{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:operateur-regleur-machines-tolerie/s1","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:operateur-regleur-machines-tolerie/s1","norme":"norme:operateur-regleur-machines-tolerie","ordre":1,"theme":"situation","titre":"1. DESCRIPTION DE LA SITUATION","texte":"Les opérateurs-régleurs et opératrices-régleuses de machines en tôlerie travaillent principalement dans des entreprises associées à l’industrie de l’estampage (SCIAN 332118), mais aussi dans d’autres secteurs, notamment la fabrication d’appareils de chauffage, de ventilation, de climatisation et de réfrigération commerciale (SCIAN 3334), la fabrication de meubles de bureau (SCIAN 3372), la fabrication de portes et de fenêtres en métal (SCIAN 332321) et d’autres produits d’ornement et d’architecture (SCIAN 332329), la fabrication de carrosseries et de remorques de véhicules automobiles (SCIAN 3362) et la fabrication de matériel de manutention (SCIAN 333920).\nAu printemps 2006, le secteur de l’estampage comptait 242 entreprises au Québec. La répartition des entreprises selon la taille est la suivante : 81,4 % d’entre elles comptent moins de 50 employés, 10,7 % ont entre 50 et 99 employés et 7,9 % ont 100 employés et plus.\nRépartition des établissements et des employés selon la taille des entreprises SCIAN 332118 Établissements Tous les employés Employés de Nombre d’employés production 20-49 54 1 620 1 231 50-99 26 1 835 1 417 100 et plus 19 3 553 2 902 Total 242 8 278 6 481 Source : CRIQ, mars 2006\nL’industrie de l’estampage est présente dans presque toutes les régions du Québec, avec une forte concentration en Montérégie, à Montréal et dans le Centre-du-Québec. On trouve en effet 134 des 242 entreprises de cette industrie dans ces trois régions; ces 134 entreprises emploient 3 856 des 6 481 personnes (59 %) qui travaillent en production.\nRépartition des établissements et des employés par région SCIAN 332118 Établissements Tous les Employés de production employés Montérégie 61 2 077 1 567 Montréal 52 2 036 1 657 Total 242 8 278 6 481 Source : CRIQ, mars 2006\nUN BASSIN DE MAIN-D’ŒUVRE DIFFICILE À QUANTIFIER\nIl est extrêmement difficile de déterminer le nombre exact d’opérateurs-régleurs et opératrices- régleuses de machines en tôlerie dans la mesure où ce métier nous renvoie, dans la Classification nationale des professions, à deux métiers : celui d’opérateur ou opératrice de machines à travailler les métaux légers et lourds (CNP 9514) et celui de tôlier ou tôlière (CNP 7261). Selon la Classification nationale des professions, le tôlier ou la tôlière façonne, assemble, installe et répare les articles en tôle. Aux dires des spécialistes du métier présents à l’atelier d’analyse du métier, qui s’est tenu en avril 2008, cette définition du métier de tôlier ou tôlière ne correspond pas du tout à leur situation de travail, ceux-ci l’associant davantage à celle de l’ouvrier ou de l’ouvrière de la construction qu’on appelle communément « ferblantier » ou « ferblantière ». Les spécialistes du métier se définissent plutôt comme des opérateurs ou opératrices de machines, ce qui est beaucoup plus proche de la première appellation (CNP 9514).\nCette première considération nous amène au second point, à savoir que l’univers des entreprises dans lequel les opérateurs et opératrices évoluent ne permet justement pas, tout au moins du point de vue des données statistiques, de distinguer les premiers des seconds. Ainsi, dans les données du recensement de 2006, on trouve dans le groupe industriel le plus représentatif de la transformation du métal en feuilles, soit celui de l’estampage (SCIAN 332118), à la fois des opérateurs ou opératrices de machines à travailler les métaux légers et lourds (CNP 9514) et des tôliers ou tôlières (CNP 7261), mais aussi, pour ajouter à la confusion, des machinistes (CNP 7231) et des opérateurs ou opératrices de machines de formage (CNP 9512). Les travailleurs s’identifiant à ces deux dernières professions lors du recensement seraient même plus nombreux que ceux qui s’identifient aux deux autres professions. Or, les deux enquêtes réalisées par le CSMOFMI sur l’industrie de la tôlerie de précision, en l’occurrence l’estampage (SCIAN 332118), la première menée en 2000 et la seconde, en 2006, démontrent clairement que celle-ci fait appel à très peu de machinistes, ces derniers étant affectés à la filière de l’outillage. On ne dénombre par ailleurs dans cette industrie aucun opérateur ou opératrice de machines de formage.