{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:cuisiniere-cuisinier/s9","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:cuisiniere-cuisinier/s9","norme":"norme:cuisiniere-cuisinier","ordre":9,"theme":"situation","titre":"CONDITIONS D’ENTRÉE SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL .","texte":"Parcours de formation L’exercice d’un métier spécialisé repose sur la mise en œuvre de compétences dont la maîtrise suppose l’acquisition préalable de savoirs formels (connaissances pratiques) et de techniques spécifiques. Aussi, la maîtrise « au plein exercice » d’un tel métier exige-t-elle généralement une formation de type scolaire complétée par un apprentissage en cours d’emploi.\nSelon cette définition, le métier de cuisinier présente toutes les caractéristiques d’un métier spécialisé. Il existe en effet un diplôme d’études professionnelles (DEP) permettant d’apprendre les différentes techniques de préparation, de cuisson, d’assemblage et de conservation des aliments, que l’apprenti cuisinier perfectionnera par la suite sur le marché du travail, que ce soit dans le cadre d’un programme structuré comme le PAMT ou au gré de ses expériences d’emploi 6.\nOr, si la formation professionnelle demeure le chemin d’accès privilégié, nombreux sont ceux et celles qui accèdent à la profession de cuisinier sans avoir bénéficié d’une formation scolaire préalable. C’est le cas des jeunes, entre autres, étudiants ou décrocheurs, qui constituent un bassin de recrutement important pour l’industrie de la restauration. Pour les uns, il s’agit d’un emploi de passage qu’ils quitteront une fois leurs études terminées; pour les autres, d’un domaine d’activités dans lequel ils vont persister, gravissant petit à petit les échelons grâce à de la formation « sur le tas » et des opportunités d’avancement. Les plus motivés sentiront même le besoin d’aller se perfectionner dans une école hôtelière après s’être initiés au métier, empruntant un parcours de formation inverse à celui qui prévaut habituellement au Québec pour les métiers spécialisés, où la formation initiale précède presque toujours l’entrée sur le marché du travail 7.\nÀ vrai dire, le milieu de la restauration se prête naturellement à l’apprentissage en milieu de travail, tout en étant propice à la progression professionnelle des travailleurs et travailleuses. L’organisation du travail y étant extrêmement hiérarchisée, à chaque niveau supérieur se trouve une personne-ressource pouvant agir comme compagnon auprès des travailleurs du niveau inférieur, qui aspirent à gravir les échelons à leur tour : de plongeur à aide-cuisinier; d’aide-cuisinier à commis de cuisine; de commis de cuisine à second cuisinier; de second cuisinier à premier cuisinier; de premier cuisinier à sous-chef, puis à chef.\n6. Rappelons que, dans les autres provinces canadiennes, le programme d’apprentissage se déroule en mode dual, c’est-à-dire que l’apprentissage en milieu de travail alterne avec des périodes de formation en établissement scolaire. 7. De fait, ce parcours de formation à « contre-courant », schéma passablement répandu en restauration, semble-t-il, est plutôt improbable pour des métiers spécialisés comme ceux de machiniste, d’outilleur ou de mécanicien, tant l’acquisition des savoirs associés au métier (STEM), que ce soit par une formation scolaire pré-emploi ou en alternance travail-études, est indispensable pour accéder à la profession. Cela dit, ce parcours de formation n’est pas exclusif au métier de cuisinier : pensons au domaine de la construction où, en situation de pénurie de main-d’œuvre, il est tout à fait possible d’accéder à un métier spécialisé sans diplôme ni expérience, en profitant de « l’ouverture d’un bassin », quitte à aller suivre des cours de perfectionnement par la suite dans un centre de formation professionnelle.\nNORME PROFESSIONNELLE\nDESCRIPTION DE LA SITUATION ET DU DÉVELOPPEMENT DU MÉTIER ﻿\nEn outre, la possibilité d’entrer dans la profession sans formation initiale se trouve facilitée par la présence de milieux de pratique où la maîtrise des connaissances et des techniques fondamentales n’est pas indispensable pour occuper un emploi étant donné le type de cuisine et surtout le mode de production culinaire y prévalant. Ainsi, dans ce type d’établissements (nommément, les restaurants de cuisine rapide et les chaînes de restaurants), où le métier de cuisinier s’apparente davantage à un métier semi-spécialisé, un simple entraînement à la tâche s’avère suffisant pour effectuer le travail.\nCes milieux n’en constituent pas moins une voie d’accès privilégiée à la profession puisqu’ils permettent de se familiariser avec l’organisation du travail en vigueur dans le domaine de la restauration et d’intégrer plusieurs des comportements professionnels qui lui sont propres. Ils représentent d’ailleurs un réservoir de main-d’œuvre important pour les restaurants indépendants. Ainsi, un candidat ou une candidate ayant de l’expérience en restauration rapide et qui aspirerait au plein exercice de la profession pourrait acquérir les compétences qui lui manquent en intégrant un nouveau milieu de travail propice à l’apprentissage de celles-ci, comme un restaurant hôtelier ou un bistrot de quartier.\nLe domaine de la restauration favorise donc non seulement la mobilité verticale des travailleurs (le passage d’un niveau d’exercice à un autre), mais également leur mobilité horizontale (le passage d’une catégorie d’établissement à un autre). La présente norme professionnelle a été conçue de manière à refléter cette caractéristique fondamentale.\nCritères d’embauche En temps normal, les employeurs recherchent toujours des candidats avec diplôme et expérience. Et s’ils ont le choix entre deux candidats, plusieurs vont privilégier l’expérience sans scolarité au diplôme sans expérience. Évidemment, le poste d’entrée offert (aide-cuisinier, commis de cuisine ou cuisinier) varie en fonction de l’expérience et de la scolarité.\nDans certains milieux syndiqués (comme un établissement de restauration collective, par exemple), il faut absolument détenir une certification, qu’on occupe un poste de chef, de sous-chef ou de simple cuisinier. Fait intéressant, cette certification peut prendre la forme d’un diplôme d’une école hôtelière (DEP), mais aussi d’un certificat de qualification professionnelle (CQP).\nFinalement, dans les établissements où les cuisiniers exercent ce qui s’apparente davantage à un métier semi-spécialisé, plus particulièrement dans les chaînes de restaurants qui font de la cuisine d’assemblage, on n’exige généralement ni diplôme ni expérience, puisqu’un simple entraînement à la tâche suffit pour pouvoir effectuer le travail, comme nous l’avons déjà mentionné.\nLa pandémie de 2020, combinée à la pénurie de main-d’œuvre généralisée, est venue porter un dur coup à l’industrie. Aussi, les critères d’embauche ont-ils été revus à la baisse, au point où on peut dire que l’accès à la profession sans formation initiale semble aujourd’hui la règle plutôt que l’exception. Il va sans dire que cette situation rend d’autant plus important le fait de pouvoir compter sur un programme d’apprentissage adapté à la réalité du métier et aux besoins de l’industrie.\nNORME PROFESSIONNELLE"},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:63200.00"],"cite_par_sections":["kb:63200.00#frontieres","kb:63200.00#main-oeuvre","kb:63200.00#carriere","kb:63200.00#acces"],"trouve":true}}