{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:soudeuse-soudeur/s13","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:soudeuse-soudeur/s13","norme":"norme:soudeuse-soudeur","ordre":13,"theme":"contexte_exercice","titre":"3.1 Description du contexte d’exercice du métier","texte":"La description du métier\nLes soudeurs et les soudeuses sont des ouvriers et des ouvrières spécialisés dont la tâche principale consiste à souder des pièces de métal à l’aide de machines à souder et de matériel de soudage en ayant recours à un procédé de soudage manuel ou semi- automatique 4 . Les soudeurs et les soudeuses travaillent dans des industries manufacturières, dans des entreprises de services et pour des entrepreneurs et des entrepreneures en construction. L’exercice de ce métier nécessite généralement une formation scolaire de type professionnel de même qu’un apprentissage en cours d’emploi.\nAinsi, les soudeurs et les soudeuses exercent leur métier dans des milieux industriels variés, ayant chacun un environnement de travail distinct. La présente norme a été conçue précisément pour les soudeurs et les soudeuses qui travaillent dans le domaine manufacturier, même si elle constitue une référence valable pour les entreprises du secteur des services ou de celui de la construction.\nLes principales appellations d’emploi utilisées dans le domaine de la fabrication sont celles de soudeur ou soudeuse et d’assembleur-soudeur ou assembleuse-soudeuse (ou soudeur-assembleur ou soudeuse-assembleuse). Le terme soudeur-monteur ou soudeuse-monteuse est plutôt réservé au domaine de la construction. Ces termes (soudeur ou soudeuse et assembleur-soudeur ou assembleuse-soudeuse) traduisent les différents types d’organisation du travail en vigueur dans le domaine de la fabrication et, plus particulièrement, dans celui de la fabrication métallique industrielle.\nL’environnement de travail\nL’environnement organisationnel et le profil de compétences des soudeurs et des soudeuses\nLe métier de soudeur ou de soudeuse est étroitement lié à d’autres tâches, fonction de travail ou métiers de la fabrication métallique industrielle, ce qui rend difficile la délimitation des contours de la profession. En effet, l’organisation du travail varie en fonction du domaine d’application, du secteur d’activité, des produits fabriqués et de la taille de l’entreprise, ce qui a une incidence directe sur le profil de compétences recherché chez les soudeurs et les soudeuses. 4. Les soudeurs et les soudeuses expérimentés peuvent se voir confier le réglage – et parfois même la programmation, le cas échéant –, des machines à commandes réglables utilisées dans les procédés de soudage automatique. Cependant, dans ce cas, on peut considérer que leur travail s’apparente davantage à celui de techniciens et de techniciennes qu’à celui d’ouvriers et d’ouvrières spécialisés, la conduite de ces machines étant généralement confiée à de simples opérateurs et opératrices. C’est pourquoi les procédés automatiques ont été exclus de la présente norme.\nAussi le processus d’élaboration de la norme professionnelle ainsi que le consensus obtenu a-t-il permis de dégager les compétences communes à tous les soudeurs et à toutes les soudeuses, quel que soit leur contexte de travail. Pour ce faire, il a fallu surmonter deux grandes difficultés :1) rédiger une norme qui soit valable dans les deux grands univers de la fabrication métallique industrielle, ceux de la tôle forte et de la tôle mince; 2) rédiger une norme qui puisse s’appliquer quel que soit le ou les procédés de soudage utilisés en entreprise parmi les quatre principaux procédés manuels et semi- automatiques (soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW), soudage à l’arc avec fil fourré (FCAW), soudage à l’électrode de tungstène (GTAW), soudage à l’arc avec électrode enrobé (SMAW)) et leurs variantes.