\nEn étendant l’analyse des données statistiques du recensement aux autres groupes industriels dans lesquels on trouve des opérateurs ou opératrices de machines à transformer le métal, comme dans le cas des fabricants d’appareils de chauffage, de ventilation, de climatisation et de réfrigération commerciale (SCIAN 33341), on observe l’omniprésence des tôliers ou tôlières, près de 175, et la quasi absence des opérateurs ou opératrices de machines à travailler les métaux légers et lourds, soit à peine 20. Dans le cas des fabricants de carrosseries et de remorques de véhicules automobiles (SCIAN 33621), pratiquement autant de travailleurs se définissent comme tôliers ou tôlières que comme opérateurs ou opératrices de machines à travailler les métaux légers et lourds.\nUne explication possible des écarts observés est la confusion qui entoure les diverses appellations d’emploi. En effet, il paraît probable que les opérateurs-régleurs et opératrices- régleuses de machines en tôlerie qui remplissent un questionnaire de recensement se déclarent eux-mêmes ou elles-mêmes machinistes ou tôliers ou tôlières, voire manœuvres, l’une et l’autre de ces appellations d’emploi de la CNP prédominant, contre toute logique, dans la structure occupationnelle officielle de l’industrie de l’estampage. Le poste d’opérateur-régleur ou opératrice-régleuse de machines en tôlerie tel que nous le définissons correspondrait donc simultanément à toutes ces appellations d’emploi. Ainsi, devant cette difficulté à mesurer avec exactitude le bassin de main-d’œuvre à partir des données de Statistique Canada, nous préférons nous en tenir aux résultats issus de nos propres études pour définir adéquatement ce métier.\nPour déterminer le nombre de personnes exerçant la fonction d’opérateur-régleur ou opératrice- régleuse de machines en tôlerie, les chiffres de notre enquête se révèlent plus précis que les données provenant des nomenclatures nationales. En effet, alors que le recensement de 2006 donne 95 opérateurs ou opératrices de machines à travailler les métaux légers et lourds et 35 tôliers ou tôlières pour l’ensemble des entreprises appartenant à l’industrie du forgeage et de l’estampage (SCIAN 3321), notre enquête a permis de dénombrer un total de 383 opérateurs ou opératrices de presses-plieuses, de presses-poinçonneuses et de machines à découper au laser dans notre seul échantillon (composé, rappelons-le, de 24 entreprises sur une possibilité de 281). De là, si l’on transpose ces données à l’ensemble de l’industrie, on en arrive, en appliquant la règle de trois, à un effectif réel approximatif de 1 500 à 2 000 opérateurs ou opératrices, et ce, uniquement pour ce groupe industriel. À cela, on peut ajouter de 500 à 600 opérateurs ou opératrices travaillant dans la fabrication d’appareils de chauffage, de ventilation, de climatisation et de réfrigération commerciale (SCIAN 33341), sans oublier la centaine d’autres qui travaillent dans la fabrication de portes et de fenêtres en métal (SCIAN 332321) ou dans la fabrication de carrosseries et de remorques de véhicules automobiles (SCIAN 33621). Bref, il est permis d’estimer le bassin potentiel d’opérateurs et opératrices exerçant le métier à quelque 2 500 personnes pour l’ensemble des industries de la fabrication métallique.\nLA TECHNOLOGIE\nAu cours des deux dernières décennies, le secteur de la fabrication métallique a été marqué par la prolifération du nombre de machines à commande numérique et l’utilisation accrue de la découpe au laser. On ne devrait pas assister à des changements aussi draconiens en matière de technologies de production au cours de la prochaine décennie. La machine à découper au laser, dont plusieurs prétendaient qu’elle ferait disparaître la presse-poinçonneuse, est complémentaire à cette dernière.\nEn fait, les principaux progrès qui marqueront l’industrie consisteront en des améliorations techniques des machines existantes de manière à permettre un accroissement de la productivité et de la sécurité des travailleurs. On verra également se répandre des technologies telles que les équipements de pliage robotisés, les logiciels en pliage, les presses combinant cisaille et poinçonnage, les presses-plieuses et les presses-poinçonneuses électriques. Signalons que certaines machines au laser permettent la découpe selon trois axes de pièces, de tubes et de profilés, ce qui ne sera pas sans augmenter l’intérêt des fabricants pour ce type de machines de plus en plus polyvalentes qui leur permettront d’offrir une gamme de services élargie à leurs clients. Les logiciels de fabrication seront également de plus en plus efficaces.\n2. PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE POUR LE MÉTIER D’OPÉRATEUR-RÉGLEUR OU OPÉRATRICE-RÉGLEUSE DE"},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:94105","kb:94105.01"],"cite_par_sections":["kb:94105#frontieres","kb:94105#geographie","kb:94105.01#frontieres","kb:94105.01#decor","kb:94105.01#outils","kb:94105.01#geographie"],"trouve":true}}