hurtubise          A.D.M. Associés
Denis Labelle          Les Industries G.A. ltée
Michel Lafleur         A & A Moules inc.
Michel Landry          Produits de Sécurité North ltée
Gilles Laroche         Qualité moules 2000 ltée
Pierre-Paul Deblois    Moules et modèles PCM inc.
Yves Martin            Moules Industriels (C.H.F.G.) inc.
Mario Ménard           Techno-Moules P.L.C. inc.
Daniel Morin           Exacad Fabrication de moules inc.
Margot Ociepka         Micro-Moules inc.
Michel Paiement        Moulebec inc.
Julio Pérez            Moules C.P. (1998) inc.
Stéphane Robitaille    L. & G. Cloutier inc.
Gilles Thibault        L. & G. Cloutier inc.
François Tremblay      Exacad Fabrication de moules inc.
François Wolf          Plastique Frapa inc.

1. EXPOSÉ DE LA SITUATION

     Au Québec, l’industrie de la fabrication de moules industriels compte, au début de
     l’année 2004, 103 entreprises, lesquelles fournissent globalement 2 227 emplois,
     dont 80 % sont des emplois de production1. Ces entreprises sont majoritairement de
     petite taille : plus de 60 % ont moins de 20 employées et employés; un peu plus de
     25 % en ont entre 20 et 49; enfin, un peu plus de 10 % en ont 50 ou plus. Les
     grandes entreprises produisent aussi généralement des objets moulés, de sorte que
     le nombre de leurs employées et employés affectés uniquement à la fabrication de
     moules est souvent comparable à celui des entreprises plus petites qui ne
     produisent pas d’objets moulés.

     Les moules étant fabriqués sur mesure et à l’unité, et non en série, le
     développement de l’industrie de la fabrication de moules industriels est davantage
     influencé par l’expertise de sa main-d’œuvre spécialisée que par la standardisation
     des opérations de fabrication. En effet, si les innovations technologiques,
     notamment les machines-outils à contrôle numérique, ont permis d’accroître la
     productivité de façon remarquable au cours des dernières années, il reste qu’un
     moule ne sera jamais fabriqué sur une chaîne de montage, de là l’importance
     accordée à la qualification de la main-d’œuvre.

     Les employeurs sont le plus souvent contraints d’embaucher des travailleuses ou
     des travailleurs qui n’ont pas reçu préalablement une formation scolaire dans le
     programme d’études menant à l’attestation de spécialisation professionnelle (ASP)
     en fabrication de moules, le nombre de diplômées et de diplômés de ce programme
     étant très faible chaque année2. L’apprentissage du métier de mouliste se fait donc
     généralement en entreprise du début à la fin. Le Régime de qualification en
     fabrication de moules a été implanté en 1995-1996. Depuis, environ 150 apprenties
     ou apprentis ont bénéficié de la mesure. Le Carnet d’apprentissage en fabrication de
     moules et le Guide à l’intention du compagnon ou de la compagne d’apprentissage
     élaborés lors de l’implantation constituent encore les deux documents utilisés dans
     les entreprises où sont signées des ententes avec Emploi-Québec, dans le cadre de
     l’actuel Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT) en fabrication de
     moules. (Notons que le PAMT, lancé en mai 2002, intègre l’ancien Régime de
     qualification.)

     À l’origine, le Régime de qualification destiné aux apprenties ou aux apprentis
     moulistes se voulait un complément à la formation reçue en milieu scolaire dans le
     même domaine. Le but était de faire passer l’apprentie ou l’apprenti du niveau de
     qualification « nouvelle diplômée ou nouveau diplômé de l’ASP en fabrication de
     moules » à celui de « mouliste ». L’apprentie ou l’apprenti mouliste n’était pas obligé

1.   Ces données et les suivantes sont extraites du Répertoire des entreprises du Centre de recherche industrielle du
     Québec (CRIQ). Elles incluent toutes les entreprises situées dans le secteur d’activité « fabrication de moules
     industriels » selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN – code 333511).
2.   Notons qu’il n’y a que quatre commissions scolaires autorisées à offrir le programme d’études menant à l’ASP
     en fabrication de moules. En outre, puisqu’il s’agit d’une formation spécialisée destinée principalement aux
     diplômées et aux diplômés du programme d’études en techniques d’usinage, le bassin de candidates et de
     candidats est nécessairement réduit, les nouvelles diplômées et les nouveaux diplômés de ce programme
     préférant généralement s’intégrer au marché du travail plutôt que de s’inscrire à un autre programme d’études.

     de détenir l’ASP en fabrication de moules au moment de la signature de l’entente
     avec Emploi-Québec; il devait toutefois détenir cette attestation pour se voir
     décerner le Certificat de qualification professionnelle d’Emploi-Québec au terme de
     son apprentissage en milieu de travail en plus, bien sûr, de maîtriser les
     compétences figurant dans le carnet d’apprentissage. Contrairement à ce qui avait
     été prévu au départ, le Régime de qualification en fabrication de moules a
     représenté un substitut plutôt qu’un complément à la formation professionnelle du
     secondaire. En effet, comme nous le mentionnions plus haut, la très grande majorité
     des apprenties et des apprentis n’avaient pas été préalablement initiés au métier de
     mouliste en milieu scolaire. Détentrices et détenteurs d’un diplôme d’études
     professionnelles (DEP) en techniques d’usinage, ils avaient généralement été
     embauchés à titre de machiniste par un fabricant de moules. Jugés bonnes
     candidates ou bons candidats au métier de mouliste par leur employeur, ces
     « machinistes-moulistes » ont été appelés à acquérir leurs compétences en
     fabrication de moules sur les planchers d’usine, sous la supervision d’expertes ou
     d’experts du métier. Le Régime de qualification d’Emploi-Québec a favorisé le
     développement professionnel de cette main-d’œuvre en accordant à l’entreprise un
     crédit d’impôts équivalant à une partie des heures consacrées par les employées et
     employés – apprenties et apprentis et compagnons et compagnes – à des activités
     d’apprentissage.