\nLe schéma suivant présente les principales filières professionnelles qui interviennent dans la fabrication d’un ensemble mécano-soudé, d’un ensemble chaudronné, d’éléments de charpentes métalliques ou de produits de tôlerie fine. On peut y distinguer les activités en amont du soudage (la préfabrication et l’assemblage des pièces) de celles en aval (finition des pièces et contrôle de la qualité). Or, dans certaines entreprises, les soudeurs et les soudeuses participent à plusieurs ou à l’ensemble de ces activités; dans d’autres, les filières professionnelle sont étanches, chacune donnant lieu à des emplois distincts : des préparateurs et des préparatrices préposés à la préfabrication des pièces, des assembleurs et des assembleuses se chargeant de l’assemblage, des soudeurs et des soudeuses effectuant le soudage, des meuleurs et des meuleuses, des ébavureurs et des ébavureuses ou des polisseurs et des polisseuses assurant la finition des pièces, des inspecteurs et des inspectrices veillant au contrôle de la qualité. Les liens entre les filières professionnelles, le contexte organisationnel et le profil de compétences des soudeurs et des soudeuses sont présentés dans les paragraphes qui suivent.\nFigure 2 Les filières professionnelles intervenant dans la fabrication d’un ensemble mécano-soudé Préfabrication Assemblage Soudage des Finition des Inspection des des pièces des pièces pièces pièces pièces (contrôle (préparation) de la qualité)\n- Oxycoupage • Assemblage • Procédé • Meulage • Contrôles\n- Coupage (montage) GMAW • Ébavurage visuel et plasma • Pointage • Procédé • Polissage dimensionnel\n- Coupage à (tackage) FCAW • (Peinture) • Ressuage l’arc • Bridage • Procédé • (Rayons X)\n- Cisaillage • Serrage SMAW • Ultrasons, etc.\n- Sciage • Procédé\n- Perçage GTAW\n- Poinçonnage • etc.\n- Pliage • Chanfreinage\n- Roulage • Gougeage\n- Cintrage • Chauffage\n-- Redressage\nPremièrement, les filières du soudage et de l’assemblage sont très proches l’une de l’autre, au point où, souvent, elles se confondent. Ainsi, dans le domaine de la tôle mince, c’est habituellement la même personne qui assemble et qui soude les produits; nous avons donc ici affaire à des assembleurs-soudeurs ou à des assembleuses- soudeuses 5 . Par contre, dans le domaine de la tôle forte, l’assemblage et le soudage sont généralement considérés comme deux métiers distincts. Les assembleurs et les assembleuses ont pour tâches d’assembler les pièces et de les pointer pour les maintenir en position. Les soudeurs et les soudeuses viennent effectuer les cordons de soudure par la suite. La situation est plus nuancée dans les entreprises de fabrication de machines et d’équipement industriel de même que dans l’industrie de la fabrication de matériel de transport, où on trouve les deux types d’organisation du travail. Ainsi, les fonctions d’assemblage et de soudage peuvent donner lieu à deux emplois distincts (assembleur ou assembleuse et soudeur ou soudeuse) ou être exercées par une seule et même personne (assembleur-soudeur ou assembleuse-soudeuse).\nDans le domaine de l’assemblage-soudage, il y a donc trois métiers étroitement apparentés : le métier d’assembleur ou d’assembleuse, le métier de soudeur ou de soudeuse (sous-entendu « soudeur-soudeur » ou « soudeuse-soudeuse ») et le métier d’assembleur-soudeur ou d’assembleuse-soudeuse. Or, la présente norme professionnelle porte expressément sur le métier de soudeur ou de soudeuse 6 . Aussi les compétences relevant de l’assemblage ont-elles été éliminées du profil, à l’exception peut-être d’un élément de compétence, dont la portée est limitée (2.2). En effet, la norme prévoit le cas où les soudeurs et les soudeuses doivent manutentionner des pièces de métal, les mettre en position et les y maintenir préalablement à l’application d’un procédé de soudage. Dans le domaine de la tôle mince, par exemple, il peut s’agir de placer des pièces dans un gabarit pour pouvoir les souder, comme on le fait pour la fabrication de pièces répétitives (voir la note 5); ou, dans le domaine de la tôle forte, de retourner des pièces pour en effectuer le gougeage dans le but de faire une soudure pleine pénétration (back gouging).\nDeuxièmement, pour ce qui est de la préparation des pièces, celle-ci est généralement effectuée dans un service distinct de ceux de l’assemblage et du soudage et constitue un métier en soi (préparateur ou préparatrice). À strictement parler, le coupage et le formage du métal ne sont donc pas des tâches propres au métier de soudeur ou de soudeuse. C’est pourquoi elles ont été exclues de la norme, même si dans certaines entreprises les soudeurs et les soudeuses sont appelés à exercer ce genre d’activités. C’est notamment le cas dans les ateliers de réparation et dans les très petites entreprises où la polyvalence des travailleurs et des travailleuses est essentielle.