{"avertissement":"Prototype. Les données « etabli » viennent de sources gouvernementales ; les liens « propose » (LLM) et « calcule » (mesure), les situations et les fiches rédigées sont des inférences qu'aucune autorité n'a confirmées.","version":{"modele":"1.4.0","gabarit":"2.1.0","construction":"d21f899+modifs","paquet":"2026-10-26-d21f899-modifie","sha256_base":"a2875de2b14cfa95ed378a02081e126ebf182a2258d235ced22a18db3667e348"},"donnees":{"id":"norme:assembleuse-soudeuse-assembleur-soudeur/s20","fiche":{"table":"norme_section","id":"norme:assembleuse-soudeuse-assembleur-soudeur/s20","norme":"norme:assembleuse-soudeuse-assembleur-soudeur","ordre":20,"theme":"contexte_exercice","titre":"Environnement de travail","texte":"Environnement organisationnel et profil de compétences des assembleurs- soudeurs et assembleuses-soudeuses Les tâches, fonctions de travail et professions exercées dans le domaine du mécano- soudage sont étroitement liées les unes aux autres, ce qui rend difficile la délimitation des contours du métier d’assembleur-soudeur ou assembleuse-soudeuse. En effet, l’organisation du travail varie en fonction du domaine d’application, du secteur d’activité, des produits fabriqués et de la taille de l’entreprise, ce qui a une incidence directe sur le profil de compétences recherché chez les assembleurs-soudeurs et assembleuses- soudeuses. Aussi le processus d’élaboration de la norme professionnelle ainsi que le consensus obtenu ont-ils permis de dégager les compétences communes à tous les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses, quel que soit leur contexte de travail. Pour ce faire, il a fallu surmonter deux grandes difficultés : 1) rédiger une norme qui soit valable dans les deux grands univers de la fabrication métallique industrielle, ceux de la tôle forte et de la tôle mince; 2) rédiger une norme qui puisse s’appliquer quels que soient le ou les procédés de soudage utilisés en entreprise parmi les quatre principaux procédés manuels et semi-automatiques – soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW), soudage à l’arc avec fil fourré (FCAW), soudage à l’électrode de tungstène (GTAW), soudage à l’arc avec électrode enrobé (SMAW), et leurs variantes. La figure suivante présente les principales filières professionnelles qui interviennent dans la fabrication d’un ensemble mécano-soudé, qu’il s’agisse d’une machine, d’un équipement industriel, d’un ensemble chaudronné, d’éléments de charpentes métalliques ou de produits de tôlerie fine. On peut y distinguer les activités en amont du soudage (la préfabrication et l’assemblage des pièces) des activités en aval (finition des pièces et contrôle de la qualité). Or, dans certaines entreprises, les ouvriers et les ouvrières participent à plusieurs ou à l’ensemble de ces activités; dans d’autres, les filières professionnelles sont étanches, chacune donnant lieu à des emplois distincts : des préparateurs et des préparatrices préposés à la préfabrication des pièces, des assembleurs et des assembleuses se chargeant de l’assemblage, des soudeurs et des soudeuses effectuant le soudage, des meuleurs et des meuleuses, des ébavureurs et des ébavureuses ou des polisseurs et des polisseuses assurant la finition des pièces, des inspecteurs et des inspectrices veillant au contrôle de la qualité. Comme nous avons déjà traité de la distinction entre le métier du soudage et celui de l’assemblage- soudage (section 1.2), nous allons porter notre attention sur la filière de la préfabrication ou de la préparation des pièces. Figure 2 – Les filières professionnelles intervenant dans la fabrication d’un ensemble mécano-soudé Préfabrication des Assemblage des Soudage des pièces Finition des pièces Inspection des pièces pièces (préparation) pièces (contrôle de la qualité)\n- Oxycoupage • Assemblage • Procédé GMAW • Meulage • Contrôles visuel et\n- Coupage plasma (montage) • Procédé FCAW • Ébavurage dimensionnel\n- Coupage à l’arc • Procédé SMAW • Polissage\n-- Pointage (tackage) • Procédé GTAW • Ressuage\n- Cisaillage • Bridage • etc. • (Peinture) • (Rayons X)\n- Sciage • Serrage • Ultrasons, etc.\n- Perçage • Chanfreinage\n- Poinçonnage • Gougeage\n-- Chauffage\n- Pliage\n- Roulage • Redressage\n- Cintrage\nLa préparation des pièces est généralement effectuée dans un service distinct de ceux de l’assemblage et du soudage et constitue un métier en soi (préparateur ou préparatrice). À strictement parler, le coupage et le formage du métal ne sont donc pas des tâches propres au métier d’assembleur-soudeur ou assembleuse-soudeuse. C’est pourquoi ils ont été exclus de la norme, même si dans certaines entreprises les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses sont appelés à faire ce genre d’activités. C’est notamment le cas dans les ateliers de réparation et dans les très petites entreprises où la polyvalence de la main-d’œuvre est essentielle.