     Les apprenties et les apprentis qui ne détenaient pas l’ASP en fabrication de moules
     au moment de la signature des ententes conclues entre leurs employeurs et Emploi-
     Québec ne l’ont pas davantage obtenue au terme de ces ententes, de sorte que le
     taux de certification observé entre 1995-1996 et 2001-2002 est très faible (à peine
     4 %)3. De plus, le Carnet d’apprentissage en fabrication de moules ayant été conçu
     à l’intention des nouvelles diplômées et des nouveaux diplômés de l’ASP, les
     apprenties et les apprentis qui n’avaient pas préalablement suivi cette formation
     initiale n’étaient pas en mesure d’acquérir toutes les compétences du carnet
     d’apprentissage à l’intérieur d’une période de deux ans (durée maximum des
     ententes en fabrication de moules). Enfin, les employeurs ont dû reconnaître que les
     objectifs du Carnet d’apprentissage en fabrication de moules étaient globalement
     trop ambitieux, tant pour les apprenties diplômées et les apprentis diplômés que
     pour les non-diplômées et les non-diplômés, certaines compétences ne pouvant être
     acquises qu’au bout de cinq, six, voire dix ans d’expérience. Le niveau de
     qualification visé dans le carnet de 1996 correspond en effet à celui attendu d’un
     directeur de production. Il convenait donc de réviser le Carnet d’apprentissage en
     fabrication de moules afin qu’il soit mieux adapté aux besoins des entreprises et à la
     réalité de l’apprentissage en milieu de travail. La révision a été effectuée dans le
     cadre du Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT), ce qui impliquait
     l’établissement de la norme professionnelle dans le métier visé.

3.   Les employeurs, les compagnons et compagnes et les apprenties et apprentis s’attendaient à ce que les
     mécanismes de reconnaissance des acquis extrascolaires permettent aux candidates et aux candidats
     intéressés d’obtenir l’ASP en fabrication de moules moyennant présentation du carnet d’apprentissage dûment
     rempli et la réussite d’un examen, ce qui n’a pas été le cas.

2. PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE DANS LE
   MÉTIER DE MACHINISTE-MOULISTE

    Tout comme le régime qui l’a précédé, le PAMT est un dispositif de formation
    professionnelle qui vise à favoriser la qualification de la main-d’œuvre en emploi en
    soutenant financièrement l’employeur par un crédit d’impôt. Le compagnonnage
    demeure le mode d’apprentissage privilégié. Le principal élément qui distingue le
    PAMT du Régime de qualification réside dans la nécessité d’établir au départ la
    norme professionnelle dans les différents métiers visés. La norme professionnelle
    « fait état des compétences associées à l’exercice d’un métier, d’une profession ou
    d’une fonction de travail et précise les critères de performance associés à la
    réalisation des tâches dans un contexte de travail. Ces critères renvoient, s’il y a
    lieu, aux différents niveaux de complexité déterminés. La norme est définie par
    l’industrie et doit faire l’objet d’un consensus ». Il va sans dire que les nouveaux
    carnets d’apprentissage doivent être fondés sur les normes professionnelles établies
    par les représentantes et les représentants de l’industrie. Dans les sections
    suivantes, nous décrivons chacune des étapes qui ont mené à l’établissement de la
    norme professionnelle dans le métier de machiniste-mouliste.

2.1 Étape préliminaire

     Dès l’hiver 2001, le Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication
     métallique industrielle s’est intéressé à la formation professionnelle des moulistes
     et conséquemment aux compétences requises pour exercer le métier dans les
     entreprises de l’industrie de la fabrication de moules industriels. Le CSMOFMI a en
     effet suivi attentivement les travaux entourant la révision du programme d’études
     menant à l’ASP en fabrication de moules, travaux que venait tout juste
     d’entreprendre le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ). Les représentantes
     et les représentants de l’industrie ont été invités à participer, à titre de
     « spécialistes de la profession » de mouliste, aux ateliers d’analyse de situation de
     travail tenus par le MEQ en février 2001. De plus, un chargé de projet du
     CSMOFMI a participé à titre d’observateur aux ateliers d’analyse de situation de
     travail afin de prendre contact avec les représentantes et les représentants de
     l’industrie et d’obtenir d’eux des renseignements supplémentaires au sujet de
     l’organisation du travail et des besoins en matière de formation de la main-
     d’œuvre. À la fin de l’année 2001, les représentants de l’industrie ont cette fois été
     invités à valider le nouveau programme d’études du MEQ en fabrication de
     moules. Le chargé de projet du CSMOFMI a également participé à la séance de
     validation afin d’établir des liens entre la formation scolaire et l’apprentissage en
     milieu de travail, notamment en ce qui a trait aux compétences du nouveau
     programme d’études qui étaient directement liées à l’exercice du métier dans les
     entreprises du secteur de la fabrication de moules industriels.

2.2 Enquête sur l’organisation du travail et les emplois dans l’industrie de la
    fabrication de moules industriels

      À l’hiver 2002, le CSMOFMI présentait à Emploi-Québec un projet d’établissement
      des normes professionnelles dans trois métiers, dont celui de mouliste (les deux
      autres étant ceux de matriceuse ou de matriceur et d’outilleuse ou d’outilleur). Une
      subvention permettant de réaliser le projet fut accordée au printemps de la même
      année. La première étape consistait à décrire l’organisation du travail dans
      l’industrie de la fabrication de moules industriels, soit les différents emplois qui y
      sont occupés et les niveaux de qualification qui y sont associés. Nous avons ainsi
      retrouvé la voie qu’est appelé à emprunter la ou le machiniste dans sa progression
      professionnelle vers le métier de mouliste. Au cours de cette première étape, nous
      avons visité une quinzaine d’entreprises où nous avons interviewé globalement
      une vingtaine de spécialistes.