\n5. Précisons toutefois que dans les entreprises qui fabriquent des produits répétitifs, l’assemblage se résume souvent à positionner les pièces dans un gabarit pour les maintenir en place en vue du soudage; dans ce cas précis, il serait plus juste de parler de soudeurs et de soudeuses que d’assembleurs-soudeurs et d’assembleuses-soudeuses. 6. Le métier d’assembleur ou d’assembleuse est couvert par deux normes professionnelles : celle d’assembleur ou d’assembleuse de charpentes métalliques et celle d’assembleur ou d’assembleuse de réservoirs, de chaudières et d’équipements connexes. Quant au métier d’assembleur-soudeur ou d’assembleuse-soudeuse, qui est actuellement couvert par le PAMT en soudage-montage, il fera l’objet d’une norme professionnelle prochainement.\nCependant, il faut faire une distinction entre la préfabrication des pièces proprement dite (le traçage, le coupage, le perçage, le pliage, le roulage, le cintrage du métal, etc.) et la préparation des joints (le chanfreinage, essentiellement).\nPrécisons d’emblée qu’il n’y a pas de préparation de joints comme telle dans le domaine de la tôle mince – pas plus qu’il n’y a de gougeage et de chauffage des pièces –, compte tenu de la faible épaisseur de la feuille de métal (1/4 de pouce ou moins). Or, si la préfabrication des pièces relève d’un autre métier, la préparation des joints, elle, doit être considérée comme une activité connexe au soudage, et ce, même si elle est souvent effectuée dans le service de la préparation ou par les assembleurs et les assembleuses 7 . En effet, les soudeurs et les soudeuses qui travaillent dans le domaine de la tôle forte peuvent avoir à chanfreiner des pièces, à reprendre des joints qui ont été oubliés ou mal faits ou à gouger des pièces pour exécuter des soudures pleine pénétration. Ils et elles doivent donc maîtriser cet aspect du métier (coupage, chanfreinage et gougeage) de même que les procédés qui s’y rapportent (oxycoupage, coupage et gougeage à l’arc air ou au plasma, meulage). Aussi ces éléments de compétences (préparation des joints et gougeage) de même que tout ce qui touche au contrôle des températures des pièces avant, pendant et après le soudage dans le but de favoriser la qualité du bain de fusion et d’éviter les déformations ont-ils été inclus dans la norme en tant que compétence complémentaire. Cette compétence est considérée comme complémentaire, puisqu’elle s’applique à des activités connexes au métier de soudeur ou de soudeuse tel qu’il est exercé dans le domaine de la tôle forte. Elle ne s’applique pas aux soudeurs et aux soudeuses qui travaillent dans le domaine de la tôle mince. Ces derniers et ces dernières n’ont donc pas à maîtriser cette compétence dans le plein exercice de leur métier.\nTroisièmement, concernant le contrôle de la qualité, lorsque du personnel spécialisé est affecté à cette tâche (techniciens et techniciennes en soudage ou inspecteurs et inspectrices de la qualité), ce qui est généralement le cas, le rôle des soudeurs et des soudeuses se limite à un simple examen visuel et dimensionnel des cordons de soudure pendant et après l’opération de soudage (éléments de compétence 3.1 et 3.2). Par contre, dans certaines entreprises, particulièrement celles où les soudeurs et les soudeuses font aussi l’assemblage des pièces, ils et elles font non seulement une vérification visuelle et dimensionnelle des cordons de soudure, mais aussi une vérification des pièces pour s’assurer qu’il n’y a pas de déformation et que les tolérances sont respectées. Nous avons conservé cet aspect du métier sous la forme d’un critère de performance, parce qu’il trouvait un écho auprès d’un nombre important d’entreprises (il s’agit du critère de performance « Vérification appropriée de la conformité des pièces aux plans et autres spécifications » de l’élément de compétence 3.2). Dans un cas comme dans l’autre, un inspecteur ou une inspectrice de la qualité ou un superviseur ou une superviseure se charge de contre-vérifier le travail du soudeur ou de la soudeuse.