{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:machiniste-machine-outil-commande-numerique/s12","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:machiniste-machine-outil-commande-numerique/s12","norme":"norme:machiniste-machine-outil-commande-numerique","ordre":12,"theme":"contexte_exercice","titre":"3.1 Description du contexte d’exercice du métier","texte":"Conduite, réglage et programmation L’avènement de l’usinage sur machine-outil à commande numérique dans les années 1960 et 1970 puis sa généralisation au cours des années 1980 et 1990 ont fait en sorte que le métier de machiniste s’est scindé en trois fonctions de travail : la conduite, le réglage et la programmation des machines-outils. Selon le type de produits ou de services offerts par l’entreprise et selon l’organisation du travail, ces fonctions de travail peuvent être assumées par une seule et même personne ou confiées à des personnes différentes.\nAinsi, dans les ateliers d’usinage qui fabriquent des pièces en série, la conduite des machines-outils est généralement confiée à de simples opérateurs ou opératrices dont le rôle se limite à alimenter la machine-outil, à surveiller le déroulement des opérations et à vérifier la qualité des pièces selon une procédure établie. Le réglage de la machine de même que la production de la première pièce sont effectués par un ou une machiniste, dans ce cas régleur-opérateur ou régleuse-opératrice (setup man). La programmation, quant à elle, est réalisée par les techniciens et techniciennes du bureau des études et méthodes de l’entreprise. Rappelons que ce type d’entreprise est plutôt l’exception que la règle au Québec, où la grande majorité des ateliers d’usinage offre un service de fabrication sur commande et sur mesure.\nLes ateliers d’usinage qui fabriquent sur commande et sur mesure des pièces unitaires ou en petits lots n’emploient pas d’opérateurs ou d’opératrices. Les machinistes y assurent à la fois les fonctions de conduite et de réglage des machines-outils. En outre, nombreuses sont les entreprises où les machinistes effectuent également la programmation, que ce soit en mode conversationnel directement sur le contrôleur de la machine-outil ou sur un ordinateur au moyen d’un logiciel de programmation.\nAinsi, selon un sondage effectué par le Comité sectoriel à l’automne 2012, ce sont les machinistes qui effectuent la programmation des tours à commande numérique dans près de 60 % des entreprises. On pouvait s’attendre à un résultat semblable puisque la programmation des tours, qui porte sur deux axes, demeure relativement simple. Un résultat plus surprenant est la proportion de machinistes qui font la programmation des centres d’usinage, ce qui est le cas dans près de 50 % des entreprises sondées.\nTABLEAU 9 – PROGRAMMATION DES TOURS ET DES CENTRES D’USINAGE DANS LES ENTREPRISES\nTours à CN Centres d’usinage\nProgrammation faite par les machinistes 57 % 49 % Programmation faite par les programmeurs et 36 % 44 % programmeuses Programmation faite par les machinistes et par les 7% 7% programmeurs et programmeuses 100 % 100 % Total (N = 204) (N = 166)\nSource : PERFORM, Enquête sur l’usinage dans la fabrication métallique industrielle, publication interne, Québec, 2012.\nIl est à noter que, dans certains secteurs d’activité, il est plutôt rare que les machinistes fassent leur propre programmation. C’est le cas, entre autres, dans le domaine de l’aéronautique, où l’environnement de travail est fortement normalisé et la division des tâches, stricte, et dans celui de l’outillage, où la complexité des pièces et des machines-outils (plus de trois axes) incite les entreprises à confier la programmation à des techniciens ou à des techniciennes pour des raisons d’efficacité.\nQuoi qu’il en soit, les techniciens et techniciennes qui effectuent la programmation au moyen d’un logiciel de CFAO sont presque toujours d’anciens et d’anciennes machinistes ayant atteint un niveau de maîtrise élevé dans le métier. En effet, puisque c’est le programmeur ou la programmeuse qui détermine les opérations d’usinage et leur séquence, qui choisit les outils de coupe et détermine leur parcours, bref qui rédige la gamme d’usinage, la programmation des machines-outils nécessite la pleine maîtrise des techniques d’usinage, en plus d’une connaissance approfondie de l’outillage, des propriétés des matériaux et, bien sûr, des outils informatiques.