{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:mecanicienne-industrielle-mecanicien-industriel/s2","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:mecanicienne-industrielle-mecanicien-industriel/s2","norme":"norme:mecanicienne-industrielle-mecanicien-industriel","ordre":2,"theme":"situation","titre":"1.1 DÉFINITION DU MÉTIER ET MÉTIERS CONNEXES","texte":"La présente norme professionnelle s’adresse aux ouvrières ou ouvriers spécialisés qui font l’installation, l’entretien, le dépannage, la remise en état, la réparation et la modification d’équipements industriels, qu’il s’agisse d’équipements de production, de machines-outils, de matériel de manutention ou de tout autre type d’équipement industriel. Elles ou ils sont appelés à travailler sur des systèmes mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques et électroniques, de même que sur des systèmes automatisés. Ces ouvrières ou ouvriers sont employés par des entreprises manufacturières, des usines de transformation, des entreprises de services publics et divers autres établissements industriels. Elles ou ils exercent également leur métier dans le domaine de l’extraction minière de même que sur les chantiers de construction industrielle et les grands projets de génie civil, telles les centrales hydroélectriques, où elles ou ils procèdent à l’installation de la machinerie et des équipements électromécaniques1.\nLes principales appellations d’emploi utilisées dans l’industrie manufacturière pour désigner les ouvrières ou ouvriers spécialisés en maintenance industrielle sont celles de mécanicienne industrielle ou mécanicien industriel, et électromécanicienne ou électromécanicien. Ces appellations d’emploi se sont imposées sous l’influence des programmes de formation du ministère de l’Éducation, qui offre deux diplômes d’études professionnelles (DEP) en lien avec la maintenance industrielle : le DEP en mécanique industrielle de construction et d’entretien et le DEP en électromécanique de systèmes automatisés. Or, lorsqu’on examine les deux programmes d’un peu plus près, on constate qu’ils ont en commun plus des deux\n1 Cette définition a été forgée à partir de la définition du métier que donnent la CNP, la Commission de la construction du Québec (CCQ) et le MEES, et à partir de nos propres observations.\ntiers de leur contenu. Il existe d’ailleurs des parcours optimisés (d’une durée de 405 à 555 heures au lieu de 1800) pour les détenteurs de l’un ou l’autre de ces DEP qui voudraient obtenir un second diplôme.\nDe toute évidence, nous sommes ici en présence des variantes d’un même métier, mécaniciens et électromécaniciens exerçant essentiellement les mêmes activités de travail. D’ailleurs, en France, le ministère de l’Emploi regroupe ces deux appellations d’emploi sous un seul et même vocable, celui d’agente ou agent de maintenance2. De même, l’ancien programme d’apprentissage que la présente norme vient remplacer visait autant les mécaniciennes ou mécaniciens que les électromécaniciennes ou électromécaniciens, un module du carnet étant consacré spécifiquement à la maintenance des systèmes automatisés. Un examen approfondi des définitions et classifications mène à la même conclusion : mécanicien industriel et électromécanicien renvoient à la même réalité professionnelle.\nAutant la Classification nationale des professions (CNP), le programme du Sceau rouge que le secteur de la formation professionnelle au Québec font la distinction entre le métier de mécanicienne ou mécanicien industriel et celui d’électromécanicienne ou électromécanicien. Ainsi, selon le MEES, le DEP en mécanique industrielle de construction et d’entretien (MICE) viserait, tout naturellement, la profession de mécanicienne ou mécanicien industriel (CNP 7311), qui, elle-même, sert de référence au Sceau rouge de mécanicien industriel. De même, le DEP en électromécanique de systèmes automatisés (ESA) viserait la profession d’électromécanicienne ou électromécanicien (CNP 7333), qui sert de référence au Sceau rouge d’électromécanicien. Or, dans le cas des électromécaniciens, force est de constater que ces référentiels évoquent des réalités fort différentes.\nEn effet, le métier décrit dans la CNP et l’Analyse de profession du Sceau rouge n’a que peu à voir avec le DEP en électromécanique de systèmes automatisés. Comme on peut le constater, la définition de la CNP est beaucoup plus restrictive, campant le travail des électromécaniciennes ou électromécaniciens dans le seul domaine du matériel électrique, ce qui est loin d’être le cas en industrie.