\nCependant, il faut faire une distinction entre la préfabrication des pièces proprement dite (le traçage, le coupage, le perçage, le pliage, le roulage, le cintrage du métal, etc.) et la préparation des joints (le chanfreinage, essentiellement). Précisons d’emblée qu’il n’y a pas de préparation de joints comme telle dans le domaine de la tôle mince – pas plus qu’il n’y a de gougeage et de chauffage des pièces – compte tenu de la faible épaisseur de la feuille de métal (1/8 de pouce ou moins). Or, si la préfabrication des pièces relève d’un autre métier, la préparation des joints, elle, doit être considérée comme une activité connexe à l’assemblage-soudage, et ce, même si elle est souvent effectuée dans le service de la préparation 10 . En effet, les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses qui travaillent dans le domaine de la tôle forte peuvent avoir à chanfreiner des pièces, à reprendre des joints qui ont été oubliés ou mal faits ou à gouger des pièces pour exécuter des soudures pleine pénétration. Ils et elles doivent donc maîtriser cet aspect du métier (coupage, chanfreinage et gougeage) de même que les procédés qui s’y rapportent (oxycoupage, coupage et gougeage à l’arc air ou au plasma, meulage). Aussi ces éléments de compétence (préparation des joints et gougeage) de même que tout ce qui touche au contrôle des températures des pièces avant, pendant et après le soudage dans le but de favoriser la qualité du bain de fusion et d’éviter les déformations ont-ils été inclus dans la norme en tant que compétence complémentaire. Cette compétence est considérée comme complémentaire parce qu’elle s’applique à des activités connexes au métier d’assembleur-soudeur ou assembleuse-soudeuse tel qu’il se pratique dans le domaine de la tôle forte, mais pas aux assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses qui travaillent dans le domaine de la tôle mince. Ces derniers et ces dernières n’ont donc pas à maîtriser cette compétence dans le plein exercice de leur métier.\nEnvironnement technique : procédés et positions de soudage Parmi la multitude des procédés de soudage existants, les plus utilisés en industrie sont les procédés de soudage à l’arc électrique. Parmi ceux-ci, les procédés semi- automatiques (soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, ou procédé GMAW, et soudage à l’arc sous gaz avec fil fourré, ou procédé FCAW) sont privilégiés, pour des raisons de productivité, par rapport au procédé de soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW). Ce dernier, qui est de moins en moins utilisé en atelier, ne sert plus guère qu’au pointage des pièces et à certains types de travaux précis, comme la réparation. Un peu moins courant que les procédés semi-automatiques, le procédé manuel de soudage à l’arc avec électrode de tungstène (procédé GTAW) est tout de même assez répandu, surtout dans le domaine de la tôle mince, pour le soudage de l’acier inoxydable et de l’aluminium. L’utilisation du procédé de soudage à l’arc submergé (procédé SAW), en mode automatique, est assez fréquente dans le domaine de la tôle forte. Ce procédé, comme les autres procédés automatiques, a cependant été exclu de la norme 11 . Ainsi, les procédés explicitement visés par la norme sont le GMAW, le FCAW, le SMAW et le GTAW, de même que leurs variantes.\n10. Dans le cas de joints à géométrie complexe, tels que des joints en J ou en U, la préparation des joints est faite sur des machines-outils par des machinistes. 11. Les soudeurs et soudeuses expérimentés peuvent se voir confier le réglage – et parfois même la programmation, le cas échéant – des machines à commandes réglables utilisées pour les procédés de soudage automatiques, tel que le procédé SAW. Cependant, dans ce cas, on peut considérer que leur travail s’apparente davantage à celui de techniciens qu’à celui d’ouvriers\nLe choix du procédé de soudage se fait en fonction d’un ensemble de critères : le type de métal et sa composition, l’épaisseur du matériau, les spécifications à prendre en compte, le lieu où est effectué le travail (intérieur ou extérieur), l’accès au joint, la position de soudage, le rendement recherché, etc. Dans la plupart des entreprises, les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses sont appelés à appliquer plus d’un procédé. Cependant, il n’est pas rare que des assembleurs-soudeurs et des assembleuses-soudeuses n’emploient qu’un seul procédé au cours