\nIl est difficile de prévoir si la pratique qui consiste à confier la programmation aux machinistes ira en s’accentuant ou non. En fait, on observe deux tendances contradictoires à cet égard. D’une part, les interfaces des contrôleurs et les logiciels de CFAO sont de plus en plus faciles d’utilisation et de plus en plus puissants, ce qui facilite le travail des machinistes en ce qui a trait à la programmation. Ainsi, dans les ateliers d’usinage, on voit de plus en plus de postes informatiques installés à côté des machines-outils pour permettre aux machinistes de préparer le prochain programme pendant le déroulement du cycle de production. D’autre part, la rareté de la main-d’œuvre qualifiée fait en sorte que les entreprises cherchent à maximiser les compétences des machinistes en les cantonnant dans des rôles de régleurs ou régleuses (setup men) pour confier la conduite à de simples opérateurs ou opératrices, et la programmation à des techniciens et techniciennes dans les bureaux. Selon la disponibilité de la main-d’œuvre et l’offre de formation, les types de produits fabriqués et de services offerts, ou simplement à cause de choix organisationnels, ces deux tendances devraient continuer à coexister dans les années à venir.\nLa progression professionnelle des machinistes La structure de la norme professionnelle correspond donc aux grandes fonctions de travail de la filière de l’usinage que sont la conduite, le réglage et la programmation des machines-outils. Elle épouse également la progression professionnelle des machinistes.\nEn effet, en usinage sur MOCN, les différentes opérations propres à l’utilisation de ce type de machines (conduite, réglage, programmation) se superposent aux critères de complexité (géométrie des pièces, usinabilité des matériaux, niveau de précision exigé, usinage multiaxes) comme marqueurs de la progression professionnelle. Ainsi, on commence par confier à l’apprenti ou à l’apprentie, ou au débutant ou à la débutante, la simple conduite des machines-outils. Petit à petit, on lui apprend à faire des réglages simples sur les outils ou les programmes, et on l’initie au montage des pièces et au réglage de la machine. Devenu régleur-opérateur ou régleuse-opératrice, le ou la machiniste approfondit sa connaissance des méthodes, des outils, des matériaux et du langage de la programmation. Bientôt la résolution de problèmes n’a plus de secrets pour cette personne qui est alors en mesure d’optimiser les programmes. Lorsque le ou la machiniste atteint ce stade de développement, on peut lui confier un projet : à partir d’un dessin, il lui sera possible de fabriquer la pièce de A à Z, c’est-à-dire de choisir l’équipement et l’outillage, d’établir la gamme d’usinage, de rédiger le programme informatique, de faire le réglage-montage de la machine et d’usiner la pièce 14 .\nFinalement, les machinistes qui démontrent les meilleures aptitudes dans la planification du travail, la définition des méthodes et l’utilisation des logiciels de CFAO peuvent évoluer vers des postes de techniciens programmeurs ou techniciennes programmeuses dans les entreprises où une telle fonction de travail existe.\nProcédés d’usinage et types de machines-outils Contrairement à l’usinage conventionnel, où la polyvalence est la règle, les machinistes qui travaillent en usinage sur MOCN ont tendance à se spécialiser sur un type de procédé, voire sur un type d’équipement 15 .\nSelon le sondage réalisé par le Comité sectoriel en 2012, le procédé d’usinage le plus répandu est le tournage. En effet, sur 223 entreprises, 204 (91 %) utilisaient des tours à\nVoir la Carte des emplois des ateliers d’usinage, CSMOFMI, 2004, p. 57. Pour une discussion sur la polyvalence en usinage sur machines-outils conventionnelles et sur machines-outils à commande numérique, voir la Carte des emplois des ateliers d’usinage, CSMOFMI, 2004, p. 35-36.\ncommande numérique et 166 (74 %) des fraiseuses à commande numérique ou centres d’usinage. Malheureusement, nous n’avons pas de données sur les autres types de MOCN. Nous savons par expérience que les rectifieuses à commande numérique de même que les machines à électroérosion à fil, bien que beaucoup moins répandues, constituent un défi pour les entreprises en ce qui a trait à la formation du personnel, ne serait-ce que parce que l’utilisation de ces machines et les procédés d’usinage qui y sont associés sont peu ou pas enseignés dans les centres de formation professionnelle 16 ."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:72100.01"],"cite_par_sections":["kb:72100.01#frontieres"],"trouve":true}}