{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:patissiere-patissier/s7","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:patissiere-patissier/s7","norme":"norme:patissiere-patissier","ordre":7,"theme":"situation","titre":"1.6 LES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT DU MÉTIER DANS LE SECTEUR","texte":"La démographie\nLe nombre de boulangers-pâtissiers et de boulangères-pâtissières est en légère diminution et la tendance devrait se maintenir dans les prochaines années 1 . Les débouchés proviendront principalement des remplacements de professionnels et professionnelles qui soit partent à la retraite, soit changent de métier ou de statut d'emploi et prennent le titre de chef pâtissier ou chef pâtissière, gestionnaire, propriétaire ou copropriétaire.\nL´évolution de l'emploi dépendrait principalement des habitudes de consommation. Les gens achètent de plus en plus de produits prêts-à-manger, ce qui favorise l'emploi dans les boulangeries-pâtisseries spécialisées et les marchés d´alimentation. Dans l'industrie de la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie, l'emploi dépend principalement de l´implantation de nouvelles technologies. La mécanisation de la chaîne de production défavorise l'emploi de pâtissiers et pâtissières dans ce type d´entreprise.\nL’exercice du métier\nSelon les spécialistes consultés, différents changements sociaux, économiques et sectoriels sont en cours ou sont à prévoir par rapport au métier. Cependant, globalement, la façon d’exercer le métier devrait rester sensiblement la même dans les prochaines années.\nL’accroissement des normes sanitaires et des exigences en matière de traçabilité des produits oblige les organisations à améliorer constamment les processus et les façons de faire en matière d’hygiène et de salubrité, ainsi que d’emballage, d’étiquetage et d’administration (formalités et exigences gouvernementales).\nCertains modes de consommation changent et ces changements ont un impact direct sur les produits à réaliser. D'une part, la préoccupation accrue pour des ingrédients « santé » oblige les organisations à proposer des produits contenant toujours moins de sel, de gras, de sucre, de calories, etc., et davantage d'ingrédients sains, comme des produits complets (ex. : avec farine intégrale) et des aliments non raffinés ou non transformés. Le pâtissier ou la pâtissière doit donc voir à adapter ses recettes en fonction de cette préoccupation. D'autre part, l’engouement toujours plus grand pour les produits artisanaux (faits main), du terroir ou régionaux, ainsi que pour les produits nouveaux, créatifs ou exotiques, assure une clientèle aux organisations qui réussissent à se démarquer, sans oublier les produits de pâtisserie plus traditionnels. En contrepartie, cet engouement oblige justement ces organisations à se distinguer constamment, et ce, en proposant ou en développant des produits qui satisfont les attentes en évolution de la clientèle. Elles doivent également suivre avec assiduité les tendances en matière de goût et de présentation des produits, et surveiller l’évolution de la concurrence. Source : Emploi-Avenir Québec, juillet 2012.\nLe récent engouement pour la cuisine attire plus que jamais une relève vers le métier de pâtissier ou pâtissière. Les spécialistes voient les nouveaux venus d’un bon œil, tout en craignant une augmentation de la concurrence lorsque tous ces gens auront maîtrisé leur métier.\nLes spécialistes entrevoient peu de changements d’ordre technologique ayant un impact sur leur métier, la plupart ayant déjà eu lieu : Internet pour les recherches d’information et de fournisseurs, informatique pour le calcul de quantités de recettes et l’administration (ex. : inventaire), chambre de pousse et four programmés pour une meilleure automatisation, etc. Comme le métier implique de travailler avec des matières vivantes, les possibilités d’impact de l’électronique et de l’informatique sont, somme toute, assez limitées.\nCependant, le métier se mécanise dans les organisations semi-industrielles et industrielles, ce qui pourrait réduire le nombre de pâtissiers ou pâtissières au profit d’opérateurs ou opératrices de machines de transformation alimentaire.\nPar ailleurs, les spécialistes notent, chez leurs fournisseurs, une augmentation de l’offre de produits de base et de produits semi-finis fabriqués dans les organisations semi-industrielles ou industrielles (pâtes à muffins ou autres qu'il ne reste qu’à mettre dans des moules et à cuire, crèmes de base toutes faites, biscuits ou gâteaux à assembler et à décorer, etc.). Si cette façon de faire peut procurer des économies d’échelle et aider les petites organisations à survivre, elle pourrait modifier le métier en profondeur, dans la mesure où le centre de gravité du métier de pâtissier ou de pâtissière passerait de la réalisation de préparations en laboratoire, à la cuisson et à la finition des produits. De même, si cette tendance venait à se généraliser, elle apporterait une plus grande standardisation des produits, donc moins de possibilités de se démarquer entre organisations.\nFinalement, comme la protection de l’environnement est une tendance lourde incontournable, les pâtissiers et pâtissières sont dorénavant appelés à faire leur effort pour le recyclage des ressources."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:63202.016"],"cite_par_sections":["kb:63202.016#outils","kb:63202.016#main-oeuvre","kb:63202.016#carriere","kb:63202.016#ecarts"],"trouve":true}}