\n7. Dans le cas de joints à géométrie complexe, tels que des joints en J ou en U, la préparation des joints est faite sur des machines-outils par des machinistes.\nCependant, il est plutôt rare que les soudeurs soudeuses se livrent eux-mêmes aux essais destructifs ou non destructifs, même si c’est le cas dans certaines entreprises lorsque vient le temps de mettre au point une procédure de soudage, par exemple. Le plus souvent, ce type d’essais est confié à des techniciens et à des techniciennes ou à des firmes externes pour garantir l’impartialité des résultats. Nous avons donc écarté cet élément de la norme. Par contre, un soudeur ou une soudeuse en plein exercice doit être en mesure de repérer les défauts de soudure ainsi que les déformations des pièces (3.2) et d’apporter les mesures correctives nécessaires (3.3).\nEnfin, concernant le nettoyage et la finition des pièces, certaines entreprises (particulièrement celles où la spécialisation du travail est poussée) confient cette tâche à du personnel semi-spécialisé, préférant voir les soudeurs et les soudeuses consacrer tout leur temps au soudage proprement dit. Or, quel que soit le contexte de travail, un soudeur ou une soudeuse en plein exercice se doit de maîtriser cet élément de compétence, moins complexe d’ailleurs que bien d’autres aspects du métier.\nL’environnement technique : procédés et positions de soudage\nParmi la multitude des procédés de soudage existants, les plus utilisés en industrie sont les procédés de soudage à l’arc électrique. Parmi ceux-ci, les procédés semi- automatiques (soudage à l’arc sous gaz avec fil plein ou procédé GMAW et soudage à l’arc sous gaz avec fil fourré ou procédé FCAW) sont privilégiés, pour des raisons de productivité, par rapport au procédé de soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW). Ce dernier, qui est de moins en moins utilisé, ne sert plus guère qu’au pointage des pièces et à certains types de travaux précis, comme la réparation. Un peu moins courant que les procédés semi-automatiques, le procédé manuel de soudage à l’arc avec électrode de tungstène (procédé GTAW) est tout de même assez répandu, surtout dans le domaine de la tôle mince, pour le soudage de l’acier inoxydable et de l’aluminium. L’utilisation du procédé de soudage à l’arc submergé (procédé SAW), en mode automatique, est assez fréquente dans le domaine de la tôle forte. Ce procédé a cependant été exclu de la norme pour les raisons évoquées précédemment (voir la note 4). Ainsi, les procédés explicitement visés par la norme sont le GMAW, le FCAW, le SMAW et le GTAW de même que leurs variantes.\nLe choix du procédé de soudage se fait en fonction d’un ensemble de critères : le type de métal et sa composition, l’épaisseur du matériau, les spécifications à prendre en compte, le lieu où est effectué le travail (intérieur ou extérieur), l’accès au joint, la position de soudage, le rendement recherché, etc. Dans la plupart des entreprises, les soudeurs et les soudeuses sont appelés à appliquer plus d’un procédé. Cependant, il n’est pas rare que des soudeurs et des soudeuses n’emploient qu’un seul procédé au cours de toute leur carrière, atteignant ainsi un très haut niveau d’expertise. Ceci est particulièrement vrai dans les entreprises où on emploie un seul type de matériau, comme l’aluminium ou l’acier inoxydable. Aussi la norme ne comporte-t-elle aucune exigence quant aux nombres de procédés qu’un soudeur ou une soudeuse en plein exercice devrait maîtriser, même si les spécialistes s’entendent pour dire que, règle générale, un soudeur ou une soudeuse expérimenté maîtrise plusieurs procédés.\nEn fait, la ressemblance entre les différents procédés semi-automatiques (GMAW, FCAW, MCAW) fait en sorte que le passage de l’un à l’autre ne nécessite pas une trop grande période d’apprentissage ou d’adaptation. Il semble plus difficile pour un soudeur ou une soudeuse de passer du domaine de la tôle forte au domaine de la tôle mince ou d’un type de matériau à un autre (de l’acier à l’aluminium, par exemple), même s’il s’agit du même procédé.