      À l’issue de notre enquête, nous sommes entre autres parvenus au constat que le
      titre de « mouliste » était plus ou moins adéquat lorsqu’il s’agissait de désigner le
      métier visé par le PAMT en fabrication de moules. Le titre de mouliste est en
      quelque sorte réservé à celles ou à ceux qui occupent des fonctions liées à la
      conception du moule et à la supervision de la fabrication (directrice ou directeur de
      production, chargée ou chargé de projet, etc.), fonctions qui ne peuvent d’ailleurs
      être assumées qu’après plusieurs années d’expérience (environ une dizaine). Afin
      d’établir clairement la distinction entre le mouliste et les employées et employés qui
      travaillent sous sa supervision, nous avons choisi de désigner ces derniers du titre
      de « machiniste-mouliste », c’est-à-dire machiniste spécialisé en fabrication de
      moules (voir la description du contexte général d’exercice du métier, à la
      section 3). Le titre a l’avantage de refléter à la fois l’aspect « usinage » et celui de
      la « fabrication d’outil » du métier. Parmi les emplois décrits dans la Classification
      nationale de profession (CNP), celui d’outilleuse-ajusteuse ou d’outilleur-ajusteur
      (code 7232) correspond le mieux au métier de machiniste-mouliste tel que nous
      l’entendons ici, même si, par ailleurs, la définition de la CNP embrasse la
      fabrication de tous les types d’outils4.

4.   Selon la CNP, les outilleuses-ajusteuses et les outilleurs-ajusteurs fabriquent, réparent ou modifient des outils,
     des matrices, des gabarits, des montages et des calibres usinés, en prototypes ou sur mesure, selon des
     dimensions précises, en se servant de divers métaux, alliages et plastiques. Ils travaillent principalement dans
     l'industrie de la fabrication, notamment, d'automobiles, d'aéronefs et de fabrication de métaux, de machinerie
     électrique et de plastiques, ainsi que dans des ateliers de moulage et d'outillage et de fabrication. Les
     modeleuses et les modeleurs sur métal et les moulistes de moules en métal sont aussi inclus dans ce groupe de
     base.

2.3 Élaboration du profil de compétences

    Une fois situés les différents emplois occupés dans l’industrie de la fabrication de
    moules industriels et sélectionné le métier que devait viser le PAMT, soit celui de
    machiniste-mouliste, nous avons entrepris d’élaborer un profil de compétences qui
    reflète le plus fidèlement possible les conditions dans lesquelles est appris et
    exercé le métier en milieu de travail. Au printemps 2003, trois personnes-
    ressources, soit des moulistes experts ayant acquis leurs compétences en
    entreprise, ont été mises à contribution. Chacune d’elles a travaillé à partir de
    divers documents présentés par le chargé de projet du CSMOFMI, notamment à
    partir d’une synthèse de notre étude portant sur l’organisation du travail et les
    emplois dans l’industrie de la fabrication de moules industriels et du nouveau
    programme d’études en fabrication de moules du ministère de l’Éducation du
    Québec. La principale consigne transmise aux personnes-ressources consistait à
    déterminer et à décrire les compétences correspondant aux tâches exécutées par
    les machinistes-moulistes dans leur entreprise respective. Lors d’une rencontre de
    travail individuelle, chacun des experts a présenté et expliqué les résultats de ses
    travaux au chargé de projet.

    À l’été 2003, le chargé de projet a déposé au CSMOFMI un profil de compétences
    élaboré à partir des travaux réalisés par les personnes-ressources. Le profil a été
    commenté par les membres du comité d’apprentissage. Ceux-ci ont convenu, entre
    autres, que, parmi les onze compétences proposées, celles ayant un caractère
    strictement théorique (par exemple, Être capable d’analyser les dessins
    d’ensemble et de détails d’un moule ou Être capable d’effectuer des calculs liés à
    la géométrie et au fonctionnement d’un moule) devaient être intégrées aux
    compétences pratiques (voir la sous-section 3.2.4 à ce sujet). Le nombre de
    compétences est donc passé de onze à huit. (À l’issue de la séance de validation
    de février 2003, la norme professionnelle comprendra finalement cinq
    compétences universelles et deux compétences seront définies comme
    « particulières ».)

2.4 Validation du profil de compétences et établissement de la norme professionnelle

    En novembre 2003, le CSMOFMI a entrepris une consultation auprès des
    entreprises de l’industrie de la fabrication de moules industriels. Un document
    intitulé La révision du PAMT en fabrication de moules est parvenu dans toutes les
    entreprises du secteur répertoriées par le Centre de recherche industrielle du
    Québec. Dans ce document, le CSMOFMI présentait une synthèse du profil de
    compétences de la ou du machiniste-mouliste. Les huit compétences du profil
    faisaient référence aux grandes tâches suivantes : fabrication de composants de
    moule; rectification des pièces d’un moule; fabrication d’électrodes et d’outils de
    forme; installation et vérification du bon fonctionnement des circuits hydrauliques,
    pneumatiques et électriques, perçage des canalisations de refroidissement et de
    chauffage; usinage d’empreintes et de noyaux; finition des composants du moule;
    assemblage et mise au point du moule.

Dans un questionnaire annexé au document, les représentantes et les
représentants d’entreprises étaient invités à se prononcer sur la pertinence de
chacune des compétences décrites relativement au métier visé (question 1 : La
compétence est-elle liée au métier de machiniste-mouliste?), ainsi que sur la
faisabilité du programme d’apprentissage (question 2 : Est-il possible à l’employée
ou à l’employé d’acquérir la compétence en milieu de travail, sous la supervision
d’un compagnon ou d’une compagne?). Le taux de réponse a atteint près de 20 %
(20 entreprises sur 103).

Toutes les compétences, à l’exception d’une seule, ont obtenu des scores de
17 réponses positives ou plus sur une possibilité de 20. La compétence Installer
des circuits hydrauliques, pneumatiques et électriques, et en vérifier le bon
fonctionnement n’a obtenu que 14 réponses positives à la question 1 (pertinence),
et 16 à la question 2 (faisabilité). Par ailleurs, en ce qui a trait aux
compétences Rectifier les pièces d’un moule et Fabriquer des électrodes et des
outils de forme, certains répondants ont indiqué qu’elles étaient liées au métier de
machiniste-mouliste (question 1), mais qu’il n’était pas possible à l’employée ou à
l’employé de les acquérir dans son entreprise (question 2), ce qui, à première vue,
apparaissait contradictoire.

