{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:machiniste-mouliste/s1","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:machiniste-mouliste/s1","norme":"norme:machiniste-mouliste","ordre":1,"theme":"situation","titre":"1. EXPOSÉ DE LA SITUATION","texte":"Au Québec, l’industrie de la fabrication de moules industriels compte, au début de l’année 2004, 103 entreprises, lesquelles fournissent globalement 2 227 emplois, dont 80 % sont des emplois de production1. Ces entreprises sont majoritairement de petite taille : plus de 60 % ont moins de 20 employées et employés; un peu plus de 25 % en ont entre 20 et 49; enfin, un peu plus de 10 % en ont 50 ou plus. Les grandes entreprises produisent aussi généralement des objets moulés, de sorte que le nombre de leurs employées et employés affectés uniquement à la fabrication de moules est souvent comparable à celui des entreprises plus petites qui ne produisent pas d’objets moulés.\nLes moules étant fabriqués sur mesure et à l’unité, et non en série, le développement de l’industrie de la fabrication de moules industriels est davantage influencé par l’expertise de sa main-d’œuvre spécialisée que par la standardisation des opérations de fabrication. En effet, si les innovations technologiques, notamment les machines-outils à contrôle numérique, ont permis d’accroître la productivité de façon remarquable au cours des dernières années, il reste qu’un moule ne sera jamais fabriqué sur une chaîne de montage, de là l’importance accordée à la qualification de la main-d’œuvre.\nLes employeurs sont le plus souvent contraints d’embaucher des travailleuses ou des travailleurs qui n’ont pas reçu préalablement une formation scolaire dans le programme d’études menant à l’attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en fabrication de moules, le nombre de diplômées et de diplômés de ce programme étant très faible chaque année2. L’apprentissage du métier de mouliste se fait donc généralement en entreprise du début à la fin. Le Régime de qualification en fabrication de moules a été implanté en 1995-1996. Depuis, environ 150 apprenties ou apprentis ont bénéficié de la mesure. Le Carnet d’apprentissage en fabrication de moules et le Guide à l’intention du compagnon ou de la compagne d’apprentissage élaborés lors de l’implantation constituent encore les deux documents utilisés dans les entreprises où sont signées des ententes avec Emploi-Québec, dans le cadre de l’actuel Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT) en fabrication de moules. (Notons que le PAMT, lancé en mai 2002, intègre l’ancien Régime de qualification.)\nÀ l’origine, le Régime de qualification destiné aux apprenties ou aux apprentis moulistes se voulait un complément à la formation reçue en milieu scolaire dans le même domaine. Le but était de faire passer l’apprentie ou l’apprenti du niveau de qualification « nouvelle diplômée ou nouveau diplômé de l’ASP en fabrication de moules » à celui de « mouliste ». L’apprentie ou l’apprenti mouliste n’était pas obligé\n1. Ces données et les suivantes sont extraites du Répertoire des entreprises du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ). Elles incluent toutes les entreprises situées dans le secteur d’activité « fabrication de moules industriels » selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN – code 333511). 2. Notons qu’il n’y a que quatre commissions scolaires autorisées à offrir le programme d’études menant à l’ASP en fabrication de moules. En outre, puisqu’il s’agit d’une formation spécialisée destinée principalement aux diplômées et aux diplômés du programme d’études en techniques d’usinage, le bassin de candidates et de candidats est nécessairement réduit, les nouvelles diplômées et les nouveaux diplômés de ce programme préférant généralement s’intégrer au marché du travail plutôt que de s’inscrire à un autre programme d’études.\nde détenir l’ASP en fabrication de moules au moment de la signature de l’entente avec Emploi-Québec; il devait toutefois détenir cette attestation pour se voir décerner le Certificat de qualification professionnelle d’Emploi-Québec au terme de son apprentissage en milieu de travail en plus, bien sûr, de maîtriser les compétences figurant dans le carnet d’apprentissage. Contrairement à ce qui avait été prévu au départ, le Régime de qualification en fabrication de moules a représenté un substitut plutôt qu’un complément à la formation professionnelle du secondaire. En effet, comme nous le mentionnions plus haut, la très grande majorité des apprenties et des apprentis n’avaient pas été préalablement initiés au métier de mouliste en milieu scolaire. Détentrices et détenteurs d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) en techniques d’usinage, ils avaient généralement été embauchés à titre de machiniste par un fabricant de moules. Jugés bonnes candidates ou bons candidats au métier de mouliste par leur employeur, ces « machinistes-moulistes » ont été appelés à acquérir leurs compétences en fabrication de moules sur les planchers d’usine, sous la supervision d’expertes ou d’experts du métier. Le Régime de qualification d’Emploi-Québec a favorisé le développement professionnel de cette main-d’œuvre en accordant à l’entreprise un crédit d’impôts équivalant à une partie des heures consacrées par les employées et employés – apprenties et apprentis et compagnons et compagnes – à des activités d’apprentissage.\nLes apprenties et les apprentis qui ne détenaient pas l’ASP en fabrication de moules au moment de la signature des ententes conclues entre leurs employeurs et Emploi- Québec ne l’ont pas davantage obtenue au terme de ces ententes, de sorte que le taux de certification observé entre 1995-1996 et 2001-2002 est très faible (à peine 4 %)3. De plus, le Carnet d’apprentissage en fabrication de moules ayant été conçu à l’intention des nouvelles diplômées et des nouveaux diplômés de l’ASP, les apprenties et les apprentis qui n’avaient pas préalablement suivi cette formation initiale n’étaient pas en mesure d’acquérir toutes les compétences du carnet d’apprentissage à l’intérieur d’une période de deux ans (durée maximum des ententes en fabrication de moules). Enfin, les employeurs ont dû reconnaître que les objectifs du Carnet d’apprentissage en fabrication de moules étaient globalement trop ambitieux, tant pour les apprenties diplômées et les apprentis diplômés que pour les non-diplômées et les non-diplômés, certaines compétences ne pouvant être acquises qu’au bout de cinq, six, voire dix ans d’expérience. Le niveau de qualification visé dans le carnet de 1996 correspond en effet à celui attendu d’un directeur de production. Il convenait donc de réviser le Carnet d’apprentissage en fabrication de moules afin qu’il soit mieux adapté aux besoins des entreprises et à la réalité de l’apprentissage en milieu de travail. La révision a été effectuée dans le cadre du Programme d’apprentissage en milieu de travail (PAMT), ce qui impliquait l’établissement de la norme professionnelle dans le métier visé.\n3. Les employeurs, les compagnons et compagnes et les apprenties et apprentis s’attendaient à ce que les mécanismes de reconnaissance des acquis extrascolaires permettent aux candidates et aux candidats intéressés d’obtenir l’ASP en fabrication de moules moyennant présentation du carnet d’apprentissage dûment rempli et la réussite d’un examen, ce qui n’a pas été le cas.\n2. PROCESSUS D’ÉLABORATION DE LA NORME PROFESSIONNELLE DANS LE"},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:72101","kb:72101.02"],"cite_par_sections":["kb:72101#geographie","kb:72101.02#decor","kb:72101.02#geographie"],"trouve":true}}