\nLes électromécaniciens entretiennent, mettent à l'essai, remettent à neuf et réparent des moteurs électriques, des transformateurs, de l'appareillage de connexion et d'autres dispositifs électriques. Ils travaillent dans des ateliers indépendants de réparation électrique, des ateliers d'entretien des entreprises de fabrication d'équipement électrique et dans des ateliers de réparation en usine3.\n2 Ce terme a l’avantage de couvrir l’ensemble des contextes d’exercice du métier. Il permet aussi de faire fi de la distinction entre les différents systèmes sur lesquels le personnel de maintenance est appelé à travailler –mécanique, hydraulique, pneumatique, électrique, électronique, automatique – quand vient le temps de décrire les grandes tâches de la profession. Voir AFPA, Référentiel Emploi, Activités et Compétences. Agent de maintenance des équipements industriels, 2003. 3 RHDCC. CNP 2011. En ligne. < http://noc.esdc.gc.ca/Francais/CNP/RechercheRapide.aspx?ver=16&val65=7333 >\nAucune mention n’est faite des systèmes mécaniques, pneumatiques ou électropneumatiques, hydrauliques ou électrohydrauliques et, surtout, des systèmes automatisés, qui occupent une place centrale dans le programme du DEP4.\nEn fait, le métier désigné sous le code 7333 de la CNP, de même que le programme du Sceau rouge correspondant, semble plutôt se rapporter aux réparateurs de moteurs et de matériels électriques (bobineurs), qui ont fait l’objet d’un programme d’apprentissage en 2001 dans le cadre du Régime de qualification5. Les autres appellations d’emploi identifiées dans la CNP 7333, telles que bobineur-réparateur de moteurs électriques ou réparateurs de transformateurs – qui évoquent, selon notre enquête, des tâches ne faisant pas partie du quotidien des travailleurs affectés à la maintenance des équipements industriels –, nous amènent à la même conclusion. Les termes anglais utilisés pour désigner les électromécaniciens dans le Sceau rouge – Electric Motor System Technician (1994) et Electrical Rewind Mechanics (1999) – sont des plus explicites à cet égard6.\nÀ tout prendre, la définition que donne la CNP du métier de mécanicien industriel (CNP 7311), – qui a pour fonction, entre autres, « d’installer, de rechercher les causes des pannes et d’entretenir des systèmes de transmission de courant, sous vide, hydraulique et pneumatique ainsi que les contrôleurs programmables7 » –, est beaucoup plus proche du contenu du DEP en électromécanique de systèmes automatisés.\nAux fins de la présente analyse, les définitions que donnent la CNP et le Sceau rouge du métier d’électromécanicien ont donc été écartées. En effet, le contenu du DEP en électromécanique de systèmes automatisés est beaucoup plus proche de la réalité du métier au Québec. Contrairement au MEES, cependant, on doit conclure – en allant au bout de cette logique – que les électromécaniciens se rapportent au même code CNP (7311) que les mécaniciens industriels. Bref, le métier dont il est question ici n’est pas tant celui de la mécanique industrielle ou de l’électromécanique, que celui de la maintenance industrielle et de ses diverses déclinaisons. C’est pourquoi la présente norme professionnelle vise les ouvrières ou ouvriers spécialisés chargés de la maintenance des équipements industriels dans les industries manufacturières au Québec, peu importe qu’ils soient désignés sous l’appellation de mécaniciens ou d’électromécaniciens. L’enquête de terrain et l’analyse de profession nous ont amenés à conclure que toutes ces ouvrières et tous ces ouvriers devaient faire l’objet d’une seule et même norme professionnelle. Cependant, pour des raisons essentiellement pratiques, la décision fut prise de conserver l’appellation mécanicienne industrielle ou mécanicien\n4 Inforoute FPT. En ligne. < http://inforoutefpt.org/progSecDet.aspx?prog=5281&sanction=5 > 5 Emploi-Québec. En ligne. < http://www.emploiquebec.gouv.qc.ca/citoyens/developper-et-faire-reconnaitre-vos- competences/qualification-professionnelle/qualification-volontaire/liste-des-metiers/reparateur-ou-reparatrice-de-moteurs- et-de-materiel-electriques-bobinage/ > 6 Sceau rouge. Série d’analyses nationales des professions (ANP). En ligne. < http://www.red- seal.ca/trades/.2l.2ctr.3c_t.2ch-eng.html > 7 RHDCC. CNP 2011. En ligne. < http://noc.esdc.gc.ca/Francais/CNP/RechercheRapide.aspx?ver=16&val65=7311 >.\nindustriel, de concert avec le comité d’orientation et les experts du métier réunis lors de la validation du profil de compétences.\nDans les pages qui suivent sont reproduites quelques statistiques tirées du recensement de 2011. Les données qui concernent les électromécaniciennes ou électromécaniciens sont à interpréter avec prudence étant donné les réserves qui viennent d’être énoncées à propos de la définition qu’en donne la CNP."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:72400.01"],"cite_par_sections":["kb:72400.01#phrase","kb:72400.01#decor"],"trouve":true}}