La séance de validation tenue le 11 février 2004 à Drummondville a permis de
recueillir de plus amples commentaires et explications de la part des
représentantes et des représentants d’entreprises et de réviser avec eux le profil
de compétences de la ou du machiniste-mouliste en vue de l’établissement de la
norme. Les représentantes et les représentants d’entreprises ont convenu que les
huit compétences du profil qui leur était soumis englobaient le métier de
machiniste-mouliste. Ils ont cependant signalé que certaines compétences, bien
que faisant partie intégrante du métier de machiniste-mouliste, n’étaient pas
appliquées dans tous les contextes de production, ce qui d’ailleurs explique le
caractère contradictoire de quelques-uns des résultats obtenus lors de la
consultation tenue par la poste. En effet, la production de certains types de moules
n’exige pas que des pièces soient rectifiées, que des électrodes et des outils de
forme soient fabriqués ou que des canalisations de refroidissement et de chauffage
soient percées. De plus, la rectification des pièces est une compétence qui peut
être pleinement associée à la fabrication des composants (compétence 1).

Afin de conserver toutes les compétences dans la norme professionnelle du métier
de machiniste-mouliste, tout en reconnaissant que certaines ne sont pas
appliquées dans tous les contextes de production, les représentantes et les
représentants d’entreprises ont convenu que la compétence consistant à Être
capable de fabriquer des électrodes et des outils de forme, ainsi que celle
consistant à Être capable de percer des canalisations de refroidissement et de
chauffage feraient l’objet de modules optionnels du carnet d’apprentissage et
qu’elles seraient, en conséquence, considérées comme des compétences
« particulières » de la norme professionnelle (voir la sous-section 3.2.1). Il a aussi
été convenu par les représentantes et les représentants d’entreprises que la
compétence consistant à Être capable de rectifier des pièces était déjà incluse
dans la compétence consistant à Être capable de fabriquer des composants de

    moules. La rectification des pièces ne fait donc plus, à elle seule, l’objet d’une
    compétence de la norme professionnelle, comme c’était le cas dans le profil
    soumis à la consultation; elle demeure toutefois intégrée à la norme. Il reste cinq
    compétences qui s’appliquent, quoique de façon différente, dans tous les contextes
    de production.

3. PRÉSENTATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE

3.1 Description du contexte général d’exercice du métier de machiniste-mouliste

    Les tâches effectuées par la ou le machiniste-mouliste sont principalement liées à
    l’usinage et à l’assemblage des pièces qui composent le moule. La ou le
    machiniste-mouliste participe également aux essais du moule sur le banc et il peut
    aussi travailler à la réparation et à l’entretien des outils de moulage. Bien qu’elles
    se situent en aval de la conception et du dessin du moule, les tâches effectuées
    par la ou le machiniste-mouliste exigent une connaissance approfondie du procédé
    de fabrication par moulage et du fonctionnement d’un moule. En plus d’être
    capable d’utiliser les machines-outils mises à sa disposition, la ou le machiniste-
    mouliste doit être en mesure de visualiser un moule à partir des dessins
    d’ensemble et de détail, et d’effectuer, sur la base des indications qui apparaissent
    sur les dessins, les calculs préalables à l’usinage des pièces.

    La ou le machiniste-mouliste travaille sous la supervision d’une supérieure ou d’un
    supérieur (chef d’équipe, contremaître, directrice ou directeur de la production,
    etc.) à qui peut être attribué le titre de mouliste. Comparativement à la ou au
    machiniste-mouliste, la ou le mouliste se distingue par ses compétences à
    superviser des équipes de travail, à former la relève et à diriger plusieurs projets
    de front, projets dont il aura souvent contribué à la conception, incluant l’estimation
    des coûts et la planification de la fabrication.

    Une ou un machiniste doit compter de deux à trois ans pour atteindre le niveau de
    qualification de la ou du machiniste-mouliste, caractérisé par la réalisation de
    travaux originaux et complexes. Il lui faudra compter au moins cinq années de plus
    pour atteindre le niveau de qualification de la ou du mouliste, soit celui de
    technicienne ou de technicien, caractérisé par des travaux analytiques (définitions
    des méthodes, résolution de problèmes techniques).

3.2 Liste des compétences et remarques préliminaires

    Les représentantes et les représentants du secteur de la fabrication de moules
    industriels au Québec considèrent que les cinq compétences suivantes sont
    essentielles à la maîtrise du métier de machiniste-mouliste :

    1.   Fabriquer les composants d’un moule;
    2.   Usiner des empreintes et des noyaux;
    3.   Effectuer la finition de surface des composants, des empreintes et des
         noyaux;
    4.   Installer des circuits hydrauliques, pneumatiques et électriques et en vérifier le
         bon fonctionnement;
    5.   Assembler le moule et en effectuer la mise au point.

    Deux autres compétences sont considérées comme complémentaires ou
    particulières :
    6.   Fabriquer des électrodes et des outils de forme;
    7.   Percer des canalisations de refroidissement et de chauffage.

3.2.1 Des compétences « universelles » et des compétences « particulières »

      L’industrie québécoise de la fabrication de moules industriels offre une grande
      variété de produits. Ceux-ci sont définis tantôt par la matière avec laquelle l’objet
      sera moulé (moules pour le plastique, le caoutchouc, le verre, le métal, etc.),
      tantôt par le procédé de moulage (moules pour le moulage par injection,
      soufflage, compression, etc.), tantôt par la matière avec laquelle est fabriqué le
      moule lui-même (acier, aluminium, etc.), etc. La présente norme professionnelle
      doit, en principe, pouvoir être appliquée dans toutes les entreprises de fabrication
      de moules industriels, quels que soient le ou les types de moules qui y sont
      fabriqués. Les compétences font référence effectivement aux différentes étapes
      du processus de fabrication d’un outil de moulage plutôt qu’à différents types de
      moules. Il est entendu au départ que les compétences acquises en travaillant à la
      fabrication de un ou de deux types de moules en particulier sont transférables à
      la fabrication des autres types de moules.

