{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:polisseuse-polisseur/s11","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:polisseuse-polisseur/s11","norme":"norme:polisseuse-polisseur","ordre":11,"theme":"situation","titre":"Définition du métier","texte":"La tâche principale des polisseurs et polisseuses consiste à polir des pièces de métal à l’aide de rectifieuses, de meules, de ponceuses et de matériel de polissage (abrasifs, cires, roues de coton, pâtes abrasives, etc.), en ayant recours à un procédé manuel ou semi-automatique. Les polisseurs et polisseuses travaillent dans des industries manufacturières, plus particulièrement chez les fabricants de matériel en acier inoxydable et dans les entreprises de revêtement métallique. L’exercice de ce métier nécessite généralement un apprentissage en cours d’emploi.\nLa principale appellation d’emploi utilisée est celle de polisseur, polisseuse. Notons toutefois que dans quelques entreprises, on trouve des soudeurs ou soudeuses qui exécutent les travaux de polissage, lorsque requis. On les appelle alors des soudeurs-polisseurs ou soudeuses-polisseuses.\nEnvironnement de travail\nEnvironnement organisationnel et profil de compétences des polisseurs et polisseuses\nLe métier de polisseur ou polisseuse s’inscrit généralement en aval de la chaîne de production et constitue souvent le dernier maillon de cette chaîne avant que le produit final ne soit acheminé au client ou au consommateur. Cela dit, il arrive parfois, surtout dans les plus petites entreprises, que certaines tâches apparentées à la préparation de surfaces métalliques, par exemple l’ébavurage ou le sablage, soient confiées aux personnes qui exercent ce métier. En effet, l’organisation du travail varie en fonction du domaine d’application, du secteur d’activité, des produits fabriqués et de la taille de l’entreprise, ce qui a une incidence directe sur le profil de compétences recherché chez les polisseurs et polisseuses. Le processus d’élaboration de la norme professionnelle ainsi que le consensus obtenu ont permis de dégager les compétences communes à tous les polisseurs et polisseuses, quel que soit le contexte de travail dans lequel ils évoluent. À strictement parler, l’ébavurage et le sablage ne sont donc pas des tâches propres au métier de polisseur ou polisseuse. C’est pourquoi elles ont été exclues de la norme, même si dans certaines entreprises les polisseurs ou polisseuses sont appelés à effectuer ces deux opérations.\nEnsuite, lorsqu’il y a du personnel spécialisé affecté au contrôle de la qualité (techniciens, techniciennes ou inspecteurs, inspectrices qualité), ce qui est généralement le cas, le rôle des polisseurs ou polisseuses se limite à un simple examen visuel des pièces pendant et après l’opération de polissage. Par contre, dans certaines entreprises, les polisseurs ou polisseuses procèdent non seulement à une vérification visuelle, mais aussi à la vérification des pièces pour s’assurer qu’il n’y a pas eu déformation et que les tolérances sont respectées. Nous avons conservé cet aspect du métier sous la forme d’un critère de performance, parce qu’il trouvait un écho auprès d’un nombre important d’entreprises. Dans un cas comme dans l’autre, un inspecteur ou une inspectrice de la qualité, ou un superviseur ou une superviseure, est là pour contre-vérifier le travail du polisseur ou de la polisseuse.\nEnfin, un polisseur ou une polisseuse en plein exercice doivent être en mesure de repérer les défauts de soudure ainsi que les déformations de pièces. Notons toutefois que c’est seulement dans quelques entreprises que l’on exige de cette personne la capacité d’apporter des corrections telles que le débosselage ou le redressement de pièces, d’où une compétence complémentaire dans le profil.\nEnvironnement normatif et réglementaire\nEn ce qui concerne le polissage, on parle à la fois de standards et de normes, lesquels varient selon que la pièce est destinée au domaine agroalimentaire, pharmaceutique ou pétrochimique. Dans le cas de l’équipement agroalimentaire, on se reporte surtout au standard SS1-3-A (Sanitary Standard) et à la norme HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). L’industrie pharmaceutique et biopharmaceutique est surtout concernée par le standard SS1-P3-A (Sanitary Standard) et la norme ASME–BPE (American Society of Mechanical Engineers – Bio Processing Equipment). Pour leur part, les fabricants de citernes et de réservoirs haute pression en acier inoxydable doivent se conformer à la norme (ASME – section VIII Div. 1). Tous ces standards et normes ont un impact sur les traitements requis par les pièces.\nDans le langage commun de l’industrie, les spécialistes du polissage parlent plutôt en termes de Ra, c’est-à-dire d’indice de rugosité ou, si l’on préfère, de degré de fini de surface à atteindre (laminé du moulin, satin, fini no 4, miroir, etc.). À chaque Ra, c’est-à-dire au « GRIT » (à la matière abrasive à utiliser), est associé un type de traitement. On utilise aussi la notion de « GLOSS », que l’on pourrait définir comme le degré de lustre à atteindre au moment du polissage des pièces.\nPlusieurs des entreprises de cette industrie sont certifiées ISO. Quelques autres doivent aussi s’assurer que les produits qu’elles fabriquent respectent les normes de l’Association canadienne de normalisation (CSA – acronyme de Canadian Standard Association).\nExigences particulières relatives à l’exercice du métier de polisseur ou polisseuse\nL’exercice du métier de polisseur ou polisseuse nécessite la mise en œuvre de certaines connaissances et habiletés qui sont incorporées dans la norme professionnelle.