\nIl existe en soudage cinq positions de base : à plat, à l’horizontal, vertical ascendant, vertical descendant, au plafond. Quand cela est possible, on s’arrange pour souder à plat ou à l’horizontal. Le recours à un gabarit ou à un positionneur peut alors s’avérer utile. Le soudage vertical et le soudage au plafond sont considérés comme étant plus complexes et sont généralement confiés à des soudeurs et à des soudeuses d’expérience. Précisons que la position de soudage vertical descendant est pratiquée essentiellement dans le domaine de la tôle mince.\nL’environnement normatif et réglementaire\nLe domaine du soudage est régi par un ensemble de normes qu’il serait fastidieux d’énumérer ici. Parmi les organismes de normalisation, mentionnons l’Association canadienne de normalisation (CSA), l’American Welding Society et l’American Society of Mechanical Engineering (ASME). Les normes relatives au soudage portent sur les différents procédés, les électrodes et les métaux d’apport, le soudage de produits particuliers comme les appareils sous pression, les pipelines ou les structures de bâtiments, le contrôle de la qualité, les règles de santé et de sécurité du travail, etc. Les entreprises doivent élaborer des procédures pour se conformer à ces normes et les faire approuver par des organismes de certification comme le Bureau canadien du soudage (CWB-BCS). Précisons que les soudeurs et les soudeuses ont rarement à consulter ces normes dans le cadre de leur travail habituel; c’est là la responsabilité des techniciens et des techniciennes et des ingénieurs et ingénieures en soudage.\nÀ cause de son incidence sur la sécurité publique, le soudage des appareils sous pression reçoit une attention particulière au Québec (voir le Règlement sur les appareils sous pression, A-20.1, r. 1.1). Pour travailler dans ce domaine, les entreprises doivent obtenir un certificat auprès de la Régie du bâtiment et les soudeurs et les soudeuses doivent obtenir un certificat de qualification professionnelle délivré par Emploi-Québec, le métier de soudeur ou de soudeuse haute pression entrant dans la catégorie des métiers réglementés.\nLes autres règlements qui touchent le domaine du soudage sont le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (S-2.1, r. 19.01) et le Règlement sur la qualité de l’atmosphère (Q-2, r. 20). Si les soudeurs et les soudeuses n’ont pas à veiller à l’application de ces règlements (cette responsabilité incombe à la direction des entreprises), ils et elles doivent cependant travailler de manière sécuritaire en suivant les règlements en vigueur. Ainsi, ils et elles doivent être au fait du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et des méthodes de cadenassage.\nLes exigences particulières relatives à l’exercice du métier de soudeur ou de soudeuse\nL’exercice du métier de soudeur ou de soudeuse nécessite l’utilisation de certaines connaissances et habiletés qui sont précisées dans la norme professionnelle. Dans les paragraphes qui suivent, les liens sont faits entre, d’une part, ces connaissances théoriques et ce savoir-faire, et, d’autre part, les éléments de compétence figurant dans la norme.\nConnaissances\nPour exercer leur profession, les soudeurs et les soudeuses doivent avoir des notions de métallurgie. Ils doivent connaître notamment les caractéristiques des différents types de métaux, leur soudabilité, leur réaction à la chaleur, etc. Ces connaissances interviennent dans le choix des procédés de soudage (élément de compétence 1.2), du métal d’apport ou du type de fil à utiliser (1.3), le réglage des paramètres de soudage (2.4), les méthodes de préparation des joints (1.2, 2.1 et 4.1) et les précautions à prendre pour empêcher la déformation des matériaux (1.2), bref dans le choix des stratégies déployées par les soudeurs et les soudeuses pour accomplir leur travail.\nLes soudeurs et les soudeuses doivent évidemment avoir une bonne connaissance des différents procédés de soudage (1.2, 1.3 et 2.3), c’est-à-dire des principes de leur fonctionnement, de leurs avantages et de leurs désavantages, de l’équipement qui s’y rapporte (torches, pistolets, sources de courant, dévidoirs, etc.), des produits consommables utilisés (types d’électrodes, types de gaz de protection), etc.