      La fabrication de composants de moule (compétence 1), l’usinage d’empreinte et
      de noyaux (2), la finition de surface des composants, des empreintes et des
      noyaux (3), l’installation et la vérification des circuits hydrauliques, pneumatiques
      et électriques (4), ainsi que l’assemblage et la mise au point du moule (5) font
      l’objet de compétences applicables dans tous les contextes de production, alors
      que ce n’est pas le cas de la fabrication d’électrodes et d’outils de forme (6), et
      du perçage de canalisation de refroidissement et de chauffage (7). Il convient
      donc de considérer ces deux dernières compétences comme « particulières »,

      non parce qu’elles ont moins d’importance que les autres dans le processus de
      fabrication d’un moule, mais plutôt parce qu’elles ne s’appliquent pas de façon
      universelle. Ajoutons à cela que, selon les experts, l’apprentie ou l’apprenti qui
      maîtrise les cinq compétences « universelles » pourra facilement, si ce n’est déjà
      fait, acquérir les deux compétences particulières, d’autant plus que celles-ci sont
      liées au métier de machiniste qu’il (l’apprentie ou l’apprenti) possède déjà.

3.2.2 Des compétences reflétant le processus de fabrication d’un moule et la
      progression professionnelle

      Les compétences font référence à la progression professionnelle de l’apprentie
      ou de l’apprenti. En effet, même si celui-ci est appelé dès ses débuts à travailler
      à l’assemblage et à la mise au point du moule (compétence 5), il ne pourra
      assumer de grandes responsabilités à cette étape du processus de fabrication
      avant d’avoir terminé son apprentissage. En revanche, il pourra
      vraisemblablement assumer plus tôt des responsabilités importantes en ce qui a
      trait à la fabrication des composants ou, s’il y a lieu, à la rectification des pièces
      (compétence 1).

3.2.3 Des compétences mettant l’accent sur la connaissance du procédé de moulage
      et de l’outil plutôt que sur le fonctionnement des machines

      Comme l’indique son titre, la ou le machiniste-mouliste effectue des travaux
      d’usinage et il travaille principalement sur le plancher d’usine. Ses compétences,
      en ce qui a trait au fonctionnement des machines-outils, sont considérées ici
      comme acquises. La norme reflète le passage d’une situation de travail où la ou
      le machiniste usine des pièces sans égard au produit fabriqué à l’aide de celles-
      ci, à une situation de travail où il usine des pièces en tenant compte de toutes les
      caractéristiques du produit final, en l’occurrence, un outil de moulage. En
      conséquence, la norme professionnelle met l’accent sur la conception et le
      fonctionnement du moule plutôt que sur le fonctionnement des machines-outils
      utilisées.

3.2.4 Des compétences pratiques qui intègrent les connaissances en matière d’analyse
      des dessins et de calculs

      En milieu scolaire, les connaissances relatives à la conception d’un moule, à
      l’analyse des dessins d’ensemble et de détails, à la géométrie et au
      fonctionnement du moule sont d’abord enseignées en classe, c’est-à-dire en
      dehors de l’atelier de fabrication. Les élèves sont par la suite amenés à appliquer
      ces connaissances à la fabrication, la rectification ou l’assemblage des
      composants d’un moule. En milieu de travail, il peut aussi arriver que certaines
      connaissances théoriques, notamment en lecture et en analyse de plans, fassent
      l’objet d’un apprentissage « hors production ». En fabrication de moules
      cependant, l’apprentissage des connaissances théoriques est intégré à la
      réalisation des tâches. Par exemple, en ce qui a trait à la fabrication des
      composants d’un moule (compétence 1), le premier élément de compétence

indique que l’apprentie ou l’apprenti doit être en mesure de « relever sur les
dessins l’information nécessaire à l’usinage des composants d’un moule », ce qui
implique une connaissance approfondie de la conception et du fonctionnement
d’un moule. L’acquisition des connaissances théoriques de la ou du machiniste-
mouliste se vérifie par les résultats de son travail, soit les composants du moule
tels qu’il les a fabriqués (conformité avec les spécifications indiquées sur les
dessins ou autres documents).

Aux pages suivantes se trouve la description détaillée de chacune des cinq
compétences qui composent la norme professionnelle dans le métier de
machiniste-mouliste ainsi que des deux compétences « particulières ».

 DESCRIPTION DÉTAILLÉE DES COMPÉTENCES
 MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                          Code CNP : 7232
 Compétence 1 : Être capable de fabriquer les composants d’un moule

 Contexte de réalisation :
          La ou le machiniste-mouliste travaille à partir de consignes générales transmises par un supérieur (superviseure ou superviseur, chef d’équipe,
            contremaître, directrice ou directeur des opérations, etc.);
          Il vérifie son travail (conformité des composants usinés avec les spécifications);
          Il exécute les tâches selon les règles de l’art, et cela, de façon autonome, les responsabilités du supérieur consistant ici principalement à préciser
            les consignes (si nécessaire), à veiller au bon déroulement des opérations et à contrôler la qualité du travail réalisé;
          La compétence s’applique à tous les contextes de production.

                    Éléments de compétence                                                          Critères de performance
                                                                             Relevé précis :
     Être en mesure de :                                                       des dimensions,
                                                                               des tolérances,
 1.1    Relever sur les dessins l’information nécessaire à l’usinage           des indications concernant les finis de surface;
        des composants d’un moule.                                           Calcul exact des cotes manquantes pour l’usinage;
                                                                             Détermination pertinente :
                                                                               des faces et des trous de référence,
                                                                               des tolérances non cotées.

                                                                             Détermination judicieuse des procédés d’usinage;
                                                                             Détermination logique des séquences d’opérations en fonction des procédés
                                                                             d’usinage;
                                                                             Reconnaissance des contraintes d’usinage telles que :
                                                                               l’indice d’usinabilité des matériaux,
                                                                               la complexité de la forme géométrique des composants,
                                                                               les tolérances serrées, etc.;
 1.2    Planifier le travail.                                                Détermination des endroits appropriés où laisser des surdimensions;
                                                                             Sélection judicieuse :
                                                                               des machines-outils, incluant la rectifieuse plane et l’enfonceuse à
                                                                                électroérosion,
                                                                               des outils de coupe et des accessoires,
                                                                               des instruments de mesure,
                                                                               des modes de montage.
                                                                             Calcul précis des paramètres d’usinage.

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                   Code CNP : 7232
Compétence 1 : Être capable de fabriquer les composants d’un moule (suite)
               Éléments de compétence                                                      Critères de performance

 Être en mesure de :                                              Choix judicieux du point d’origine de la pièce;
                                                                  Calcul précis des coordonnées des formes géométriques à usiner;
1.3   Effectuer la programmation manuelle de la machine-outil     Détermination correcte des trajectoires d’outils.
      à commande numérique.

