{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:matriceuse-matriceur/s2","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:matriceuse-matriceur/s2","norme":"norme:matriceuse-matriceur","ordre":2,"theme":"situation","titre":"1.1 Les entreprises de fabrication d’outils de matriçage","texte":"Largement utilisé dans les industries manufacturières, le matriçage est un procédé de transformation par lequel des pièces de métal sont découpées, pliées ou embouties au moyen d’un outil de matriçage monté sur une presse. L’outil de matriçage est composé d’une matrice et d’un poinçon; il est généralement appelé « poinçon-matrice » ou « matrice ». Le procédé de transformation par matriçage permet de fabriquer en série une infinité d’objets, qui sont le plus souvent des pièces de produits assemblés : appareils électroménagers, véhicules automobiles, meubles de bureau, ordinateurs ou autres appareils électroniques, etc. Les outils de matriçage sont conçus et fabriqués dans des entreprises spécialisées en matriçage, dans des ateliers d’usinage ou, encore, dans les départements d’outillage des entreprises manufacturières qui les utilisent pour la fabrication de pièces en série.\nD’après le répertoire du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), le Québec compte 84 entreprises qui conçoivent et fabriquent des matrices pour le métal, que ce soit pour des clients ou pour leurs propres besoins (tableau 1). Il s’agit pour la plupart d’entreprises de petite taille, les deux tiers d’entre elles ayant moins de 20 employés. Cependant, l’autre tiers, composé des entreprises de plus de 20 employés, fournit près de 80 % de l’ensemble des emplois du secteur, dont le nombre s’élève à 2 176.\nTableau 1 Répartition des entreprises et des emplois selon la taille des entreprises (en nombre et en pourcentage)\nTaille de l’entreprise Entreprises Emplois\n1 à 4 employés (19 %) (2 %) 5 à 9 employés (18 %) (5 %) 10 à 19 employés (30 %) (15 %) 20 à 49 employés (15 %) (18 %) 50 à 99 employés (12 %) (33 %) 100 employés et plus (6 %) (27 %) TOTAL (100 %) (100 %)\nSource : Répertoire du Centre de recherche industrielle du Québec, juillet 2004.\nCe constat mérite cependant d’être nuancé car, en général, plus les entreprises sont de grande taille, plus leurs activités sont diversifiées et, par conséquent, plus elles sont susceptibles d’employer d’autres corps de métier que celui de matriceuse ou de matriceur. C’est ce que montre le tableau suivant.\nTableau 2 Répartition des entreprises selon la taille et le nombre de secteurs d’activité auxquels elles appartiennent (en nombre et en pourcentage)\nTaille de Entreprises classées dans Entreprises classées dans Total des entreprises l’entreprise un seul secteur d’activité deux secteurs ou plus Entreprises de moins 35 21 56 de 20 employés (62,5 %) (37,5 %) (100,0 %) Entreprises de 20 10 18 28 employés et plus (35,7 %) (64,3 %) (100,0 %) Source : Répertoire du Centre de recherche industrielle du Québec, juillet 2004.\nComme on peut le constater, près des deux tiers des entreprises qui emploient moins de 20 travailleuses ou travailleurs sont classés dans un seul secteur d’activité. À l’inverse, près des deux tiers des entreprises de 20 employés et plus sont classées dans deux secteurs d’activité ou plus. De fait, rares sont les entreprises de plus de 50 employés qui se spécialisent uniquement dans la fabrication d’outils de matriçage. Dans ces entreprises, sauf exception, la fabrication de matrices demeure une activité parmi d’autres, telles que l’usinage, le travail du métal en feuille ou la fabrication d’autres sortes d’outils comme les moules industriels et les gabarits, quand elle ne sert pas les fins de la production de pièces en série par emboutissage, estampage ou matriçage du métal. Aussi les entreprises qui conçoivent et fabriquent des outils de matriçage se retrouvent-elles dans quatre principaux secteurs d’activité 1 : la Fabrication d’autres machines-outils pour le travail du métal (SCIAN 333519), Ateliers d’usinage (SCIAN 332710), Estampage (SCIAN 332118) et Fabrication de moules industriels (SCIAN 333511) 2 .\nC’est pourquoi tant le nombre d’entreprises que le nombre de personnes qui travaillent exclusivement dans le domaine du matriçage sont difficiles à évaluer. À cette difficulté s’ajoute le fait qu’il n’y a pas de catégorie spécifique pour le métier de matriceuse ou de matriceur dans les grands systèmes de classification des professions des agences statistiques gouvernementales. Ainsi, dans la Classification nationale des professions (CNP), les matriceuses et les matriceurs font partie de la profession d’outilleuse- ajusteuse ou d’outilleur-ajusteur (CNP 7232), un terme générique qui désigne également les moulistes et les gabarieuses ou gabarieurs. Mentionnons tout de même que, selon le recensement de Statistique Canada, en 2001 le secteur manufacturier\n1. Selon la nomenclature du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). 2. Les entreprises spécialisées dans la fabrication d’outils de matriçage appartiennent en propre au secteur de la Fabrication d’autres machines-outils pour le travail du métal (SCIAN 333519). Pour les raisons évoquées, on les retrouve aussi dans d’autres secteurs d’activité dont les principaux sont ici énumérés.\nemployait 1 610 outilleuses et outilleurs (CNP 7232) au Québec. Relativement peu nombreux, ces ouvrières et ouvriers spécialisés n’en demeurent pas moins d’une importance capitale pour l’industrie manufacturière québécoise, puisqu’ils fabriquent et réparent des instruments de production.\nPar ailleurs, le tableau 3 indique la répartition géographique des entreprises qui conçoivent et fabriquent des outils de matriçage au Québec. Tout d’abord, on peut remarquer que près du tiers d’entre elles (32,1 %) sont situées dans la région de Montréal et que deux autres régions en ont plus de 10 % sur leur territoire, soit la Chaudière-Appalaches (14,3 %) et la Montérégie (13,1 %). Notons ensuite l’absence de ces entreprises dans plusieurs régions du Québec, soit celles du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Outaouais, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec.\nTABLEAU 3 Répartition des entreprises de fabrication d’outils de matriçage par région au Québec (en nombre et en pourcentage)\nMontréal (32,1 %) Chaudière-Appalaches (14,3 %) Montérégie (13,1 %) Centre-du-Québec (9,5 %) Laurentides (7,1 %) Estrie (7,1 %) Laval (6,0 %) Capitale-Nationale (6,0 %) Lanaudière (3,6 %) Mauricie (1,2 %) TOTAL (100,0 %)\nSource : Répertoire du Centre de recherche industrielle du Québec, juillet 2004."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:72101.B"],"cite_par_sections":["kb:72101.B#coeur"],"trouve":true}}