\nEn ce qui concerne la lecture des plans, ce ne sont pas tous les soudeurs et toutes les soudeuses qui doivent en avoir une connaissance approfondie. Il faut à tout le moins pouvoir trouver l’information nécessaire au soudage sur les plans. En fait, seule la lecture des symboles de soudage est essentielle pour exercer la profession de soudeur ou de soudeuse proprement dite (1.1). Par contre, dans les entreprises où l’assemblage et le soudage sont effectués par la même personne, celle-ci doit obligatoirement maîtriser la lecture de plans.\nLes soudeurs et les soudeuses doivent avoir une connaissance de base des mathématiques, notamment des fractions. Cette connaissance s’étend au domaine de la trigonométrie dans le cas des soudeurs et des soudeuses qui font aussi l’assemblage des pièces. Les soudeurs et les soudeuses doivent également maîtriser les principales notions de la métrologie (3.2), notamment les systèmes de mesure métrique et impérial et la conversion de l’un à l’autre.\nLe métier de soudeur ou de soudeuse comporte certains risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses et il importe de les minimiser. Aussi, un soudeur ou une soudeuse doit-il connaître les moyens de prévention de ces risques professionnels (1.4), dont l’aménagement sécuritaire de l’aire de travail, l’utilisation de l’équipement de protection individuelle et collective et l’utilisation sécuritaire de l’équipement nécessaire à la manutention des pièces, au soudage des pièces de même qu’à l’exécution des travaux connexes au soudage.\nHabiletés cognitives Un soudeur ou une soudeuse doit avoir recours à différentes habiletés cognitives pour accomplir son travail. Ainsi, quand les modes opératoires de soudage (les « procédures ») ne sont pas prédéterminés, il ou elle doit prendre des décisions quant au choix du procédé, de l’équipement, des produits consommables (gaz, fils-électrodes) et des paramètres de soudage en se basant sur un ensemble de facteurs, tels le métal de base, les spécifications exigées, le rendement recherché, etc. (compétence 1).\nQue ce soit pour optimiser l’utilisation de l’équipement, pour résoudre des problèmes ou simplement pour effectuer des cordons de soudure conformes aux spécifications, le soudeur ou la soudeuse doit pouvoir faire des liens logiques entre certains éléments observables tels le bain de fusion ou l’apparence du cordon de soudure, d’une part, et les paramètres de soudage ou les réglages de sa machine, d’autre part (2.4 et 3.1). Sa capacité d’observation et d’analyse est ainsi mise à contribution.\nDe même, les habiletés propres à la planification des activités et à la conception de stratégies sont particulièrement importantes quand vient le temps de déterminer la méthode de mise en position et de maintien en position des pièces, la séquence de soudage et les mesures à prendre pour éviter la déformation des pièces (1.2).\nLa capacité à visualiser les pièces à assembler à partir de croquis ou de plans est une autre habileté cognitive qu’il faut développer pour progresser dans l’exercice du métier (1.1).\nHabiletés motrices et kinesthésiques Le métier de soudeur ou de soudeuse nécessite une bonne dextérité manuelle ; c’est cette habileté qui permet d’obtenir des soudures dont les propriétés sont conformes aux calculs de charge et aux spécifications déterminés par les ingénieurs ou les ingénieures ou aux qualités esthétiques recherchées. La coordination œil et main, en particulier, parce qu’elle rend possible la régularité du geste et la précision, est essentielle pour atteindre un bon niveau de maîtrise. Ainsi, on reconnaît la dextérité d’un soudeur ou d’une soudeuse à son habileté à contrôler la vitesse d’avance, la rectitude de la trajectoire, les angles du pistolet de soudage et la distance entre la buse et la plaque de métal (2.5), autant de facteurs qui influent sur la qualité du cordon de soudure.\nOutre l’équipement de soudage proprement dit (2.3 et 2.5), les soudeurs et les soudeuses doivent avoir les habiletés nécessaires pour manipuler les diverses machines et les divers outils et accessoires servant à découper, à façonner ou à nettoyer le métal (2.1, 4.1 et 4.2) de même que les appareils de levage et de manutention (2.2).