                                                                  Vérification de la conformité de l’ébauche de la pièce avec les exigences du dessin;
                                                                  Respect du mode de montage;
                                                                  Positionnement et alignement appropriés de la pièce à usiner;
                                                                  Localisation précise du point d’origine de la pièce à usiner;
1.4   Préparer les composants à usiner ainsi que les              Réglage approprié :
      machines-outils (conventionnelles ou à commande               des paramètres d’usinage,
      numérique).                                                   de la position des buses de refroidissement.
                                                                  Introduction complète des données relatives aux décalages d’outils;
                                                                  Transfert approprié du programme vers le contrôleur de la machine-outil à commande
                                                                  numérique;
                                                                  Simulation appropriée des trajectoires d’outils.

                                                                  Respect de la séquence des opérations;
                                                                  Application correcte des techniques d’usinage en fonction :
                                                                    du matériau,
                                                                    du traitement thermique,
                                                                    du type et de la rigidité de l’outil,
1.5   Effectuer les opérations d’usinage.                           du mode de refroidissement;
                                                                  Vérification fréquente :
                                                                    de l’état des outils de coupe,
                                                                    de la conformité des pièces usinées avec les spécifications.
                                                                  Respect des tolérances;
                                                                  Absence de bavures.

                                                                  Vérification méthodique de la conformité des dimensions et du fini de surface avec les
                                                                  données des dessins;
1.6   Contrôler la qualité de la pièce usinée.                    Consignation précise et complète des données recueillies;
                                                                  Signalement des anomalies décelées.

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                           Code CNP : 7232
Compétence 2 : Être capable d’usiner des empreintes et des noyaux

Contexte de réalisation :
        La ou le machiniste-mouliste travaille à partir de consignes générales transmises par un supérieur (superviseure ou superviseur, chef d’équipe,
          contremaître, directrice ou directeur des opérations, etc.);
        Il vérifie la qualité de son travail (conformité des empreintes et noyaux avec les spécifications);
        Il exécute les tâches selon les règles de l’art, et cela, de façon autonome, les responsabilités du supérieur consistant ici principalement à préciser les
          consignes (si nécessaire), à veiller au bon déroulement des opérations et à contrôler la qualité du travail réalisé;
        La compétence s’applique dans tous les contextes de production.

          Éléments de compétence                                                              Critères de performance

 Être en mesure de :                                           Relevé précis :
                                                                 des dimensions,
2.1   Relever sur les dessins l’information nécessaire           des tolérances,
      à l’usinage d’empreintes et de noyaux.                     des particularités des formes,
                                                                 de l’information concernant les finis de surface.
                                                               Calcul exact des cotes manquantes pour l’usinage;
                                                               Détermination pertinente des faces et des trous de référence.

                                                               Vérification du matériel brut;
                                                               Respect des modes de montage propres aux machines-outils utilisées;
                                                               Positionnement et alignement appropriés de la pièce à usiner et des électrodes;
                                                               Localisation précise du point d’origine;
                                                               Réglage approprié des paramètres d’usinage et d’étincelage, et de la position des buses de
2.2   Préparer les machines-outils.                            refroidissement;
                                                               Introduction complète des données relatives aux décalages d’outils;
                                                               Transfert approprié du programme vers le contrôleur des machines-outils à commande
                                                               numérique;
                                                               Simulation appropriée des trajectoires d’outil.

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                             Code CNP : 7232
Compétence 2 : Être capable d’usiner des empreintes et des noyaux (suite)
          Éléments de compétence                                                 Critères de performance

 Être en mesure de :                               Application correcte des techniques d’usinage en fonction :
                                                     du déroulement du procédé d’usinage,
2.3   Effectuer les opérations d’usinage.            de l’état des outils de coupe et des électrodes,
                                                     du fini de surface.
                                                   Respect des tolérances;
                                                   Absence de bavures et de dommages aux plans de joint.

                                                   Vérification méthodique de la conformité des dimensions et des finis de surface avec les
                                                   spécifications;
2.4   Contrôler la qualité de la pièce usinée.     Consignation précise et complète des données recueillies;
                                                   Signalement des anomalies décelées.

 MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                            Code CNP : 7232
 Compétence 3 : Être capable d’effectuer la finition de surface des composants, des empreintes et des noyaux

 Contexte de réalisation :
           La ou le machiniste-mouliste travaille à partir de consignes générales transmises par un supérieur (superviseure ou superviseur, chef d’équipe,
              contremaître, directrice ou directeur des opérations, etc.);
           Il vérifie la qualité de son travail (conformité de la finition des composants avec les spécifications);
           Il exécute les tâches selon les règles de l’art, et cela, de façon autonome, les responsabilités du supérieur consistant ici principalement à préciser
              les consignes (si nécessaire), à veiller au bon déroulement des opérations et à contrôler la qualité du travail réalisé;
           La compétence s’applique dans tous les contextes de production.

              Éléments de compétence                                                              Critères de performance

     Être en mesure de :                                          Relevé précis de l’information concernant :
                                                                    les finis de surface,
 3.1     Relever sur les dessins l’information nécessaire           la texture,
         à la finition de surface des composants, des               les seuils d’alimentation,
         empreintes et des noyaux.                                  les évents.
                                                                  Relevé complet des cotes fonctionnelles du moule.

                                                                  Examen minutieux de l’état des composants, des empreintes et des noyaux;
                                                                  Détermination logique de la séquence des opérations;
                                                                  Sélection judicieuse :
                                                                    des machines-outils, incluant la rectifieuse plane et l’enfonceuse à électroérosion,
 3.2     Planifier le travail.
                                                                    des outils de coupe et des accessoires,
                                                                    des meules,
                                                                    des abrasifs,
                                                                    des outils manuels.

                                                                  Détermination des étapes de polissage;
                                                                  Application correcte des techniques de polissage;
                                                                  Application correcte des techniques de rectification;
 3.3     Effectuer la finition de surface des composants,
                                                                  Application correcte des techniques d’électroérosion;
         des empreintes et des noyaux.
                                                                  Uniformité du fini de surface;
                                                                  Absence d’altérations à l’arête vive des plans de joint;
                                                                  Propreté des pièces.

