{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:operatrice-operateur-machines-transformer-caoutchouc/s3","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:operatrice-operateur-machines-transformer-caoutchouc/s3","norme":"norme:operatrice-operateur-machines-transformer-caoutchouc","ordre":3,"theme":"situation","titre":"1.1 La raison d’être de la norme professionnelle","texte":"En mai 2009, le rapport 1 concernant l’étude de pertinence du Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT) pour le métier d'opérateur ou opératrice de machines à mouler le caoutchouc, a été publié. L'étude faisait suite à une demande d’avis de la Direction du développement des compétences et de l’intervention sectorielle (DDCIS) sur la pertinence de maintenir ce programme d’apprentissage.\nCette étape d’exploration devait éventuellement permettre de recommander l’élaboration d’une norme professionnelle pour les opératrices et opérateurs travaillant dans l’industrie du caoutchouc, et ce pour l’ensemble des procédés (moulage, extrusion, calandrage et mélange). Les entreprises rencontrées au cours de cette étude de pertinence ont accueilli favorablement l’idée que soit maintenu un programme structuré qui permettrait de qualifier tout le personnel opérateur d’équipements de la transformation du caoutchouc. En effet, un réel besoin existe sur le plan de la formation dans le secteur. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer :\n- Cinq commissions scolaires possèdent l’autorisation pour l’enseignement du DEP (diplôme d’études professionnelles) en Conduite et réglage de machine à mouler (MELS 5193). Cette formation a pour objectif de préparer au métier d'« opérateurs/opératrices de machines de transformation du caoutchouc et personnel assimilé » (CNP 9423), mais aussi d'« opérateurs/opératrices de machines de traitement des matières plastiques » (CNP 9422). Malheureusement, peu de personnes suivent cette formation. Seul le centre de Memphrémagog, reconnu pour diverses formations et notamment pour celle dans le secteur du caoutchouc, a trouvé le moyen d'utiliser sa marge de manœuvre locale afin d'adapter la formation dans ce secteur en Estrie. Malgré cela, le nombre de finissantes et finissants est en décroissance au fil du temps.\nLes dernières statistiques du MELS provenant de la Direction de la recherche, des statistiques et de l’information (DRSI) font état que dans ce programme de DEP, le nombre des inscriptions ainsi que le nombre de personnes diplômées sont, depuis 2007, à la baisse. Ces statistiques démontrent à l’industrie qu’elle ne peut espérer recevoir, dans les années à venir, davantage de personnes diplômées en Conduite et réglage de machines à mouler que si le nombre des inscriptions et des personnes diplômées augmente et se rapproche du besoin réel de main-d’œuvre.\nRapport de l’étude de pertinence du PAMT - Opérateur ou opératrice de machines à mouler le caoutchouc, mai 2009\nEnfin, bien que des commissions scolaires puissent dispenser une formation théorique solide et intéressante, les personnes formées doivent passer par une formation pratique dans les entreprises pour devenir opérationnelles;\n- Deux programmes d’études collégiales conduisant à un DEC existent dans ce domaine (Techniques de transformation des matières plastiques [241.12] et Techniques de transformation des matériaux composites [241.C0]), mais ils ne concernent pas directement le secteur du caoutchouc. Néanmoins, ils pourraient être adaptés localement pour que leur enseignement puisse tenir compte de l'élément caoutchouc;\n- Les services des ressources humaines tendent à engager des personnes sans aucune expérience et à recourir à leur personnel le plus expérimenté pour les former. Ce dernier cumule généralement de nombreuses années d’expérience acquises sur le plancher. Malheureusement, la formation interne est plus ou moins structurée selon les moyens dont dispose chaque compagnie. Ainsi, peu d’entreprises ont un programme de formation documenté pour former leur relève alors que l’âge moyen des opératrices et opérateurs est de plus en plus élevé (il peut atteindre 50 ans dans certaines entreprises). Notons que dans le cadre des attributions de postes au sein des compagnies syndiquées, il semble qu’une structure bien établie pour la formation interne permette des négociations plus aisées avec le syndicat. De plus, la polyvalence des opératrices et opérateurs, apportée par la formation interne, améliore la gestion du personnel de production;\n- Le recrutement de personnel qualifié est de plus en plus difficile. Les entreprises luttent énormément pour rendre leur milieu industriel attractif et pour retenir une main-d’œuvre souvent jeune et peu intéressée par l’environnement de travail. Une autre problématique qui nous a été signalée porte sur le fait que les personnes ayant suivi la formation, notamment en Estrie, restent peu mobiles au niveau provincial.\nEn mai 2010, à la suite de l’étude de pertinence, une analyse exhaustive de la profession, une première dans le secteur du caoutchouc, a été complétée. Cette analyse de profession a permis de délimiter plus précisément les champs d’activités que l’on trouve dans la norme professionnelle. Les détails concernant cette analyse sont répertoriés dans le chapitre 2.1."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:94112","kb:94112.01"],"cite_par_sections":["kb:94112#ecarts","kb:94112.01#frontieres","kb:94112.01#ecarts"],"trouve":true}}