de toute leur carrière, atteignant ainsi un très haut niveau d’expertise. Cela est particulièrement vrai dans les entreprises où l’on emploie un seul type de matériau, comme l’aluminium ou l’acier inoxydable. Aussi la norme ne comporte-t-elle aucune exigence quant au nombre de procédés qu’un assembleur-soudeur ou une assembleuse-soudeuse en plein exercice devrait maîtriser, même si les spécialistes s’entendent pour dire que, en règle générale, une personne expérimentée maîtrise plusieurs procédés. En fait, la ressemblance entre les différents procédés semi-automatiques (GMAW, FCAW, MCAW) fait en sorte que le passage de l’un à l’autre ne nécessite pas une grande période d’apprentissage ou d’adaptation. Il semble plus difficile pour un assembleur-soudeur ou une assembleuse-soudeuse de passer du domaine de la tôle forte au domaine de la tôle mince ou d’un type de matériau à un autre (de l’acier à l’aluminium, par exemple), même s’il s’agit du même procédé. Il existe en soudage cinq positions de base : à plat, à l’horizontale, vertical ascendant, vertical descendant, au plafond. Quand cela est possible, on s’arrange pour souder à plat ou à l’horizontale. Le recours à un gabarit ou à un positionneur peut alors s’avérer utile. Le soudage vertical et le soudage au plafond sont considérés comme étant plus complexes et sont généralement confiés à des assembleurs-soudeurs et à des assembleuses-soudeuses d’expérience. Précisons que la position de soudage vertical descendant est pratiquée essentiellement dans le domaine de la tôle mince.\nEnvironnement normatif et réglementaire Le domaine du soudage et de l’assemblage-soudage est régi par un ensemble de normes qu’il serait fastidieux d’énumérer ici. Parmi les organismes de normalisation, mentionnons l’Association canadienne de normalisation (CSA), l’American Welding Society et l’American Society of Mechanical Engineering (ASME). Les normes relatives au soudage portent sur les différents procédés, les électrodes et les métaux d’apport, le soudage de produits particuliers comme les appareils sous pression, les pipelines ou les structures de bâtiments, le contrôle de la qualité, les règles de santé et de sécurité du travail, etc. Les entreprises doivent élaborer des procédures pour se conformer à ces normes et les faire approuver par des organismes de certification comme le Bureau canadien du soudage (CWB-BCS). Précisons que les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses ont rarement à consulter ces normes dans le cadre de leur travail habituel; c’est là la responsabilité des techniciens et techniciennes et des ingénieurs et ingénieures en soudage.\nspécialisés, la conduite de ces machines étant généralement confiée à de simples opérateurs. C’est pourquoi les procédés automatiques ont été exclus de la présente norme, comme ils l’avaient été de la norme en soudage.\nEn raison de son incidence sur la sécurité publique, le soudage des appareils sous pression reçoit une attention particulière au Québec (voir le Règlement sur les appareils sous pression, A-20.1, r. 1.1). Pour travailler dans ce domaine, les entreprises doivent obtenir un certificat auprès de la Régie du bâtiment, et les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses doivent obtenir un certificat de qualification professionnelle délivré par Emploi-Québec, le métier de soudeur ou soudeuse haute pression entrant dans la catégorie des métiers réglementés. Les autres règlements qui touchent le domaine de l’assemblage-soudage sont le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (S-2.1, r. 19.01) et le Règlement sur la qualité de l’atmosphère (Q-2, r. 20). Si les assembleurs-soudeurs et assembleuses- soudeuses n’ont pas à veiller à l’application de ces règlements (cette responsabilité incombe à la direction des entreprises), il leur faut cependant travailler de manière sécuritaire en suivant les règlements en vigueur. Ainsi, les assembleurs-soudeurs et assembleuses-soudeuses doivent être au fait du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et des méthodes de cadenassage."},"liens_sortants":[],"liens_entrants":[{"autre":"kb:72106.B#situation-R5","relation":"decrite_par","statut":"etabli","origine":"situation rédigée (kb:72106.B)","poids":null,"justification":null}],"enfants_directs":[],"cite_par_documents":["kb:72106","kb:72106.01","kb:72106.02","kb:72106.B"],"cite_par_sections":["kb:72106#carriere","kb:72106#acces","kb:72106.01#frontieres","kb:72106.01#outils","kb:72106.02#frontieres","kb:72106.02#carriere","kb:72106.02#acces","kb:72106.B#frontieres","kb:72106.B#sst","kb:72106.B#main-oeuvre","kb:72106.B#situation-R5","kb:72106.B#acces"],"trouve":true}}