                                                                  Vérification méthodique de la conformité des dimensions avec les données des dessins;
     3.4 Contrôler la qualité de la finition.                     Vérification méthodique des finis de surface à l’aide d’échantillons;
                                                                  Signalement des anomalies décelées.

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                        Code CNP : 7232
Compétence 4 : Être capable d’installer des circuits hydrauliques, pneumatiques et électriques, et d’en vérifier
               le bon fonctionnement

Contexte de réalisation :
        En ce qui a trait à l’installation des circuits électriques, la compétence s’applique dans le cas de circuits simples;
        La ou le machiniste-mouliste travaille à partir de consignes générales transmises par un supérieur (superviseure ou superviseur, chef d’équipe,
          contremaître, directrice ou directeur des opérations, etc.);
        Il vérifie son travail (conformité de l’installation et du fonctionnement des circuits avec les spécifications);
        Il exécute les tâches selon les règles de l’art, et cela, de façon autonome, les responsabilités du supérieur consistant ici principalement à préciser
          les consignes (si nécessaire), à veiller au bon déroulement des opérations et à contrôler la qualité du travail réalisé;
        La compétence s’applique dans tous les contextes de production.

          Éléments de compétence                                                            Critères de performance

 Être en mesure de :                                          Relevé de l’information pertinente sur les dessins.
                                                              Interprétation juste :
4.1   Relever l’information générale concernant les             des symboles utilisés sur les schémas et dans les documents techniques,
      éléments de circuits hydrauliques,                        des spécifications techniques;
      pneumatiques et électriques simples.                    Différenciation :
                                                                des types de circuits,
                                                                des composants,
                                                                des types de canalisation et de câblage,
                                                                des modes de raccordement,
                                                                des fluides utilisés pour transmettre la puissance.
                                                              Détermination logique de la séquence de montage et de réglage des éléments.

                                                              Vérification méthodique :
4.2   Monter les circuits hydrauliques, pneumatiques            de la continuité des circuits,
      et électriques simples.                                   des courses des vérins,
                                                                de la conformité du montage avec les spécifications des fabricants.

                                                              Prise en considération :
                                                                du rôle du circuit,
4.3   Effectuer des essais de fonctionnement de                 de la fonction de chaque composant,
      circuits hydrauliques, pneumatiques et                    de la séquence de fonctionnement du moule.
      électriques.                                            Application correcte des méthodes de détection des fuites;
                                                              Relevé précis des paramètres de fonctionnement mesurables et vérification de leur conformité
                                                              avec les spécifications.

     MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                        Code CNP : 7232
     Compétence 5 : Être capable d’assembler un moule et d’en effectuer la mise au point

     Contexte de réalisation :
             L’assemblage et la mise au point d’un moule sont des tâches essentiellement réalisées en équipe sous la conduite d’une experte ou d’un
               expert. La ou le machiniste-mouliste contribue à l’exécution de toutes les tâches. En théorie, il doit démontrer qu’il pourrait un jour ou l’autre
               superviser les opérations d’assemblage. En pratique, c’est plusieurs années plus tard que lui sera confiée cette responsabilité;
             La compétence s’applique dans tous les contextes de production.

               Éléments de compétence                                                          Critères de performance

      Être en mesure de :                                          Relevé complet, dans la nomenclature des dessins, des composants usinés et des
                                                                   composants standard requis pour l’assemblage;
     5.1   Relever sur les dessins l’information nécessaire        Reconnaissance :
           à l’assemblage des composants du moule.                   de la chaîne cinématique du moule,
                                                                     de la fonction de chaque composant,
                                                                     de l’interaction de chaque composant avec les composants adjacents.
                                                                   Relevé précis et complet des données techniques liées à l’intégration des organes
                                                                   d’assemblage et des composants standard dans le moule.

                                                                    Regroupement ordonné de tous les composants du moule;
                                                                    Détermination exacte de l’emplacement de chaque composant dans l’ensemble du
                                                                    moule;
     5.2   Vérifier les composants du moule.                        Vérification méthodique de l’état des composants quant à :
                                                                      leur conformité avec les dessins,
                                                                      la présence de dommages apparents,
                                                                      leur propreté.

                                                                    Détermination pertinente :
                                                                      de la séquence d’assemblage du moule (incluant l’usinage et l’ajustement),
                                                                      de la méthode d’assemblage de chaque sous-ensemble fonctionnel du moule;
     5.3   Planifier les travaux d’assemblage, d’usinage et
                                                                    Sélection judicieuse :
           d’ajustement.
                                                                      des outils et des accessoires,
                                                                      des instruments de mesure,
                                                                      des méthodes de contrôle.

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                Code CNP : 7232
Compétence 5 : Être capable d’assembler un moule et d’en effectuer la mise au point (suite)

          Éléments de compétence                                         Critères de performance

 Être en mesure de :                           Choix judicieux des techniques de manutention;
                                               Respect des spécifications relatives à :
5.4   Assembler le moule.                        la lubrification des pièces mobiles,
                                                 l’installation des composants standard;
                                               Respect de la séquence d’assemblage des empreintes, des noyaux et des parties
                                               mobiles;
                                               Ajustement précis :
                                                 des plans de joint (test au bleu),
                                                 des parties mobiles,
                                                 des shut off.
                                               Application correcte des techniques d’usinage des évents et des seuils d’alimentation;
                                               Installation correcte des composants hydrauliques, pneumatiques et électriques;
                                               Ajustement adéquat de la course des éléments mobiles.

                                               Vérification précise :
                                                 des dimensions fonctionnelles du moule,
                                                 des jeux reliés aux composants mobiles et amovibles,
                                                 des plans de joint;
                                               Essais complets portant sur :
                                                 l’étanchéité du système de refroidissement et des systèmes hydraulique et
5.5   Vérifier le fonctionnement du moule.       pneumatique,
                                                 les mouvements des éléments mobiles,
                                                 le fonctionnement du système de chauffage et celui des systèmes hydraulique et
                                                 pneumatique;
                                               Vérification visuelle appropriée :
                                                 de la présence de tous les seuils d’alimentation et de tous les évents,
                                                 de la propreté du moule.