\nLa force et l’endurance physique, qui se traduisent par l’aptitude à garder une même position longtemps, la résistance à la chaleur et la capacité à soulever des objets lourds, sont également nécessaires pour exercer ce métier.\nLes niveaux d’exercice du métier\nDifférents critères généraux permettent d’apprécier les différents niveaux d’exercice du métier :\n- la nature des travaux confiés (travaux simples, travaux courants et répétitifs, travaux originaux et complexes, travaux analytiques) : ex. : l’interprétation des plans et des procédures, la conception de produits ou d’outillage, la définition des méthodes, la résolution des problèmes techniques et le contrôle de la qualité sont autant d’activités qui ont été désignées comme étant de complexité supérieure par les spécialistes interrogés ;\n- le nombre de procédés et de positions de soudage maîtrisés : en général, plus les soudeurs et les soudeuses sont expérimentés, plus ils et elles maîtrisent de procédés et soudent dans toutes les positions ;\n- le type de matériaux : certains matériaux sont plus difficiles que d’autres à souder. Le fait qu’un soudeur ou une soudeuse puisse souder différents types de métaux atteste qu’il ou elle a atteint un niveau élevé dans l’exercice de sa profession.\nÀ partir de ces critères, il est possible de dégager quatre niveaux d’exercice du métier.\nPremier niveau : Les soudeurs apprentis et les soudeuses apprenties qui commencent dans le métier exécutent les travaux simples et de base du métier. Ils et elles travaillent à l’aide d’un seul procédé, à plat, sur des pièces simples. Ils et elles agissent souvent à titre d’aide-soudeur ou d’aide-soudeuse auprès d’un soudeur ou d’une soudeuse expérimenté.\nDeuxième niveau : Les soudeurs et les soudeuses que l’on qualifie de débutants ou de débutantes comptent entre six mois et deux ans d’expérience. Ce sont des ouvriers et des ouvrières de production, ayant acquis une bonne dextérité et de la rapidité d’exécution, qui exécutent les travaux courants et répétitifs du métier. On leur confie le soudage de pièces standard ou répétitives et l’assemblage sur gabarit. Ils et elles maîtrisent habituellement un seul procédé, soudent sur un seul matériau, dans une ou deux positions.\nTroisième niveau : Les soudeurs et les soudeuses expérimentés comptent plus de deux U U ans d’expérience. Ils et elles exécutent les travaux originaux, complexes ou très précis du métier. Ils et elles maîtrisent généralement plus d’un procédé et, comme leurs collègues du niveau supérieur, peuvent souder dans différentes positions et sur différents matériaux. Ce sont de véritables soudeurs et soudeuses en ce sens qu’ils et elles connaissent parfaitement les paramètres de soudage et le réglage des équipements. On leur confie le soudage des produits devant être soumis à une inspection rigoureuse, ceux qui exigent une grande fiabilité et rapidité d’exécution, ou des travaux de réparation.\nQuatrième niveau : Les soudeurs experts et les soudeuses expertes exécutent les travaux les plus complexes. Étant donné leur connaissance des paramètres de soudage, du réglage des équipements et de la déformation des matériaux, les soudeurs experts et les soudeuses expertes contribuent à déterminer les méthodes de travail et à établir des procédures de soudage. Aussi, ils et elles agissent à titre de conseillers et de conseillères auprès des travailleurs et des travailleuses moins expérimentés ou des techniciens et techniciennes du bureau des méthodes. Ils et elles maîtrisent généralement plusieurs procédés et soudent dans toutes les positions et sur des matériaux variés. C’est à eux et à elles que l’on confie le prototypage, les travaux délicats de réparation ou le soudage de produits nécessitant le recours à des procédés spéciaux.\nC’est le troisième niveau, celui des soudeurs et des soudeuses expérimentés, qui correspond au plein exercice du métier; c’est donc lui qui est visé par la norme professionnelle."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:72106.01"],"cite_par_sections":["kb:72106.01#phrase","kb:72106.01#frontieres"],"trouve":true}}