\nConnaissances\nPour exercer leur profession, les polisseurs et polisseuses doivent avoir des notions de métallurgie. Ils doivent connaître notamment les caractéristiques des différents types de métaux, plus particulièrement les types d’acier inoxydable, leur réaction à la chaleur, etc. Sur ce dernier aspect, il est à noter que des connaissances en matière de soudure sont considérées comme un atout pour bien comprendre les effets de la chaleur sur les zones affectées thermiquement. Ces connaissances interviennent dans le choix des méthodes et des procédés de polissage, le réglage des paramètres d’équipements de polissage, les précautions à prendre pour empêcher la contamination ou la déformation des pièces, bref dans le choix des stratégies déployées par les polisseurs et polisseuses pour accomplir leur travail.\nLes polisseurs et polisseuses doivent évidemment avoir une bonne connaissance des différentes méthodes de polissage, de leurs avantages et de leurs limitations, ainsi que de l’équipement qui s’y rapporte (rectifieuses, meuleuses, ponceuses, disques de tronçonnage), des accessoires (ballons, laines, mandrins, sapins, brosses d’acier inoxydable, courroies, etc.) et des produits de polissage utilisés (cires, roues de coton, pâtes, etc.). Ils doivent aussi avoir une connaissance des sens du grain.\nEn ce qui concerne la lecture de plans, ce ne sont pas tous les polisseurs et polisseuses qui doivent en avoir une connaissance approfondie. Il faut minimalement pouvoir trouver l’information nécessaire au polissage sur les plans. Ajoutons ici que même si l’utilisation des cotes de polissage ne touche pas toutes les entreprises, il est prévu dans le cadre du profil d’exiger que tous les polisseurs et polisseuses en aient une certaine connaissance.\nLe métier comporte certains risques pour la santé et la sécurité qu’il importe de minimiser. Un polisseur ou une polisseuse doivent connaître les moyens de prévention de ces risques professionnels, dont l’aménagement sécuritaire de l’aire de travail, l’utilisation de l’équipement de protection individuelle et collective, et l’utilisation sécuritaire de l’équipement nécessaire à la manutention et au polissage des pièces, de même qu’à l’exécution des travaux connexes au polissage (parfois la soudure).\nHabiletés cognitives\nUn polisseur ou une polisseuse doivent mettre en œuvre différentes habiletés cognitives pour accomplir leur travail. Ils doivent avant tout demeurer sensibles aux dangers potentiels de la machine et reconnaître si les accessoires sont adéquatement ajustés ou non. Leur capacité à assimiler les éléments de connaissance de base leur permettra l’utilisation sécuritaire et appropriée de l’équipement. Ils doivent être capables d’utiliser avec efficacité les divers instruments de mesure mis à leur disposition, lorsqu’il y a lieu. Dotés d’une bonne capacité d’analyse, ils doivent être également en mesure d’appliquer des techniques de résolution de problèmes.\nDe même, les habiletés propres à la planification des activités et à la conception de stratégies sont particulièrement importantes quand vient le temps de déterminer la méthode de positionnement et de maintien en position des pièces, la séquence de polissage et les mesures à prendre pour protéger les pièces à polir ou leur déformation.\nHabiletés motrices et kinesthésiques\nLa personne exerçant le métier de polisseur ou polisseuse doit avoir une bonne endurance physique dans la mesure où elle est appelée à soulever et à manipuler fréquemment des pièces pesant au-delà de 25 kilogrammes, ainsi qu’à demeurer debout la majeure partie du temps. Elle doit détenir également une certaine habileté à utiliser les équipements.\nLe métier nécessite une bonne dextérité manuelle. C’est cette habileté qui permet d’obtenir un polissage dont les propriétés sont conformes aux spécifications déterminées sur le bon de travail et permettant d’atteindre les qualités esthétiques recherchées. La coordination œil et main, en particulier, parce qu’elle rend possible la régularité du geste et la précision, est essentielle pour atteindre un bon niveau d’exercice. Ainsi, on reconnaît la dextérité d’un polisseur ou d’une polisseuse à leur habileté à contrôler la vitesse d’avance, la rectitude de la trajectoire, la rotation des équipements, soit autant de facteurs qui influent sur la qualité du polissage. La vitesse de déplacement du corps est aussi importante pour s’assurer de l’uniformité des pièces polies et éviter les blessures. Une bonne acuité visuelle est nécessaire pour être en mesure de déceler les défauts.\nOutre l’équipement de polissage proprement dit, les polisseurs et polisseuses doivent avoir les habiletés nécessaires pour manipuler les machines, outils et accessoires servant à nettoyer le métal, à débosseler, à redresser, de même que les appareils de levage et de manutention."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[{"autre":"kb:95101.00#situation-ML2","relation":"decrite_par","statut":"etabli","origine":"situation rédigée (kb:95101.00)","poids":null,"justification":null},{"autre":"kb:95101.00#situation-ML4","relation":"decrite_par","statut":"etabli","origine":"situation rédigée (kb:95101.00)","poids":null,"justification":null}],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:95101.00"],"cite_par_sections":["kb:95101.00#coeur","kb:95101.00#frontieres","kb:95101.00#decor","kb:95101.00#outils","kb:95101.00#sst","kb:95101.00#personne","kb:95101.00#situation-ML1","kb:95101.00#situation-ML2","kb:95101.00#situation-ML4"],"trouve":true}}