Compétences complémentaires ou particulières

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                            Code CNP : 7232
Compétence 6 : Être capable de fabriquer des électrodes et des outils de forme

Contexte de réalisation :
        La ou le machiniste-mouliste travaille à partir de consignes générales transmises par un supérieur (superviseure ou superviseur, chef d’équipe,
             contremaître, directrice ou directeur des opérations, etc.);
        Il vérifie son travail (conformité des électrodes et des outils de forme avec les spécifications);
        Il exécute les tâches selon les règles de l’art, et cela, de façon autonome, les responsabilités du supérieur consistant ici principalement à préciser
             les consignes (si nécessaire), à veiller au bon déroulement des opérations et à contrôler la qualité du travail réalisé;
        La compétence ne s’applique pas dans tous les contextes de production.

                  Éléments de compétence                                                            Critères de performance

 Être en mesure de :                                                      Détermination pertinente des pièces dont la fabrication nécessite le recours à
                                                                          l’électroérosion et l’utilisation d’outils de forme;
6.1       Relever sur les dessins l’information nécessaire à la           Relevé précis :
          fabrication d’électrodes et d’outils de forme.                    des dépouilles,
                                                                            des dimensions,
                                                                            des tolérances,
                                                                            de l’information concernant les finis de surface.
                                                                          Détermination judicieuse des faces et des trous de référence sur les composants à
                                                                          usiner.

                                                                          Détermination pertinente :
                                                                            du type et du nombre d’électrodes à usiner,
                                                                            de la forme des outils à fabriquer;
                                                                          Choix judicieux du matériau des électrodes et des outils de forme;
                                                                          Clarté des croquis;
6.2       Planifier la fabrication d’électrodes et d’outils de
                                                                          Calcul exact du jeu dû à l’étincelle;
          forme.
                                                                          Détermination logique de la séquence des opérations d’usinage;
                                                                          Sélection judicieuse :
                                                                            des machines-outils et des accessoires,
                                                                            des outils de coupe et des meules,
                                                                            des modes de montage des électrodes et des outils de forme.

                                                                          Préparation du matériel brut conformément aux dimensions inscrites sur les croquis;
                                                                          Emplacement précis des détails d’usinage servant à la fixation et au repérage;
6.3   Usiner des électrodes.                                              Application correcte des techniques d’usinage en fonction du matériau utilisé;
                                                                          Respect des tolérances;
                                                                          Absence de bavures.

 MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                     Code CNP : 7232
 Compétence 6 : Être capable de fabriquer des électrodes et des outils de forme (suite)

            Éléments de compétence                                                         Critères de performance

     Être en mesure de :                                      Préparation appropriée du matériel brut;
                                                              Installation adéquate des accessoires de montage;
 6.4    Usiner des outils de forme.                           Détermination précise de la forme géométrique de l’arête tranchante de l’outil en fonction du
                                                              matériau à usiner;
                                                              Application correcte des techniques d’usinage;
                                                              Finition soignée de l’arête tranchante;
                                                              Rigidité de l’outil.

                                                              Vérification méthodique de la conformité des dimensions et des finis de surface avec les
                                                              données des croquis;
 6.5    Contrôler la qualité des électrodes et des outils
                                                              Essai méthodique des outils de forme;
        de forme.
                                                              Détection des anomalies;
                                                              Pertinence des corrections apportées.

MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                  Code CNP : 7232
Compétence 7 : Être capable de percer des canalisations de refroidissement et de chauffage

Contexte de réalisation :
        La ou le machiniste-mouliste travaille à partir de consignes générales transmises par un supérieur (superviseure ou superviseur, chef d’équipe,
          contremaître, directrice ou directeur des opérations, etc.);
        Il vérifie son travail (conformité de l’installation et du fonctionnement des circuits avec les spécifications);
        Il exécute les tâches selon les règles de l’art, et cela, de façon autonome, les responsabilités du supérieur consistant ici principalement à
          préciser les consignes (si nécessaire), à veiller au bon déroulement des opérations et à contrôler la qualité du travail réalisé;
        La compétence ne s’applique pas dans tous les contextes de production.

           Éléments de compétence                                                        Critères de performance

 Être en mesure de :                                           Relevé complet des données concernant l’installation des accessoires;
                                                             Reconnaissance du parcours des canalisations;
7.1   Relever sur les dessins l’information nécessaire
                                                             Détermination pertinente des tolérances non indiquées sur les dessins du moule;
      au perçage des canalisations de
                                                             Calcul exact des cotes manquantes.
      refroidissement et de chauffage.
                                                             Détermination logique de la séquence des opérations;
                                                             Sélection judicieuse :
                                                               des machines-outils,
                                                               des outils et des accessoires,
7.2   Planifier le travail.                                    des instruments de mesure,
                                                               des modes de montage.
                                                             Choix judicieux des outils de coupe en fonction de la profondeur de perçage;
                                                             Détermination juste des paramètres d’usinage.

                                                             Respect de la technique de traçage;
7.3   Tracer l’emplacement des canalisations.                Clarté et précision du tracé;
                                                             Conformité du tracé avec les exigences des dessins et des croquis.

7.4   Préparer les machines-outils (conventionnelles         Respect du mode de montage;
      ou à commande numérique).                              Réglage approprié des paramètres d’usinage.

     MÉTIER : Machiniste-mouliste
                                                                                                                                Code CNP : 7232
     Compétence 7 : Être capable de percer des canalisations de refroidissement et de chauffage (suite)

               Éléments de compétence                                                   Critères de performance

      Être en mesure de :
                                                            Application correcte des techniques d’usinage;
     7.5   Effectuer les opérations d’usinage liées aux     Respect des tolérances;
           canaux de refroidissement et de chauffage.       Rectitude de l’axe des trous.

                                                            Vérification méthodique de la conformité des dimensions avec les dessins et les
                                                              documents techniques;
     7.6   Vérifier les canalisations.                        Vérification méthodique de la continuité des canalisations et de l’absence de bavures et
                                                              de copeaux résiduels dans les trous;
                                                            Signalement des anomalies détectées.
