{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:patissiere-patissier/s3","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:patissiere-patissier/s3","norme":"norme:patissiere-patissier","ordre":3,"theme":"situation","titre":"1.2 LE NOMBRE DE PERSONNES QUI EXERCENT LE MÉTIER","texte":"Au Canada, le métier de pâtissier ou pâtissière est traditionnellement associé à celui de boulanger ou boulangère. En conséquence, les deux métiers partagent le même code dans la Classification nationale des professions, soit le CNP 6252 : boulanger-pâtissier ou boulangère-pâtissière, et toutes les statistiques gouvernementales relatives à ces deux métiers sont fusionnées.\nAu Québec, cependant, le métier de pâtissier ou pâtissière est distinct de celui de boulanger ou boulangère et, sauf exception, ce ne sont pas les mêmes personnes qui exercent les deux métiers. Malheureusement, les données statistiques ne permettent pas de distinguer, parmi les personnes répertoriées, combien se consacrent à la pâtisserie par rapport à la boulangerie. Ainsi, il y avait, au Québec en 2011, 9 000 boulangers-pâtissiers ou boulangères-pâtissières (CNP 6252) 1 .\nPar ailleurs, d’autres données tendent à démontrer qu´il existe une confusion quant à l’appellation des titres « boulanger » et « pâtissier », et ce, tant dans le secteur de la fabrication et de la transformation industrielle d’aliments que dans celui du commerce en alimentation 2 . Plusieurs fabricants nomment, par tradition, « boulanger ou boulangère » ou « pâtissier ou pâtissière » des personnes qui, en réalité, sont devenues, avec l’automatisation des processus de production, des « opérateurs ou opératrices ». Il en va de même dans les services de boulangerie-pâtisserie de commerces de l’alimentation, où le boulanger ou la boulangère et le pâtissier ou la pâtissière sont le plus souvent soit des commis en alimentation chargés de la cuisson de produits congelés ou de la décoration, soit des commis-vendeurs chargés de l’emballage, de la mise en marché et de la vente des produits. Cette confusion quant à l’appellation des titres affecte la valeur des statistiques gouvernementales basées sur le CNP 6252.\nIMT en ligne et statistiques relatives au code CNP 6252, consultées le 12 mars 2013. Étude sectorielle du domaine des boulangeries et des pâtisseries, décembre 2007.\nPar exemple, selon le tableau 1, 42 % des 9 000 boulangers-pâtissiers ou boulangères-pâtissières de la province travailleraient dans les magasins d'alimentation. Environ la même proportion, soit 40 %, se retrouverait dans les boulangeries et pâtisseries industrielles ou semi-industrielles, et 13 % exerceraient leur métier dans le secteur de la restauration.\nTableau 1 – Répartition des boulangers-pâtissiers (CNP 6252) selon les secteurs d’activité 1 Secteur d’activité Boulangers- pâtissiers (en %) Total 100 %\nDe telles données sont surprenantes, car elles ne correspondent en rien à la perception que les gens des deux métiers ont de la réalité sur le terrain 2 . En fait, les personnes exerçant véritablement un travail de boulanger ou boulangère et de pâtissier ou pâtissière travaillent principalement dans des boulangeries et pâtisseries artisanales et dans des entreprises industrielles où le processus de fabrication n’est pas automatisé, surtout les petites et les micro-entreprises. Elles se retrouvent également dans quelques épiceries à grande surface qui ont un service de boulangerie-pâtisserie, ainsi que dans certains restaurants et hôtels qui offrent une cuisine de qualité supérieure 3 .\nSeule l’hypothèse concernant la confusion des appellations de titres d’emploi1, décrite précédemment, permet d’expliquer les étonnantes données du tableau 1. En d’autres mots, le CNP 6252 semble décrire une réalité beaucoup plus large, en termes de métier, que celle des boulangers-pâtissiers ou boulangères-pâtissières.\nEn résumé, il est risqué de tirer des conclusions relativement au nombre réel de pâtissiers ou de pâtissières en emploi au Québec sur la base des données gouvernementales et du CNP 6252, parce que : 1. Le métier de pâtissier-pâtissière est fusionné à celui de boulanger-boulangère.\nIMT en ligne et statistiques relatives au code CNP 6252, consultées le 12 mars 2013. Cette perception correspond aux commentaires entendus durant les analyses de profession des deux métiers, ainsi qu’aux commentaires des experts du métier siégeant au comité d’orientation du projet de norme en pâtisserie. CSMOTA, CSMOCA, Étude sectorielle du domaine des boulangeries et des pâtisseries, décembre 2007.\n2. Le code CNP décrit non seulement le métier de boulanger-pâtissier ou boulangère-pâtissière, mais aussi des métiers connexes tels que commis en alimentation, commis-vendeurs et opérateurs ou opératrices de machines de transformation alimentaire."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:63202.016"],"cite_par_sections":["kb:63202.016#phrase","kb:63202.016#frontieres","kb:63202.016#main-oeuvre","kb:63202.016#inconnus"],"trouve":true}}